la gauche

blog d'expression de la gauche écologiste,républicaine et antilibérale

vendredi 16 mai 2008

Tour d'horizon des manifestations du 15 mai, en vidéos

       C'était hier, dans toute la France.
300.000 manifestants dans les rues, pour la journée d'action de la fonction publique.

Prochain rendez-vous, jeudi 22 mai.
Les syndicats appellent tous les salariés du public et du privé à manifester contre le passage à 41 annuités de la durée de cotisations pour la retraite.
Aux côtés des salariés, on retrouvera les lycéens qui refusent la "réforme Darcos", et notamment la suppression des 11.000 postes d'enseignants à la rentrée prochaine.

Petit tour d'horizon de cette journée d'hier, en vidéos.


Nantes :"Démission, Sarkozy! Démission, Sarkozy!"


Paris :"Les jeunes dans la galère...non, non, non!"

 

Agen: "C'est la, c'est la, c'est la Révolution!"


Rennes: " Il faut défendre le service public"


Bordeaux: "Tous ensemble ! Tous ensemble!"

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jeudi 15 mai 2008

15 mai 2008 : provocation présidentielle pour toute réponse

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 Au soir d’une journée où les personnels ont fortement exprimé aux côtés des lycéens des exigences pour un service public de qualité, pour la réussite des jeunes, le Président de la république, qui avec son gouvernement porte la responsabilité de la situation actuelle, répond par une provocation. 

Il évoque pour un futur indéterminé une revalorisation de la condition enseignante, et ne dit rien sur le rétablissement des postes pour la rentrée.

Par contre, il annonce le dépôt d’un projet de loi avant l’été, visant, sous couvert d’accueil des élèves, à restreindre l’exercice du droit de grève dans l’éducation. Les professeurs auraient l’obligation de se déclarer grévistes 48h à l’avance et les communes, celle d’organiser un service d’accueil des élèves.

Le SNES dénonce cette provocation et appelle les personnels à réagir ; il prend contact avec les autres syndicats de la FSU et au delà pour examiner les conditions d’une action unitaire.

Une participation massive à la manifestation nationale du dimanche 18 mai constituera aussi une réponse à cette provocation.

          

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Fonctionnaires: marre de «travailler plus pour gagner moins»

Suppression de postes, manque de moyens et de reconnaissance... L'ensemble de la fonction publique a emboîté le pas aux enseignants. A Paris, ils étaient 18.000 selon la police, trois fois plus pour les syndicats.

«Non au démantèlement du service public.» C'était le mot d'ordre aujourd'hui dans les rangs de la manifestation parisienne qui a rassemblé au départ de la place d'Italie 50.000 à 60.000 fonctionnaires selon les syndicats, 18.000 selon la police. Ailleurs en France, ils étaient 4000 à 6000 à Lille, 4000 à 10.000 à Toulouse, entre 5000 et 10.000 à Lyon, 5000 à Orléans, de 5000 à 8.000 à Rennes...

A Paris, enseignants et lycéens formaient le gros des troupes, rejoints par des agents de la fonction publique territoriale, de la santé, de la culture, de la Poste...

Au fil du cortège, plutôt calme, slogans et pancartes affichent l'éventail des motifs de contestation: «Elèves et profs trahis», «Séisme dans la culture», «travailler plus pour gagner moins», «Les Lettres aux oubliettes», ou même «Non aux OGM».

«Les choses peuvent encore changer à la rentrée»

Première raison de la colère: les 11.200 suppressions de postes dans l'Education à la rentrée. Moins de profs, cela veut dire, dénoncent les enseignants, des classes surchargées à la rentrée, des options qui passent à la trappe, la disparition des demi-groupes en cours de langue... François Barny, qui enseigne les maths à Savigny-sur-Orge (91), est catégorique: quoi qu'en dise le ministre Xavier Darcos, il y a «une réelle différence» entre une classe à 35, comme il en a aujourd'hui, et une classe à 32 comme c'était le cas il y a quelques années. «A 35, on ne peut pas faire de suivi individuel. Si certains ne suivent pas, tant pis.»

Son lycée devrait perdre cinq postes à la rentrée, mais les enseignants ne désespèrent pas. «On a déjà récupéré trois postes en se mobilisant. Les choses peuvent encore changer à la rentrée, veut croire Claire Bonhomme, la prof d'histoire-géo. Quand les parents découvriront que leurs enfants n'auront plus de prof pendant trois mois faute de remplaçant ou pas accès à certaines options, la grogne risque de monter.»

Pour les enseignants du primaire, le mécontentement porte surtout sur les nouveaux programmes, jugés rétrogrades par nombre d'entre eux. «On privilégie le par cœur au détriment de la réflexion et de la compréhension des enfants», regrette Camille, professeurs des écoles dans le XVIIIe arrondissement, en CE1 et CE2 «avec 32 élèves par classe». Face à la fermeté du ministre de l'Education, elle avoue ne pas espérer grand chose de cette manifestation mais persiste à venir «pour le symbole».

Aux côtés de leurs profs, les lycéens sont fidèles au poste après deux mois de mobilisation. Certains accusent tout de même un léger découragement. «A cause des absences, on a décidé de ne plus venir qu'aux grosses manifs», explique Laura, en 1ère ES à Arpajon (91). «En plus, les terminales et les BTS ne peuvent plus venir à cause des épreuves. Ce qu'il faudrait pour faire bouger le gouvernement, c'est une énorme manif, que tout le monde s'y mette», ajoute-t-elle sans trop y croire.

Sous-effectif

Suivent dans le cortège des groupes de fonctionnaires en ordre dispersé, qui plaident d'une manière générale pour la défense de leur statut et de leur mission de service public. Comme ses chargés d'étude à l'Insee, inquiets du risque de privatisation d'une partie de leur activité, «ce qui mettrait en danger la neutralité que doit avoir notre institution». Ils dénoncent aussi l'augmentation de la facturation des études de l'Insee -«seules les régions les plus riches pourront payer des statistiques»- et la baisse des effectifs alors que la charge de travail est croissante.

Ou ces bibliothécaires de la Bibliothèque nationale de France qui dénoncent eux aussi la baisse de leurs effectifs: «La charge de travail allant croissante, on accumule les retards, ce qui pénalise les usagers et génère des situations de tension.»

Prochaines grosses manifestations vue: le 18 mai pour les enseignants et le 22 mai, journée d'action interprofessionnelle pour les retraites.

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Il y aura l'école de la réussite et celle de l'échec

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La manif des fonctionnaires démarre à 14h30. En tête les profs, soutenus par les lycéens. Bruno, Eva, Irène, les deux Simon, Florian, directeur d'école, lycéens, profs, ils et elles disent pourquoi ils sont en grève.

 

«Des classes de langue à 35, c'est impossible». C'est pourtant ce qui risque d'arriver au lycée Gambetta de Tourcoing l'an prochain, si Florian Berche, responsable nordiste de l'UNL, élève dans l'établissement, a bien fait ses calculs. On annonce cinq suppressions de postes, «alors qu'en S on est déjà 35 par classe».

«On met en difficulté ceux qui ont du mal à suivre», ajoute Simon en terminale S au lycée Picasso, dans le quartier populaire de la République, à Avion. Pour l'instant, ils sont 27 dans sa classe. «En TP, à 14, on est limite, le prof n'a pas toujours le  temps de voir chacun». Avec le projet de supprimer une première S, il a calculé que ses collègues seront 38 l'an prochain. L'autre solution, c'est s'inscrire au lycée Condorcet de Lens, «mais ça veut dire quitter la maison à 7h et rentrer à 19h, et puis manger à la cantine, toutes les familles n'ont pas les moyens».

«Arnaque». «Cela fait cinq ans qu'on se chope les plus grosses suppressions de postes dans l'académie, alors qu'on a les plus bas résultats de France», dit un autre Simon, professeur d'histoire-géographie à la cité scolaire Emile-Zola, à Wattrelos. «Dans l'académie du Nord, 2/3 des suppressions sont liées à une baisse d'effectifs. C'est un raisonnement statistique, qui ne me paraît pas logique car on pourrait en profiter pour mener une vraie politique pour les collèges ambition réussite, qui ont un encadrement insuffisant. Mais ce que je n'admets pas, c'est qu'il y a un tiers des suppressions qui est lié à la politique de Sarkozy de dégager des heures supplémentaires.

Dans mon lycée, deux postes sont supprimés, soit 36 heures. Mais cent heures ont disparu. On va compenser la différence avec énormément d'heures supplémentaires, et en ratiboisant de ci, de là. Ces heures sup, c'est une arnaque financière. Elles sont moins bien payées que nos heures normales : 50% moins cher la première heure et 40% les suivantes. Surtout qu'une heure supplémentaire, ce n'est pas qu'une heure de travail, il y a tout ce qui va avec et qui fait le métier de professeur : la préparation des cours, la correction des copies, la rencontre avec les parents... Quand un professeur fait ses dix-huit heures de cours par semaine, cela correspond à 39 heures de travail, selon le ministère de l'Education nationale. Je refuse de faire ces heures supplémentaires car si j'accepte, cela va se payer sur la qualité des cours,je ne vois pas comment tu peux assurer le même suivi.»

Bruno Robin, directeur d'école à Flines-lez-Raches, près de Douai, et secrétaire départemental de la FSU est d'accord : «Un directeur d'école primaire est payé pour 27 heures de cours, mais travaille en moyenne 45 heures. Très peu d'enseignants accepteront la surcharge de travail des heures supplémentaires». Pour lui, l'avenir qui se construit avec les suppressions de postes, c'est  «l'école de la réussite d'un côté et de l'autre celle de l'échec».

«Fainéant». Eva, professeur remplaçante en philosophie, approuve ce constat. Dans l'un des établissements où elle intervient, le lycée professionnel Gustave-Eiffel à Armentières, «en cinq ans, ce sont cinquante postes qui ont disparu. D'accord, c'est un gros bahut, avec 200 professeurs, mais ce sont des sections qui vont disparaître. Et cela va retomber sur qui ? Sur les élèves, qui auront encore moins le choix, qui devront aller à cinquante kilomètres pour avoir la formation qui les intéresse.» Ce qui la touche aussi, c'est que «la reconnaissance de notre travail, on ne peut pas dire que c'est le cas. Avant, l'instituteur, c'était une personnalité ; maintenant, le professeur, c'est un fainéant.» Alors qu'elle passe plus de 40 heures par semaine hors de chez elle, en assurant des remplacements dans trois établissements différents, à Armentières, Roubaix et Wattrelos.

Ric-rac. Pas de poste en moins cette année dans le collège d'Irène, prof de français à Lys-lez-Lannoy, près de Roubaix, mais il sera touché, «par ricochet. Des collèges voisins perdent des postes, des élèves vont arriver chez nous, les effectifs vont grimper». Elle a des classes à 29, «trop pour le collège», et une seule conseillère principale d'éducation pour 700 élèves. Le pire : impossible de s'occuper de l'absentéisme. «C'est ce que je ressens le plus durement. Les élèves qui décrochent, on ne fait pas grand chose pour les raccrocher. On est tellement ric-rac». Et puis il y a ceux qui sont là, mais éteints. Elle a découvert certains de ses élèves cette semaine : les effectifs avaient baissé à cause d'un voyage. «Tout le reste de l'année, on gère ceux qui posent problème, et ceux qui prennent la parole. Les élèves refermés, notamment à cause de la montée de la violence, on les découvre». Prof principal, elle est «assaillie» par les problèmes de discipline. «Je me dis, "j'ai une heure, je vais corriger des copies", je ne peux pas. Il faut téléphoner à des parents, régler des problèmes de vol de portable, d'élèves qui sèchent les cours, cachés dans l'établissement, de conflits avec des profs ou entre élèves». Le nombre d'élèves? :  «Ce n'est pas les quatre copies à corriger en plus, le problème», elle est sûre qu'elle fait déjà plus de 40 heures. «Il y a des enfants qui ont besoin d'une vraie relation pour apprendre. Elle n'existe pas si ils sont nombreux. On perd des enfants comme ça».

Propos recueillis par S.M et H.S.

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mercredi 14 mai 2008

Manifestations prévues le jeudi 15 mai

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Vous trouverez ci-dessous les lieux et heures des manifestations prévues qui nous sont parvenues.

 

15 mai 2008 : 100 manifestations annoncées l

 

DEPT VILLE LIEU HEURE
02 Laon Place Foch 10h
06 Nice Place Masséna 10h
08 Charleville Inspection Académique 14h30
09 Foix Allées Villotte 14h30
12 Rodez Inspection Académique Manif Educ 17h
12 Rodez Place d’Armes Manif Fonction Publique 18h
21 Dijon Place de la Libération 14h30
22 St Brieuc Place de la Préfecture 10h30
25 Besançon Place de la Révolution 14h
29 Brest Place de la Liberté 10h30
29 Quimper Place de la Résistance 10h30
29 Morlaix Place de la Mairie 10h30
30 Nîmes Maison Carrée 15h
31 Toulouse Métro Compans 14h
34 Montpellier le Peyrou 14h30
35 Rennes Gare 11h
36 Chateauroux Place de la République 10h
38 Grenoble Gare 14h
40 Mont de Marsan Arènes 10h30
43 Le Puy en Velay place Cadelade 10h30
46 Cahors Place chapou 10h
46 Figeac école La Parrine 10h
49 Angers Place Imbach 10h30
49 Saumur Place de la Mairie 10h
50 Cherbourg Mairie 10h30
50 St Lô Mairie 10h30
53 Laval 15h30
55 Bar le Duc Préfecture 16h
56 Lorient Maison des syndicats 10h30
56 Vannes Place de la République 10h30
57 Metz devant IA pique-nique FSU à 12h30 14h30
58 Nevers Place Carnot 15h
59 Lille Porte de Paris 14h30
60 Chantilly Place du Château 14h30
61 Alençon Préfecture 14h30
62 Lille Porte de paris 14h30
64 Pau Place de Verdun 10h30
64 Bayonne Place Ste Ursule 10h30
69 Lyon Place Bellecour 11h30
71 Châlon/Saône Maison des syndicats 15h00
72 Le Mans Palais des Congrès 9h30
73 Chambéry Place de la Sasson 15h00
74 Annecy Préfecture 14h30
76 Rouen cours Clémenceau 10h30
80 Amiens Maison de la Culture 14h30
81 Albi Place du Vigan 14h30
89 Auxerre Place Arquebuse 14h30
974 St Denis Jardin de l’Etat 10h
974 St Pierre Mairie 10h
85 La Roche sur Yon Place Napoléon 10h
87 Limoges Place de la République 10h30
RP Paris Place d’Italie 14h30

 

 

Manifestations du jeudi 15 mai Contre la casse des services publics

Académie de la Réunion

Reprise cette semaine (2 manifestations)
- Saint-Pierre | 10h place de l’hotel de ville (AG à suivre)
- Saint-Denis  | 10h jardin de l’etat

Académie de Guyane

(2 manifestation)
- Cayenne | 9h devant le rectorat.
- Saint Laurent du Maroni | 8h30 à la Gare Routière

Zone C (7 manifestations)

Paris

- Paris  | 14h30 Place d’Italie - Bastille - République

Créteil

- Le Blanc Mesnil (Seine-Saint-Denis, 93) | 10h00, place du Forum - 11h00 Place de la mairie (interpro) puis Paris
- Melun (Seine-et-Marne, 77) | 9h30 - Préfecture puis Paris ?
- Montreuil (Seine-Saint-Denis, 93)| 12h30 - Mairie puis Paris

Bordeaux

- Bordeaux (Gironde, 33) | 11h30 - Place de la république
- Périgueux (Dordogne, 24) | 14h30 - Palais de Justice
- Ribérac (Dordogne, 24) | 13h30 - Parking des bus du lycée (départ en car)

Académies de la Zone A (37 manifestations)

Caen

- Caen (Calvados, 14) | 10h - Place Saint Pierre
- Cherbourg (Manche, 50) | 10h30 - place de la mairie
- Saint-Lô (Manche, 50) | 10h30 - Place de la mairie

Clermont-Ferrand

- Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme, 63) | 10h30 - Avenue de la République
- Le Puy (Haute-Loire, 43) | 9h - AG centre Pierre Cardinale - 10h30 place Cadelade
- Montluçon (Allier, 03) | 8h30 - AG salle Salicis - 10h place J. Dormoy
- Moulins (Allier, 03) | 14h - AG salle de la Ligue de l’enseignement - 15h Place d’Allier
- Vichy (Allier, 03) | 8h30 - AG Mutualité - 10h30 Place de la Poste

Grenoble

- Annecy (Haute-Savoie, 74) | 14h - Préfecture
- Chambéry (Savoie, 73) | 14h00 Place de la Sasson
- Grenoble (Isère, 38) | 14h - Place de la Gare
- Rumilly (Haute-Savoie, 74) | 10h30
- Valence (Drôme, 26) | 13h30 - Champ de Mars

Lyon

- Bourg-en-Bresse (Ain, 01) | 14h30 - Champ de Foire
- Lyon (Rhône, 69) | 11h30 place Bellecour
- Roanne (Loire, 42) | 10h45 - Bourse du travail
- Saint-Etienne (Loire, 42) | 10h30 - Bourse du travail (AG à 9h00)

Montpellier

- Montpellier (Hérault, 34) | 14h30 - Peyrou
- Nîmes (Gard, 30) | 15 h Maison Carrée
- Perpignan (Pyrénées orientales, 66) | 10 h30 - Place de Catalogne

Nancy/Metz

- Bar-Le-Duc (Meuse, 55) | 16h - Place Reggio
- Epinal (Vosges, 88) | 14h - Préfécture
- Longwy (Meurthe-et-Moselle, 54) | 14h - Lycée Mézières
- Metz (Moselle, 57) | 14h30 - Esplanade
- Nancy (Meurthe-et-Moselle, 54) | 14h - Place Stanislas

Nantes

- Laval (Mayenne, 53) | 15h30 place du jet d’eau
- Nantes (Loire-Atlantique, 44) | 10h30 - Place Bretagne
- Angers (Maine et Loire)  | Manif : 10h30 devant la Bourse du travail Place Imbach  -   AG 14h30 salle Pelloutier à la bourse

Rennes

- Brest | 10h30 - Place de la liberté
- Lorient | 10h30 - Maison des syndicats
- Morlaix | 10h30 - Place de la mairie
- Quimper | 10h30 - Place de la résistance
- Rennes (Ille-et-Vilaine, 35) | 11h - Place de la Gare
- Saint-Brieuc | 10h30 - Place de la préfecture (manif départementale)
- Vannes | 10h30 - Place de la république

Toulouse

- Albi (Tarn, 81) | 14h30 - Place du Vigan
- Auch (Gers, 32) | 10h30 Rassemblement aux Allées d’Etigny puis manif et prise de parole devant l’IA
- Cahors (Lot, 46) | départ à 9h30 Place Chapou, et 11h AG interpro Bourse du Travail
- Figeac (Lot, 46) | départ à 10h devant école Marcenac (école occupée) suivie A.G. interpro à la salle Balène
- Foix (Ariège, 09) | 14h30 Rassemblement Haut Allées de Villote
- Rodez (Aveyron, 12) | 15h AG Education collège Fabre, 17h Rassemblement Education devant l’IA, 18h Rassemblement FP Place d’Armes
- Tarbes (Hautes-Pyrénées, 65) | 10h30 - Bourse du travail (pl. des droits de l’Homme.
- Toulouse (Haute-Garonne, 31) | 10h - AG Université du Mirail, amphi 5 - 14h - Compans-Cafarelli

Académies de la Zone B (39 manifestations)

Aix/Marseille

- Apt (Vaucluse, 84) | 14h30 - Place du lycée Charles De Gaulle
- Avignon (Vaucluse, 84) | 10h30 - Gare centre ville
- Marseille (Bouches-du-Rhône, 13) | 10h30 - Vieux port

Amiens

- Amiens (Somme, 80) | (14h ou 15h ?) - Place de la Maison de la Culture
- Laon (Aisne, 02) | 10 heures - lieu non communiqué

Besançon

- Belfort (Territoire de Belfort, 90) | 10h - Maison du peuple
- Besançon (Doubs, 25) | 14h00 - Place de la Révolution

Dijon

- Auxerre (Yonne, 89) | 14h Gare SNCF.
- Chalons-sur-Saone (Saône-et-Loire, 71) | 15h - Maison des Syndicats
- Dijon (Côte d’Or, 21) | 14h30 place de la Libération
- Nevers (Nièvre, 58) | 15h - Place Carnot

Lille

- Lille (Nord, 59) | 14h - Porte de Paris
- Valenciennes (Nord, 59) |  10h - Place d’Armes

Limoges

- Brive (Corrèze, 19) | 10h30 - Place Thiers
- Guéret (Creuse, 23) | 15h - devant la mairie
- Limoges (Haute vienne, 87) | 10h15 - Place de la République
- Tulle (Corrèze, 19) | 10h30 - Cité Administrative
- Ussel (Corrèze, 19) | 10h30 - Place Voltaire

Nice

- Cannes | 8h - Rassemblements devant les lycées
- Draguignan (Var, 83) | 10h30 - Sous-préfecture
- Nice (Alpes-Maritimes, 06) | 10h - Place Masséna
- Toulon (Var, 83) | 10h - Place de la Liberté

Orléans/Tours

- Blois (Loir-et-Cher, 41) | 10h - Préfecture
- Bourges (Cher, 18) | 10h30 - Place Séraucourt
- Chartres (Eure-et-Loir, 28) | 14h30 - Place des Halles
- Châteauroux (Indre, 36) | 10h - Place de la république
- Nogent Le Rotrou (Eure-et-Loir, 28) | 10h - Lycée R.Belleau
- Orléans (Loiret, 45) | 10h30 - Cathédrale - 15h00, AG enseignants-parents-élèves en centre ville
- Romorantin (Loir-et-Cher, 41) | 10h - Lycée Claude de France
- St Amand  (Cher, 18) | 10h30 - Place Jean Girault
- Tours (Indre-et-Loire, 37) | 14h30 - Place de la liberté
- Vendôme (Loir-et-Cher, 41) | 10h - Sous-préfecture
- Vierzon (Cher, 18) | 10h30 - Forum république

Poitiers

- Angoulême (Charente, 16) | 10h - Gare
- La Rochelle (Charente maritime, 17) | 15h00 - Place de Verdun
- Poitiers (Vienne, 86) | 14h - Place d’armes
- Rochefort (Charente maritime, 17) | Lieu et heure à préciser
- Saintes (Charente maritime, 17) | Lieu et heure à préciser - Niort (Deux Sèvres)  11h devant l’Inspection d’Académie puis 11h30 place de la Brèche
- Thouars (Deux Sèvres) 11h place Lavault

Reims

- Châlons-en-Champagne (Marne, 51)  | 10h - Maison des syndicats, place Verdun
- Epernay (Marne, 51) | 10h - Place Carnot
- Reims (Marne, 51) | 10h - Maison des Syndicats

Rouen

- Le Havre (Seine-Maritime, 76) |10h - Volcan
- Rouen (Seine-Maritime, 76) | 10h30 - Cours Clemenceau

Strasbourg

- Mulhouse (Haut-Rhin, 68) | 10h30 - Place de la Réunion

- Strasbourg (Bas-Rhin, 67) | 10h - Place de la bourse

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Prochains rendez-vous nationaux de mobilisations pour une autre politique éducative :

Prochains rendez-vous nationaux de mobilisations pour une autre politique éducative :

- 18 mai, manifestation nationale à l’appel de la FSU

Opéra à Bastille par République départ 13h30

- 15 mai, grève  et manifestations dans l’éducation et la  fonction publique

A Paris : 14h30 de la Place d’Italie à République par Bastille rv FSU angle place d’italie et début du Bd de l’Hopital

- 22 mai, manifestations pour la défense des retraites

A Paris : 14h30 de Bastille à Saint Augustin

- 24 mai, journée de mobilisations, de rencontres avec la population et de manifestations dans tous les départements

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LE 15 MAI, TEMPS FORT DE LA MOBILISATION


Semaine sociale. Jeudi, la fonction publique.

Dans l’unité, les enseignants du primaire, avaient les premiers fixé le cap sur le 15 mai. Très vite, l’appel de leurs organisations syndicales est devenu celui, largement unitaire lui aussi, de l’ensemble du monde de l’éducation.
A peine en construction, ce mouvement a reçu le renfort des syndicats de la fonction publique. Il est vrai que, au-delà des 11 200 postes supprimés dès la rentrée prochaine dans l’Éducation nationale, c’est l’objectif de la suppression d’un fonctionnaire sur deux qui est dans le collimateur. A plusieurs reprises, les agents du ministère des Finances ont tiré le signal d’alarme, entre autre, sur les conséquences pour les contribuables, de la fusion de la Direction générale des impôts, et du Trésor public. Et d’autres avec eux.
Pour leur part les lycéens qui battent le pavé depuis plusieurs semaine ont décidé d’en remettre une louche, et le congrès de la FCPE a exprimé durant son congrès annuel qui s’est tenu ce week-end à Épinai, « les vives inquiétudes des parents d’élèves face à la politique éducative du gouvernement ».

Manifestation unitaire, jeudi 15 mai 2008

Quant à Davier Darcos, il reste droit dans ses bottes, comptant sur les coup de main des mairies dirigées par l’UMP, dont Marseille avec l’engagement de Jean-Claude Gaudin et des 4 maires de secteur (sur 8) pour jouer les briseurs de grève.
Une chose est sûre, la riposte se prépare .
 

CHRISTIAN CARRÈRE
Photo ROBERT TERZIAN

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Un 15 mai unitaire pour le service public

Emploi, missions, salaires et pouvoir d’achat

fonctionnaires.jpgCette semaine sociale sera marquée par les mobilisations unitaires des fonctionnaires ainsi que des lycéens et de leurs enseignants. Les principaux syndicats de fonctionnaires et 18 organisations de lycéens, d'enseignants (5 fédérations de l'Education) et de parents d'élèves appellent à l’action le 15 mai. Dans un communiqué commun du 25 avril dernier, CGT, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC appellent les personnels « à se mobiliser entre le 13 et le 17 mai et à associer l’ensemble de la population à leurs actions ».
Au cœur de cette mobilisation, la Révision Générale des Politiques Publique, qui traduit le profond désengagement de l’Etat. Elle induit l’affaiblissement -voire la suppression ou la privatisation de missions et de services- ainsi que la détérioration des conditions de travail et l’accroissement de la précarité.

C’est bien un plan social qui s’annonce dans la fonction publique même si le gouvernement en refuse l’appellation ! A cela s’ajoutent les pertes de pouvoir d’achat des personnels.

La Révision Générale des Politiques Publiques comme la réforme de l’Etat se mettent en œuvre sans débat public, sans que soient posées la question des missions de service public et celle des besoins des usagers et des citoyens sur l’ensemble du territoire.

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mardi 13 mai 2008

Pour une politique éducative ambitieuse : Appel à la grève le 15 mai

FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION, SUD EDUCATION,

affiche

Pour une politique éducative ambitieuse : Appel à la grève le 15 mai

Dans l’Education nationale les mobilisations s’amplifient et portent l’exigence de moyens pour la réussite et la démocratisation du système éducatif. Le budget 2008 qui sera appliqué à la prochaine rentrée est fortement contesté.

Ces mobilisations s’opposent aux 11200 suppressions de postes qui entraîneront des classes surchargées, rendant impossible le suivi individuel des élèves. Dans le second degré cela va conduire à des disparitions de formations et d’options et la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.

Conjuguée aux retraits de moyens, la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans dans les LP, suscite des inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en enseignement professionnel en particulier ceux qui sont en difficulté.

Dans le premier degré les projets de programmes traduisent une vision passéiste et rétrograde de l’Ecole, ainsi qu’un recul pédagogique et didactique. Ils remettent en cause les cycles et s’accompagnent d’une apparente volonté d’externaliser l’aide aux élèves en difficulté en rejetant la responsabilité de l’échec scolaire sur les familles.

Ce budget de rigueur et les suppressions de postes qui en découlent aurait des conséquences néfastes sur la qualité du service public dans l’Education nationale et dans l’Enseignement Agricole Public. Il se traduirait par une aggravation des conditions de travail pour l’ensemble des personnels (enseignants, ouvriers, administratifs, personnels de santé, sociaux, ...)

Les annonces budgétaires, la volonté de ne pas remplacer le départ en retraite d’un fonctionnaire sur deux pour les prochaines années, en lien avec la Révision Générale des Politiques Publiques et le projet de loi sur la mobilité, confirment que cette politique de régression pourrait s’installer dans la durée.

La transformation de l’Ecole implique une toute autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l’éducation.

- Pour obtenir des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l’Ecole,
- Pour mettre en oeuvre une autre politique éducative visant la réussite de tous les élèves

Les organisations signataires appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours au plan national et local.

Elles appellent à faire du jeudi 15 mai une journée de grève nationale.

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jeudi 24 avril 2008

Ecole, attention baston

devdur_edited

Profs au bord de la crise de nerfs
Face à la violence qui s'installe durablement à l'école, les enseignants sont désespérés. Comment transmettre la connaissance au milieu du chahut, des insultes et des agressions physiques ? Rien ne les a préparés à ce rôle de shérif. Enquête de Caroline Brizard.


Le 15 novembre dernier, un professeur d'anglais d'un collège près de Metz fait cours depuis vingt minutes. Marco, 15 ans, déboule dans la classe comme un bolide sans saluer ni frapper à la porte. L'enseignant lui demande de refaire son entrée en respectant les règles de politesse. Il s'adresse à lui en anglais. «Come in», lance-t-il. Mais l'adolescent ne comprend pas bien. Il s'emporte. Le ton monte. «Dans un accès de rage, il m'a bousculé contre le rétroprojecteur que j'utilisais pour mon cours, raconte le professeur. Puis il s'est mis à hurler : «De toute façon, t'es mort !»» Exclu du collège, il est revenu quelques jours plus tard pour tabasser l'adulte devant les grilles de l'établissement. Des scènes de violence comme celle-là sont devenues presque banales. La routine. Le collège devenu une incontrôlable «boîte à gifles» ? La réponse est claire : oui. Et les exemples pullulent. A Lyon, un professeur de français qui distribue des copies prend un coup de couteau dans le ventre. A Saint-Paul-lès-Dax, dans les Landes, un professeur de physique-chimie est agressé et blessé gravement au crâne en tombant sur une table de travail en béton.
A Porcheville, dans la banlieue parisienne, une jeune enseignante est «bastonnée» par un lycéen pendant qu'un autre filme la scène avec son portable. Technique très tendance, le happy slapping. A Berlaimont, dans le Nord, il y a l'affaire qui a fait scandale : l'enseignant insulté, et sa gifle devenue célèbre, en garde à vue (voir encadré). A Epinal, la semaine dernière, un professeur de sciences de la vie et de la terre est roué de coups par un élève furieux d'avoir à ranger ses affaires de classe. Pauvres profs. Entre le coup de poing ou le coup de boule, l'insulte, le chahut permanent et les expéditions punitives des parents irascibles, ils ont perdu toute confiance dans l'institution. Pour eux, l'école est devenue une zone à hauts risques. Ceux qui sont chargés de transmettre le savoir sont au bout du rouleau, exaspérés, lessivés, cassés Pris au piège des tensions permanentes qui dégénerent dans leurs classes. Comme un bourdonnement perpétuel qui peut dégénérer à tout moment. Avec ce sentiment d'être totalement vulnérables et impuissants.
Les chiffres sont plus qu'éloquents. Depuis la dernière rentrée, plus de 5 000 actes graves - de l'agression caractérisée aux insultes, menaces et diffamations - ont fait l'objet d'une plainte, selon la Fédération des Autonomes de Solidarité laïques (voir encadré). Un chiffre en progression régulière. Il suffit d'un rien, une remarque, un geste - «vous m'touchez pas, m'sieur» - ou un regard de trop, un bonnet qu'on demande de retirer... et l'élève pète les plombs. Selon une étude de la MGEN (Mutuelle générale de l'Education nationale) , un enseignant sur quatre ne se sent pas en sécurité dans son établissement. Certains en viennent à adopter des techniques de guérilla urbaine. Mathias Gavarry, professeur de lettres, est resté plusieurs années en poste dans un collège de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) . «Dans la cour de récréation, raconte-t-il, on ne sortait jamais à moins de cinq ou six adultes, on se mettait en demi-cercle en évitant d'avoir des élèves derrière nous. Deux fois, on a reçu une pierre. Et en classe, j'ai confisqué des couteaux.»
Où la violence se concentre-t-elle ? Pas de surprise : dans les établissements les plus difficiles, lycées professionnels, collèges de «relégation», comme disent les experts. Mais elle couve partout. Même dans les quartiers chics. Personne n'échappe à ce que les professeurs appellent les «pics de dangerosité», les moments où les élèves peuvent exploser. Exemple : à la fin du mois de septembre, «quand les fortes têtes nous poussent à bout, explique Simon, prof de maths dans un lycée technologique de l'Eure. Ils cherchent des limites. Il faut éviter l'escalade.» Il y a aussi le conseil de classe. «Certains élèves sanctionnés au cours des conseils en veulent aux enseignants, dit François Antoniotti, du lycée de la mode Paul-Poiret, à Paris. Tout peut alors dégénérer.»