mercredi 31 août 2011
Les vacances de Monsieur "Boulot + pour gagner (maintenant c'est sûr) beaucoup moins!"

Le Président a continué ses vacances comme si de rien n’était, alors que le voilier gouvernemental, qui prenait l’eau de toutes parts, a viré de bord ! En cet été au temps variable, on balance à l’eau tout ce qui a été pourtant présenté durant les quatre années du mandat présidentiel comme des mesures géniales, inspirées par un génie de l’économie, ayant émaillé chaque été par des rencontres instructives. Les escapades du grand Nicolas ont toujours été savamment mises en scène. Je sais : vous avez perdu les repères des vacances de M. Boulot plus pour gagner moins (ce n’était pas une promesse électorale, et ce sera donc la seule qu’il tiendra !)
Tout juste élu en 2007, Nicolas Sarkozy bronze au large de la Tunisie et de la Libye sur le yacht de Vincent Bolloré, avant de partir pour les États-Unis, pour une très médiatisée visite à Wolfeboro en compagnie du couple Bush. Il pique-nique avec eux, laissant la famille et l’amie de la famille, qui ne l’est plus, au bord d’un lac peuplé d’une espèce que l’on ne prévoyait pas en voie de disparition : le millIardaire américain ! Virée en bateau de luxe en petite tenue et ardoise réglée par on sait qui ! Un été bling-bling, pour journaux politiques majeurs comme Closer, VSD, Gala, ou Paris Match… qui préludait aux subprimes assassins.
On a fait des vacances de l’année suivante « une belle histoire » de Michel Fugain, car il fallait faire oublier les fastes et les exagérations médiatiques de l’été précédent. « C’est un beau roman, c’est une belle histoire, c’est une romance d’aujourd’hui. Il rentrait chez lui, là-haut vers le brouillard. Elle descendait dans le midi, le midi. Ils se sont trouvés au bord du chemin, sur l’autoroute des vacances, c’était sans doute un jour de chance. Ils avaient le ciel à portée de main, un cadeau de la providence, alors pourquoi penser au lendemain ? (…) » Divorcé de Cécilia, Nicolas Sarkozy rejoint sa nouvelle compagne, Carla Bruni, dans le fort de Brégançon, lieu de vacances traditionnel des présidents français. Il terminera ses vacances dans la propriété des Bruni au Cap Nègre… Une forme de sagesse permettant de penser que l’eau fraîche, et ce qui va avec… suffisait au bonheur estival.
En fait, il y eut le périple mexicain et sa villa paradisiaque au printemps 2009, mais ce ne fut qu’un écart « officiellement officieux » et d’ailleurs, il fut vite estompé par le fait que, victime d’un malaise vagal à la fin du mois de juillet, Nicolas Sarkozy sortit de l’hôpital pour se rendre encore une fois au Cap Nègre, où il passa tout le mois d’août. En trois étés, on était passé des vacances de « la consécration », à celles de la « séduction », et enfin à la séquence « récupération ». Trois scénarios avec photos volées et double page sur papier glacé, comme le veut la tradition.
L’an passé, en 2010, le contexte était à la « résignation », puisque la cote de popularité était dans les abysses des sondages pourtant malaxés par des corrections opportunes. Fiston avait été recalé à son examen de passage à la tête de l’EPAD de la Défense, et la crise était combattue par le renflouement des banques et des constructeurs de bagnoles invendables. Après que Madame la Présidente ait terminé une prestation « remarquable » dans le film de l’été, il était temps de réfléchir aux vrais problèmes : comment se sortir de l’affaire Woerth-Bettencourt ? L’été le plus pourri du mandat, pourtant sous un soleil radieux et avec, à la clé, une histoire de tout à l’égout chez la belle famille ! Vivement le retour au boulot, qui eut lieu le 25 août avec un conseil des Ministres en voie de rénovation, car incapables de juguler l’effondrement du château de sable des mesures sarkozistes, attaqué par le tsunami de la spéculation.
En 2011 se sont terminées les vacances de la « discrétion » absolue.
On ne bronze plus à Brégançon ou ailleurs sur le budget de la République (c’est trop dangereux) et on distille l’idée qu’il n’y a véritablement pas de repos du « papa guerrier ». Il quitte la plage pour, d’un coup d’aile, aller discuter avec ses « collaborateurs », il bosse avec les grands du monde, il honore les morts pour la France, et laisse à ses proches le soin d’annoncer les « bonnes » nouvelles, comme ce fut le cas pour Alain Juppé lors de l’entrée des libérateurs à Tripoli.
Aujourd’hui, il est retourné au bureau, pour mettre en œuvre le triptyque « patrie » (victoire en Libye et sacrifice des soldats français), « famille » (arrivée du nouveau-né) et « travail » (rencontres multiples autour de la crise). La fin du « travailler plus pour gagner plus » avec les exonérations des heures supplémentaires ; la pseudo mort du bouclier fiscal et de l’ISF, qui va conduire un Français ayant 500 000 euros de revenus à s’acquitter de… 250 euros d’impôt de solidarité par mois ; la mort de la croissance, sacrifiée sur un AAA totalement illusoire, car les spéculateurs attendent simplement la mi-2012 pour passer à l’attaque (surtout si les socialistes sont au pouvoir). Et tout est à l’avenant !
En fait, durant cet été au Cap Nègre, le Président aurait simplement du faire ce constat incontournable. Toutes les statistiques publiques en effet l’attestent : si la France est en déficit, comme la Grèce, l’Espagne, et l’Italie, c’est accessoirement sous l’effet de la crise et du ralentissement de l’activité, et c’est principalement parce que, depuis dix ans, la droite a conduit une politique de baisse des impôts, en faveur des couches les plus favorisées, qui a contribué à creuser gravement les déficits sans augmenter les performances économiques.
Appel à l’unité de la jeune gauche
Les plus malins s’en sortiront, tous les systèmes permettent ça, mais les vecteurs républicains de la réussite, en particulier les diplômes, n’ont jamais été aussi peu efficients. Pauvreté, précarité, incertitudes, tels sont les leitmotivs sans cesse remâchés pour qualifier les conditions d’existence d’une génération en proie aux doutes et aux impasses sur son avenir. Il nous appartient, à nous la jeune gauche, de prendre notre avenir en main. Nous sommes face à un défi majeur. Construire notre unité politique est la mission historique qu’il nous revient d’assumer : elle doit commander notre engagement tout entier. Construire cette unité sans laquelle les aspirations de la jeunesse ne trouveront pas le débouché politique qu’elles méritent, le faire ou condamner notre génération au désarroi social, l’équation a le mérite d’être limpide.
Le nouvel ordre mondial face à la résistance des peuples
L’humanité et la planète subissent chaque jour le dictat de l’imperium de la finance. Les bruits de bottes résonnent aux quatre coins de la planète en échos à la crise généralisée qui se double d’une guerre pour les ressources stratégiques et la conquête des nouveaux marchés entre impérialismes. Les nationalismes et les intégrismes se déploient partout où la désespérance et le repli sur soi apparaissent comme seuls horizons valables face aux périls et aux dangers du monde. La globalisation s’est traduite depuis vingt ans, partout, par l’érection de nouveaux murs qui se sont dressés entre les hommes, sanctuarisant les frontières de plus en plus en plus infranchissables entre riches et pauvres, nantis et laissés pour compte du développement.
Vingt ans après la chute du mur de Berlin qui mit fin à l’opposition entre deux blocs antagonistes et au totalitarisme soviétique, force est de constater que les défis de notre génération n’en sont que plus immenses. La droite nous propose la résignation et l’adaptation à la concurrence généralisée entre les hommes et à la guerre sans fin orchestrée depuis Washington. Ils dépècent la République en bradant les trésors de la nation au nom de concurrence libre et non faussée, font sauter toutes ses digues sans exception les unes après les autres en s’attaquant chaque jour aux droits et libertés individuelles comme collectives au nom de la rente et de la sécurité, de la lutte contre le terrorisme et l’immigration. L’Europe est prise en otage par les idéologues extrémistes du libéralisme : d’un projet de paix et d’union fraternelle, ils l’ont dénaturé pour n’en faire qu’un gigantesque supermarché.
Les peuples d’Amérique Latine cherchent chaque jour à construire une alternative au libéralisme. La jeunesse d’Iran ne baisse pas les armes contre le régime abject qui leur est imposé depuis 30 ans, au péril de leur liberté et de leur vie. En Europe et en France, les grèves à caractère insurrectionnel se multiplient contre la destruction de l’outil de production qui se fait au nom du profit immédiat. La jeunesse refuse avec de plus en plus de pugnacité d’être l’éternelle variable d’ajustement du libéralisme. Quand la droite organise le bizutage social de toute une génération en lui infligeant à titre privilégié ses politiques réactionnaires, la jeunesse se dresse. La résistance victorieuse contre le CPE en 2006 en France, l’insurrection de la jeunesse grecque en décembre 2008 qui n’en peut plus d’être la génération à 600 euros, ou les mouvements étudiants contre la privatisation croissante de l’enseignement supérieur partout sur le continent le prouve et le rappelle sans discontinuer.
La jeunesse face à ses responsabilités historiques
En France, le nouvel ordre mondial a un visage, un fondé de pouvoir : Nicolas Sarkozy. Au pays il impose les dogmes de la finance et les exigences de sa caste. Chaque jour il tarit la République. Sous son règne s’accroissent les inégalités, le communautarisme, la répression. Les privatisations et l’endettement font écho à la paupérisation et à la croissance de la rente. A la jeunesse il impose la soumission à l’ordre établi et réhabilite l’héritage comme seule perspective d’avenir. L’épisode de la candidature de son fils à la présidence de l’Epad était à ce titre aussi édifiante qu’affligeante. La responsabilité de notre génération est double. Dessiner un projet alternatif pour résoudre les maux qui frappent la jeunesse et se débarrasser de notre principal obstacle pour le mettre en place : cette droite qui se considère comme la propriétaire naturelle du pouvoir.
La gauche est divisée et hésitante face à une droite unie et offensive. Nos ainés ne perçoivent pas comme nous l’urgence de la situation face à laquelle notre génération est confrontée. Il est de plus en plus évident que si nous ne voulons plus être les cobayes expérimentaux du libéralisme. L’unité de la jeune gauche, associative, syndicale et politique ne se décrètera pas. Elle ne peut se construire que dans le respect de la dignité de chacun. Elle ne peut s’élaborer que sur un diagnostic partagé, une analyse commune, des perspectives et des solutions imaginées ensemble. Elle ne se fera pas sans la conscience de cette responsabilité historique qui nous oblige à penser le dépassement des cadres traditionnels et des positionnements qui en découlent. C’est en associant nos volontés et notre énergie que nous construirons l’alternative.
La jeunesse a toujours dégagé le terrain en ouvrant la voie de l’unité de la gauche. 1936 n’aurait été possible si les organisations de jeunesse ne s’étaient unies et battues sous la même bannière en amont de leurs organisations ainées. Ne permettons pas au gouvernement le plus réactionnaire que la France ait eu à subir depuis Pétain et sa camarilla de félons de se perpétuer à lui-même en 2012. Posons les jalons d’un nouveau front populaire. Chacun d’entre nous, des jeunes socialistes aux jeunes anticapitalistes en passant par les jeunes radicaux, jeunes verts et jeunes communistes, mais aussi toutes les sensibilités du syndicalisme de transformation sociale, qu’il soit lycéen, étudiant, jeune travailleur et naturellement toutes les associations qui se battent pour l’amélioration des conditions d’existence des jeunes, nous devons dépasser les sectarismes ou intérêts particuliers et nous élever à la hauteur des exigences de la période.
. C’est la jeunesse qui subit de plein fouet la politique du gouvernement, car elle est vulnérable par nature et ne dispose d’aucun statut social propre. Nicolas Sarkozy est le pire adversaire de la jeunesse dans ce pays. Frappons ensemble, et nous deviendrons les pires adversaires de la droite. Nous donnerons corps à une alternative politique qui fait cruellement défaut alors que les recettes éculées de la droite sont disqualifiées par la crise. Ne soyons pas les témoins de l’histoire, transformons-la en construisant les conditions du soulèvement démocratique de notre génération qui doit prendre son avenir en main et imposer un statut social de la jeunesse.
La jeunesse face aux défis du monde contemporain
Changer le monde, le bouleverser, renverser l’ordre établi, abattre les murs. Ne jamais se résigner face à ce qui semble immuable en apparence. Refuser la fatalité des injustices, la cruauté des dominations, les divisions entre les hommes qui sont sources d’incompréhensions et de haines.
La jeune gauche, riche de ses différences, de ses expériences et de ses histoires doit chercher à s’unir en additionnant le meilleur de chacune de ses composantes, en construisant le socle de valeurs communes qui nous permettent d’appréhender le présent pour mieux maîtriser notre avenir.
Les défis qui sont face à nous sont immenses. Notre génération est placée devant l’urgence écologique, la montée en puissance des communautarismes et des intégrismes, le renversement de la pyramide des âges, les révolutions technologiques et génétiques, l’éclosion d’un monde multipolaire et l’aggravation des fractures sociales et géographique entre riches et pauvres.
Le mythe de la fin de l’histoire proclamée lors de l’effondrement de l’Empire du froid a laissé place à un monde parcouru de conflits. Le contrôle des ressources stratégiques et la suprématie militaire et nucléaire sont au coeur des problématiques géopolitiques qui façonnent les relations internationales présentes et à venir.
Face ce constat, nous devons apporter une analyse globale pour imaginer ensemble des solutions pertinentes aux problèmes du monde. Nouveaux instruments de répartitions des richesses, relocalisation des économies, définition des secteurs essentiels à l’intérêt général et au bien être commun qui ne doivent plus être du ressort du marché (santé, éducation, eau, transports de proximité, recherche...), nouvelles instances de régulations internationales, démocratisation de l’Union Européenne, fin de la diplomatie secrète, interdiction des fichiers de police, liberté de circulation des hommes, liberté absolue de conscience... Ces questions ne peuvent faire l’objet que d’une réflexion commune où notre imagination sera au service du rêve d’une humanité liée par la fraternité.
Les idées portées par la jeune gauche sont nobles car chacun à notre manière nous nous sommes engagés en politique pour transformer le réel, avec la conviction que c’est par l’action collective que nous ferons bouger les lignes, que nous bousculerons les résistances au progrès, qu’en nous mettant au service d’idées révolutionnaires nous réformerons le monde. Retrouvons l’envie de vaincre en construisant l’unité qui nous fait défaut et porte en elle nos victoires futures. Notre génération n’a pas droit à la résignation, elle se doit d’être conquérante, elle a droit à ses victoires. A nous de les porter en y mettant tout notre cœur !
Unité 2012
Lettre ouverte d’un électeur à tous ceux qui font de la politique à gauche
Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez. Et faites tourner !
Le Kremlin-Bicêtre, mai 2011
Chers camarades,
Comme disent les Chinois, il est des coups de massue qui rendent lucides : si la gauche veut remporter l’élection présidentielle de 2012, elle devra aller unie au combat dès le premier tour.
Imaginer que tel ou tel candidat ou candidate évitera la dispersion des voix à gauche entre vos différents partis, provoquera le réflexe d’un vote « utile », est un pari dangereux, une illusion entretenue par des sondages dont on connaît la volatilité… et la fiabilité.
Enterrer Nicolas Sarkozy trop vite est tout aussi illusoire. C’est un redoutable adversaire en campagne électorale, chacun le sait. C’est un des rares domaines où sa compétence n’a pas encore été mise en doute.
L’élection présidentielle de 2012 se gagnera donc au premier tour. Autrement dit, celui des deux candidats, de gauche ou de droite, qui aura le plus rassemblé son camp avant le scrutin présidentiel aura de fortes chances de l’emporter, soit parce qu’il sera face à Marine Le Pen, soit parce qu’il aura obtenu un score élevé au premier tour et aura donc créé une dynamique suffisante pour gagner le second.
C’est le bête et implacable raisonnement arithmétique qu’impose notre scrutin majoritaire à deux tours. On peut regretter qu’il en soit ainsi, qu’il ne nous soit plus permis de faire un « choix de coeur » au premier tour. Mais c’est comme ça.
Cette réalité électorale doit conduire les politiques que vous êtes à agir en conséquence, c’est à dire à vous battre pour que ce soit bien le candidat de gauche qui rassemble le plus efficacement son camp dès le premier tour, et non celui de droite, Nicolas Sarkozy.
Inutile d’attendre le dernier moment pour bâcler un marchandage de circonstance, purement politicien, ou le programme et les idées passeront à la trappe. Inutile encore de compter sur un accord entre les deux tours, vite fait bien fait, entre les partis de gauche au cas où ce serait l’un des leurs qui accède au second tour. Dans le premier cas, face à Le Pen, pourquoi le candidat s’embarrasserait-il d’une négociation avec ses amis politiques alors qu’il est pratiquement certain d’être élu ? Dans le second cas, face à Sarkozy, redoutable candidat, le spectacle de chefs de partis de gauche se rabibochant opportunément après une campagne qui les aura durement opposés sera d’un effet déplorable et ne peut que favoriser le candidat de la droite.
Avez-vous le droit d’envisager cette défaite ? N’avez-vous pas, au nom de la confiance et des mandats que vous ont confié le peuple, des obligations, dont celle de gagner pour mettre un terme à la politique désastreuse menée par Nicolas Sarkozy ?
Chers camarades, il est temps d’atterrir. D’arrêter d’avancer en ordre dispersé, avec des candidatures tactiques, « providentielles » ou fantaisistes. Bref, il est temps de prendre la mesure de cette nouvelle donne électorale et d’en tirer les conséquences. Dès que possible, vos partis doivent travailler ensemble à une plateforme commune et à la désignation d’un candidat unique pour toute la gauche. Après tout, les primaires ont bien été imaginées pour cela, non ?
Rappelez-vous : n’avaient-elles pas vocation, à l’origine, à sortir des logiques partisanes en s’adressant à tous ceux qui « partagent les valeurs de la gauche », qu’ils soient roses, verts ou rouges ? Imaginez la dimension que prendraient ces primaires si elles mobilisaient tous les partis ! Elles donneraient un autre souffle à la campagne et un autre poids au candidat ainsi désigné. Et avouons-le, elles seraient sûrement prises beaucoup plus au sérieux qu’aujourd’hui.
Pour vous, responsables politiques, ce ne sera pas facile de dépasser les clivages et les rivalités d’appareils, on l’imagine. Certains d’entre vous ne souhaiteront peut-être pas monter dans le train de l’unité. Mais l’enjeu est à la hauteur de l’effort : pour que la gauche remporte ce scrutin présidentiel, l’unité et les concessions qu’elle implique, sont le prix à payer et, soyons plus positifs, le défi à relever.
D’ailleurs pensez-vous sérieusement qu’un programme qui rassemble tous les partis de gauche soit un défi aussi insurmontable ? Nous partageons tous un socle de valeurs communes : écologie, services publics, société solidaire, emploi pour tous, fiscalité redistributive, laïcité, régulation de la finance, éducation, innovation, recherche, et bien sûr, l’ambition d’une France forte, généreuse et influente sur la scène mondiale.
Chers camarades, quelle tâche plus stimulante qu’un programme unitaire pour ceux qui aiment la politique et veulent changer les choses ! Ce n’est pas une utopie, c’est une nécessité. Les électeurs le sentent et multiplient les appels dans la presse et sur le Net. Nous sommes à un an de l’échéance, vous avez encore le temps de vous y mettre. N’attendez pas.
Un programme, un candidat… la victoire en 2012 !
Arnaud Mouillard : Hern, Captainhaka : Le grumeau, Christophe : Peuples, Custin d’Astrée : 365 mots, Cycee : bahbycc, Dominique Darcy : dominiquedarcy, Elmone : Je n’ai rien à dire et alors ? Eric Citoyen : Mon Mulhouse, Gaël : De tout et de rien, Jean-Claude : Slovar – Les nouvelles, Jean Renaud Roy : @jr_roy, jeandelaxr : Le jour et la nuit, Jon : @blogiboulga, Juan : SarkoFrance, Jules Praxis : @jules_praxis, Le Coucou : Le coucou de Claviers, Melclalex : A Perdre la raison, MrsClooney : La femme de George (s) , Mitslav : mtislav, Nicolas : Partageons mon avis, Nicolas : La rénovitude, Nicolas Cadène : Débat socialiste, Nicolas : Technoscopie.info, Renaud Chenu : parti pris, Richard Trois : Richardtrois, Rimbus : Rimbus le Blog, Romain Blachier : Lyonnitudes, Romain Pigenel : Variae, Ronald : Intox2007, Seb Musset : Les jours et l’ennui de… , Stef : Une autre vie, Sylvie Stefani : Trublyonne, Valérie de Saint-Do : Microcassandre, Vogelsong : Piratages, Yann Savidan Carnet de notes de…, Zeyesnidzeno : La France a peur
Pour faire avancer l’unité à gauche, faites comme nous : copiez, collez et personnalisez cette lettre ouverte, puis envoyez la vite aux responsables politiques de gauche que vous connaissez (députés, maires, sénateurs, responsables de parti, etc). N’hésitez pas à nous envoyer leur réponse. Vous pouvez pour commencer retrouver les mails de vos députés en cliquant ici. Et faites tourner !
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vendredi 5 novembre 2010
Retraites : par ville, les manifestations du samedi 6 novembre

On attend du monde, samedi 6, dans les quelque 260 cortèges qui défileront en France contre la réforme des retraites. Les rendez-vous ville par ville.
Les syndicats appellent à manifester comme prévu samedi 6 novembre, dans les rues des principales villes de France, même si la loi a été votée par le Parlement et est en attente de promulgation par le chef de l'Etat. Ce sera la 8e journée d’action, mais contrairement au 28 octobre, il pourrait y avoir du monde, cette fois-ci, car les lycéens et les familles seront rentrés de vacances. La colère provoquée par l’allongement des deux ans des bornes d’âge pour les départs en retraite n’est sans doute pas retombée. De plus, l’inquiétude est toujours grande chez les Français devant la montée du chômage des jeunes et des seniors.Voici, ville par ville, la liste (sous réserve d'erreurs ou omissions) des heures et des lieux de rendez-vous pour les manifestants.
Ain
Belley: rendez-vous à 10h, devant la mairie.
Bourg-en-Bresse: rendez-vous à 10h30, au Champ de foire.
Saint-Quentin: rendez-vous à 10h, place Stalingrad.
Laon: rendez-vous à 10h30, place de la Gare.
Soissons : rendez-vous à 10h, place de la République.
Château-Thierry : rendez-vous à 15h, place Paul-Doumer.
Chauny : rendez-vous à 10h, place de la mairie.
Villers-Cotterets : rendez-vous à 10h30, place Aristide Briand.
Allier
Montluçon : rendez-vous à 15h, place Jean Dormoy.
Moulins sur Allier : rendez-vous à 15h, devant le lycée Banville.
Vichy : rendez-vous à 10h, place de la Poste.
Hautes-Alpes
Gap : rendez-vous à 10h30, place du Conseil général.
Briançon : rendez-vous à 10h30, place d’Armes.
Alpes de Haute Provence
Digne: rendez-vous à 11h, place Charles de Gaulle.
Manosque: rendez-vous à 10h, porte Saunerie.
Sisteron : rendez-vous à 13h, pique-nique festif.
Alpes Maritimes
Nice: rendez-vous à 13h30, place Masséna.
Cannes : rendez-vous à 14h, kiosque des Allées.
Ardèche
Privas: rendez-vous à 10h30, place de la Préfecture.
Annonay: rendez-vous à 10h, devant l'usine Faya.
Aubenas : rendez-vous à 14h, zone Poncon Moulon.
Le Cheylard : rendez-vous à 10h, à la Mairie.
Ardennes
Charleville-Mézières : rendez-vous à 10h, place Ducale.
Ariège
Pamiers: rendez-vous à 10h, au lycée du Castella.
Aube
Troyes: rendez-vous à 10h, rue de la République.
Aude
Carcassonne: rendez-vous à 10h30, square Chénier.
Narbonne: rendez-vous à 10h30, au théâtre.
Aveyron
Rodez: rendez-vous à 10h, place d’Armes.
Decazeville : rendez-vous à 10h, au jardin public.
Millau : rendez-vous à 10h, place du Mandarous.
St-Affrique : rendez-vous à 10h, au jardin public.
Villefranche : rendez-vous à10h, à la Mairie.
Bouches-du-Rhône
Marseille : rendez-vous à 14h30, place Castellane.
Arles : rendez-vous à 10h30, boulevard des Lices.
Calvados
Caen : rendez-vous à 14h30, place St Pierre.
Lisieux : rendez-vous à 10h, place Mitterrand.
Cantal
Aurillac : rendez-vous à 10h, place des Carmes.
St-Flour : rendez-vous à 10h, allées Pompidou.
Charente
Angoulême : rendez-vous à 10h30 à la gare
Cognac : rendez-vous à 10h rue Camille Godard
Charente-Maritime
La Rochelle : rendez-vous à 10h30, place de Verdun.
Royan : rendez-vous à 10h30, place Charles de Gaulle.
Rochefort : rendez-vous à 10h30, place Colbert .
Saintes : rendez-vous à 10h30 Palais de Justice.
Cher
La Guerche sur l’Aubois : rendez-vous à 11h, place du Général de Gaulle.
Vierzon : rendez-vous à 10h30, Forum République.
Saint-Amand Montrond : rendez-vous à 10h30, place J.Girault.
Bourges : rendez-vous à 14h30, place Séreaucourt.
Corrèze
Brive : rendez-vous à 10h, espace des Trois Provinces.
Tulle : rendez-vous à 10h, place de la Cité administrative.
Ussel : rendez-vous à 15h, place de la République.
Corse-du-Sud
Ajaccio : rendez-vous à 10h Carrefour
Côtes-d’Armor
Dinan : rendez-vous à 10h30, esplanade de la Résistance.
Guingamp : rendez-vous à 10h30 place de l’Échiquier .
Lannion : rendez-vous à 11h parking de la Poste.
Saint-Brieuc : rendez-vous à 10h30 place de la Liberté.
Côte d'Or
Dijon : rendez-vous à 14h30, place de la Libération.
Beaune : rendez-vous à 10h, porte Saint-Nicolas.
Montbard : rendez-vous à 10h, place Gambetta.
Creuse
Guéret : rendez-vous à 10h00, devant la CCI.
Dordogne
Périgueux : rendez-vous à 10h30, au Palais de Justice.
Bergerac : rendez-vous à 10h30, au Palais de Justice.
Sarlat : rendez-vous à 10h30, place de la Mairie.
Doubs
Besançon : rendez-vous à 10h30, place de la Révolution.
Pontarlier : rendez-vous à 10h30, place d’Arçon.
Montbéliard : rendez-vous à 14h au Champ de Foire.
Drôme
Valence : rendez-vous à 10h, au Champ de Mars.
Montélimar : rendez-vous à 10h, au Théâtre.
Eure
Evreux : rendez-vous à 14h, à Bel Ebat ; manifestation départementale.
Eure-et-Loir
Chartres : rendez-vous à 14h30, place Châtelet.
Finistère
Brest : rendez-vous à 14h30 place de la Liberté.
Carhaix : rendez-vous à 14h30 centre ville.
Île de Batz : rendez-vous à 15h place de l’Eglise.
Morlaix : rendez-vous à 14h30 place de la Mairie.
Quimper : rendez-vous à 14h30 place de la Résistance.
Quimperlé : rendez-vous à 14h30 Coat Ker.
Gard
Nîmes : rendez-vous à 15h, à Maison Carrée.
Cèze : rendez-vous à 10h devant la Poste.
Alès : rendez-vous à 15h devant la Gare.
Bagnols-sur-Cèze : rendez-vous à 10h devant la Poste.
Le Vigan : rendez-vous à 10h30 devant la Mairie.
Uzès : rendez-vous à 11h à l’esplanade pour pique-nique; 14h15 départ pour Nîmes.
Haute-Garonne
Toulouse : rendez-vous à 10h allées Ch. De Fitte (métro St-Cyprien).
Saint-Cyprien : rendez-vous à 10h.
Saint-Gaudens : rendez-vous à 10h, place Jean Jaurès.
Gers
Auch : rendez-vous à 10h Halle Verdié face au jardin Ortholan
Gironde
Bordeaux : rendez-vous à 14h place de la Victoire
Hérault
Bédarieux : rendez-vous à 10h30.
Béziers : rendez-vous à 10h Bourse du Travail.
Sète : rendez-vous à 10h place de la Mairie.
Montpellier : rendez-vous à 14h30, aux rives du Lez.
Isère
Bourgoin-Jallieu : rendez-vous à 10h, parking Diederichs.
Grenoble : rendez-vous à 14h30, cours Jean Jaurès.
La Tour du Pin : rendez-vous à 10h, gare SNCF.
Roussillon : rendez-vous à 10h, place de la République.
Vienne : rendez-vous à 14h30, au Champ de Mars.
Ille-et-Vilaine
Fougères : rendez-vous à 10h30 sous-préfecture.
Redon : rendez-vous à 10h30 sous-préfecture.
Rennes : rendez-vous à 10h30 avenue Janvier.
Saint-Malo : rendez-vous à 10h30 ancienne gare.
Vitré : rendez-vous à 10h30 place de la Gare.
Indre
Châteauroux : rendez-vous à 10h place de la République.
Issoudun : rendez-vous à 10h place du Sacré Cœur.
Indre-et-Loire
Tours : rendez-vous à 15h place de la Liberté.
Isère
Bourgoin-Jallieu : rendez-vous à 10h parking Diederichs.
Grenoble : rendez-vous à 14H30 Cours Jean Jaurès.
la Tour du Pin : rendez-vous à 10h gare SNCF.
Roussillon : rendez-vous à 10h place de la République .
Vienne : rendez-vous à 14h30 champ de Mars.
Jura
Dole : rendez-vous à 10h avenue de Lahr
Lons-le-Saunier : rendez-vous à 10h Place de la Liberté
St Claude : rendez-vous à 10h Sous-préfecture
Landes
Dax : rendez-vous à 10h30, berges de l’Adour.
Parentis-en-Born : rendez-vous à 10h30, au Kiosque.
Loire
Roanne : rendez-vous à 10h30 Bourse du travail.
Saint-Etienne : rendez-vous à 10h15 Châteaucreux.
Haute-Loire
Brioude : rendez-vous à 10h30 place de Paris.
Puy-en-Velay : rendez-vous à 10h30 place Cadelade.
Loire-Atlantique
Ancenis : rendez-vous à 15h, RD 723, Station Esso.
Chateaubriand : rendez-vous à 15h, place de la Mairie.
Nantes : rendez-vous à 15h, devant le CHU.
St-Nazaire : rendez-vous à 15h, place de l’Amérique Latine (Ruban bleu).
Loiret
Gien : rendez-vous à 14h30, place de la Victoire.
Orléans : rendez-vous à 14h30, place du Martrois.
Montargis : rendez-vous à 14h30, place du Pâtis.
Lot
Biars-sur-Cère : rendez-vous à 10h, à la gare.
Cahors : rendez-vous à 10h, place du Général de Gaulle.
Figeac : rendez-vous à 10h, au lycée Champollion.
Lot-et-Garonne
Agen : rendez-vous à 10h, place de la Préfecture.
Marmande : rendez-vous à 10h, esplanade du Maré.
Lozère
Mende : rendez-vous à 10h, place de la Chicanette.
Maine-et-Loire
Angers : rendez-vous à 10h place Leclerc.
Cholet : rendez-vous à 10h30 place Travot.
Saumur : rendez-vous à 10h avenue du Général de Gaulle.
Mayenne
Laval : rendez-vous à 10h30, place du 11 novembre.
Morbihan
Auray : rendez-vous à 10h place du Loch.
Belle-Ile en mer : rendez-vous à 10h30 Embarcadère.
Groix : rendez-vous à 11h les Halles.
Lorient : rendez-vous à 10h place de la Mairie.
Ploërmel : rendez-vous à 10h à la Mairie.
Pontivy : rendez-vous à 10h la Plaine.
Vannes : rendez-vous à 10h la Rabine.
Manche
Cherbourg : rendez-vous à 10h30, place de la Mairie.
Granville : rendez-vous à 10 h, place du Calvaire.
Saint-Lô : rendez-vous à 14h30, à la mairie.
Marne
Chalons : rendez-vous à 10h, Maison des Syndicats.
Epernay : rendez-vous à 10h, place Carnot.
Reims : rendez-vous à 10h, Maison des Syndicats.
Vitry : rendez-vous à 10h, place de la Gare.
Meuse
Bar le Duc : rendez-vous à 14h30, à la Gare SNCF.
Verdun : rendez-vous à 10h, place du 8 mai 1945.
Moselle
Metz : rendez-vous à 14h30 place de la Gare.
Thionville : rendez-vous à 14h30 Sous-préfecture.
Sarreguemines : rendez-vous à 14h30 place de la Gare.
Sarrebourg : rendez-vous à 14h30 Hôtel de Ville.
Nord
Dunkerque : rendez-vous à 15h, place Jean Bart.
Maubeuge : rendez-vous à 14h30, mail de Sambre.
Valenciennes : rendez-vous à 10h30, place d’Armes.
Lille : rendez-vous à 14h30, porte de Paris.
Nièvre
Cosne : rendez-vous à 10h30 départ de la Poste.
Nevers : rendez-vous à 10h30 Bourse du Travail.
Oise
Beauvais : rendez-vous à 14h, place du Jeu de Paume.
Compiègne : rendez-vous à 10h, cours Guynemer.
Creil : rendez-vous à 10h, à la Faïencerie.
Orne
Alençon : rendez-vous à 14h, devant le Conseil général ; manifestation départementale.
Argentan : rendez-vous à 10h place Leclerc.
Flers : rendez-vous à 10h30 place de la Gare.
l’Aigle : rendez-vous à 10h place de la Poste.
Le Theil : rendez-vous à 9h30 rond point d’Ecomarché .
Pas-de-Calais
Arras : rendez-vous à 10h, place de la Gare.
Puy-de-Dôme
Clermont-Ferrand : rendez-vous à 10h, place du 1er mai.
Issoire : rendez-vous à 10h30 place de la Montagne.
Hautes Pyrénées
Tarbes: rendez-vous à 10h, Bourse du Travail.
Pyrénées-Atlantiques
Pau : rendez-vous à 10h30 place Clemenceau.
Bayonne : rendez-vous à 10h30 place Ste Ursule.
Pyrénées-Orientales
Perpignan: rendez-vous à 10h, place de Catalogne.
Bas-Rhin
Strasbourg: rendez-vous à 14h30, place de la République.
Haut-Rhin
Mulhouse: rendez-vous à 14h30, place de la Bourse.
Rhône
Lyon : rendez-vous à 14h, place Jean Jaurès.
Villefranche : rendez-vous à 10h30, place du Promenoir.
Haute-Saône
Gray : rendez-vous à 14h Quai Mavia.
Luxeuil les Bains : rendez-vous à 10h place du 8 mai.
Vesoul : rendez-vous à 14h Place Renet.
Sarthe
Le Mans : rendez-vous à 14h30 place Henri Vaillant (marché de Pontlieue)
Saône-et-Loire
Autun : rendez-vous à 15h, place de la Gare.
Chalon-sur-Saône : rendez-vous à 10h, à la Maison des Syndicats.
Le Creusot : rendez-vous à 10h, à l’Alto.
Mâcon : rendez-vous à 10h, place Genevès.
Montceau les Mines : rendez-vous à 10h, place de la Mairie.
Paray le Monial : rendez-vous à 10h, place de l’Europe.
Savoie
Albertville : rendez-vous à 14h30, place de la Sous-Préfecture.
Chambery : rendez-vous à 14h30, place Caffe.
Saint-Jean-de-Maurienne : rendez-vous à 14h30, place du Champ de Foire.
Haute-Savoie
Annecy : rendez-vous à 14h30, à la Préfecture.
Bonneville : rendez-vous à 10h, à la Mairie.
Thonon : rendez-vous à 10h30, place des Arts.
Paris
Paris: rendez-vous à 14h30, place de la République.
Seine Maritime
Dieppe : rendez-vous à 10h CCI .
Eu : rendez-vous à 10h place Guillaume le Conquérant.
Fécamp : rendez-vous à 10h Hôtel de Ville.
Le Havre : rendez-vous à 15h Hôtel de Ville.
Lillebonne : rendez-vous à 10h Théâtre Romain.
Rouen : rendez-vous à 14h cours Clemenceau.
Seine-et-Marne
Rendez-vous à Paris à 14h30, place de la République.
Yvelines
Rendez-vous à Paris à 14h30, place de la République.
Somme
Abbeville : rendez-vous à 15h, à l’Hôtel de Ville.
Amiens : rendez-vous à 14h30, à la Maison de la Culture.
Friville-Escarbotin : rendez-vous à 10h, place Jean Jaurès.
Tarn-et-Garonne
Montauban : rendez-vous à 10h30, esplanade des Fontaines.
Var
Draguignan : rendez-vous à 10h30 Sous-Préfecture puis pique-nique.
Toulon : rendez-vous à 14h place de la Liberté, puis concert.
Vaucluse
Avignon : rendez-vous à 14h, à la gare SNCF.
Vendée
la Roche sur Yon : rendez-vous à 14h30, place Napoléon.
Vienne
Châtellerault : rendez-vous à 10h, à la Manufacture.
Poitiers : rendez-vous à 10h, promenade des Cours.
Haute-Vienne
Limoges : rendez-vous à 14h30, place de la République.
Saint-Junien : rendez-vous à 10h Bourse du Travail.
Saint-Yrieix : rendez-vous à 10h place de la Nation.
Yonne
Auxerre : rendez-vous à 11h, à l’Arquebuse.
Sens : rendez-vous à 11h, au marché couvert.
Territoire de Belfort
Belfort : rendez-vous à 14h Maison du Peuple.
91, 92 ,93 ,94 ,95
Paris: rendez-vous à 14h30, place de la République.
samedi 9 octobre 2010
manifestations unitaires du 12 octobre
01 - Ain
Bourg en Bresse -> 14h30, Champ de Foire
Belley -> 17h30, place de la mairie
02 - Aisne
St Quentin -> 17h00 place Lafayette
Soissons -> 15h00 - place de la république
Hirson -> 17h00 - Maison des travailleurs - Rue dinant
Château-Thierry -> 17h00 - Place Paul Doumer
Laon -> 10h, devant le lycée Paul Claudel (RDV Lycéens : 8h30 devant le Lycée Pierre-Méchain pour rejoindre le lycée Paul Claudel)
Chauny -> 15h place de la mairie
Villers Cotterêts -> 14h15 Place Aristide Briand
Fresnoy le Grand -> 17h00 - Parking du Stade (face au Magasin U)
03 - Allier
Moulins -> 15h devant le lycée de Banville
Montluçon -> 15h, place Jean Dormoy
Vichy -> 15h, place de la Poste
04 - Alpes-de-Haute-Provence
Digne-les-Bains : 11h00 - Place Charles de Gaulle
Manosque : 10h30 - Porte de la Saunerie
05 - Hautes-Alpes
Gap : 10h00 – Esplanade du conseil général
Briançon : 11h00 – Places d’armes
06 - Alpes-Maritimes
Nice -> 14h Place Masséna
07 - Ardèche
Aubenas -> 14h, Rond Point de la zone commerciale Ponson-Moulon
Privas -> 10h30, devant la préfecture
Le Cheylard -> 10h devant la mairie
Annonay -> 14h, devant l'usine Faya
08 - Ardennes
Charleville Mézières -> 13h Pont des Deux Villes
09 - Ariège
Foix -> 10h en haut des Allées de Villote
10 - Aube
Troyes -> 13h30, rue de la République
Romilly -> 10h, parking de la gare
11 - Aude
Narbonne -> 10h, parvis du Théâtre
Carcassonne -> 9h30, square André Chénier
12 - Aveyron
Rodez -> 14h30, place d'Armes
Millau -> 10h ???
Decazeville -> 10h ???
13 - Bouches-du-Rhône
Marseille -> 10h30, Vieux Port
Arles -> 10h30, place de la république
14 - Calvados
Caen -> 10h, Place St Pierre
Lisieux : 10h00 - Place François Mitterrand
15 - Cantal
Aurillac -> 10h, Place des Carmes
St Flour -> 17h, Allées Pompidou
16 - Charente
Angoulême : 10h00 - Gare d’Angoulême
Cognac : 17h30 - Place Camille Godard
Roumazières : 10h00 - Place du Marché
17 - Charente-Maritime
La Rochelle -> 10h30 devant l’Aquarium (RDV Lycéens : 10h30 devant la Gare SNCF pour rejoindre le cortège)
Saintes -> 10h30, devant le Palais de Justice
Rochefort -> 10h30, Place Colbert
Jonzac -> 17h30, Jardin public
Royan -> 17h30, Place Charlles de Gaulle
18 - Cher
Bourges -> 10h30, place Séraucourt
Vierzon -> 10h30, Forum République
Saint-Amand -> 10h30, place Jean Giraud
Saint-Florent-sur-Cher -> 10h30, place de la République
La Guerche -> 11h, place du Général de Gaulle
Aubigny sur Nère : 16h00 - devant la Mairie
19 - Corrèze
Brive -> 10h, place Thiers
Tulle -> 15h, place de la Cité Administrative
Ussel -> 15h, place de la République
2A - Corse-du-Sud
Ajaccio -> 10h, Cours Prince Imperial Carrefour
Porto-Vecchio -> 10h30, place de la mairie
2B - Haute-Corse
Bastia -> 10h place d'armes
21 - Côte-d'Or
Dijon : 14h30 - Place de la Libération
Beaune : 10h00 - Porte Saint Nicolas
Montbard : 17h00 - Place Gambetta
22 - Côtes-d'Armor
Dinan -> 11h30, devant la mairie
Guingamp -> 10h30, Place de l’Echiquier
Lannion -> 11h, Parking de la Poste
St-Brieuc -> 10h30, Place de la Liberté
23 - Creuse
Guéret : 14h00 - Place Bonnyaud
24 - Dordogne
Périgueux -> 14h, Palais de Justice
Bergerac -> 15h30, Palais de Justice
Sarlat -> 15h, Place de la Grande Rigaudie
Nontron -> 18h, Place de la Mairie
25 - Doubs
Besançon -> 14h, Place de la Révolution
Montbéliard -> 14h, Place du Champ de Foire
Pontarlier -> 17h30 Place d'Arçon
26 - Drôme
Montélimar -> 14h30, devant le théâtre
Valence -> 14h30, Champ de Mars
27 - Eure
Evreux -> 14h30, Bel Ebat
Vernon -> 14h, devant la Mairie
Pont-Audemer -> 10h30, devant le lycée Jacques Prévert
28 - Eure-et-Loir
Chartres -> 10h, place des Epars
29 - Finistère
Brest -> 11h, Place de la Liberté
Morlaix -> 11h, Place de la Mairie
Quimper -> 11h, Place de la Résistance
Quimperlé -> 11h, Coat Ker
Carhaix -> 11h, place du Champs de Foire
30 - Gard
Alès -> 10h, Place de la Mairie
Bagnols-sur-Cèze -> 10h, devant La Poste
Le Vigan -> 10h, Place de la Mairie
Uzès -> 10h, devant le lycée Guynemer
Nîmes -> 15h, Jardins de la Fontaine
31 - Haute-Garonne
Toulouse -> 10h, allées Charles-de-Fitte (Métro St Cyprien)
Saint Gaudens -> 14h30 - Place Jean Jaurès
32 - Gers
Auch -> 10h, allées Lagarasic (siège UMP)
33 - Gironde
Bordeaux -> 11h, Place de la Victoire
Libourne : 17h30 - au Square du 15ème Dragon
34 - Hérault
Montpellier -> 15h, Rives du Lez (face à l'Hôtel de Région)
Béziers -> 10h, Bourse du Travail
Sète -> 10h, devant la mairie (RDV Lycéens : 8h devant le lycée Paul-Valery)
35 - Ille-et-Vilaine
Rennes -> 11h, avenue Janvier
Fougères -> 17h30, devant la sous-préfecture
Redon -> 17h, devant la sous-préfecture
St Malo -> 11h, devant l'ancienne Gare
Vitré -> 17h30, place de la gare
36 - Indre
Châteauroux -> 10h, Place de la République
Issoudun -> 15h, Place du Sacré Coeur
37 - Indre-et-Loire
Tours -> 10h, Place de la Liberté
38 - Isère
Grenoble -> 10h Cours Jean Jaurès
Roussillon -> 10h place de la République
La Tour du Pin -> 10h gare
Bourgoin -> 10h parking Diederichs
Vienne -> 14h30 Champ de Mars
Beaurepaire -> 18h, salle du Rocher
39 - Jura
Lons -> 14h30, Place de la Liberté
Dole -> 10h, avenue de Lahr
St Claude -> 10h, devant la sous-préfecture
40 - Landes
Dax -> 15h, boulevard St Pierre (au niveau des arènes)
Mont de Marsan -> 10h, avenue du Maréchal Foch
41 - Loir-et-Cher
Blois -> 14h30 - Parc des Expositions
Romorantin : 10h30 - à la Sous-préfecture
Vendôme : 10h00 - Place de la Liberté
42 - Loire
Saint-Etienne -> 10h15, Châteaucreux
Roanne -> 10h15, Bourse du Travail
43 - Haute-Loire
Le Puy en Velay : 10h30 - Place Cadelade
44 - Loire-Atlantique
Nantes -> 14h30, devant le CHU
Saint-Nazaire -> 14h30, devant le ruban bleu
Ancenis -> 14h30, rond point de la Noëlle
Châteaubriant -> 14h30, place de la mairie
45 - Loiret
Orléans : 10h30 - Place du Martroi
Gien : 10h30 - Place de la Victoire
Montargis : 10h30 - Place du Pâtis
46 - Lot
Cahors -> 14h30, Place Mitterrand
Figeac -> 15h, devant le Lycée Champollion
Biars-sur-Cère -> 10h, devant la gare
47 - Lot-et-Garonne
Agen -> 10h, place de la préfecture
Marmande -> 15h, esplanade du Maré
48 - Lozère
Mende -> 16h30, la Chicanette
49 - Maine-et-Loire
Angers -> 10h30, place Leclerc
Cholet -> 10h30, place Travot
Saumur -> 10h30, place de la mairie
Segré -> 17h, place du port
50 - Manche
Cherbourg -> 13h, place Napoléon
Saint-Lô -> 10h30 place de la mairie
Coutances -> 10h30 place du parvis
Granville -> 10h30 place de la mairie
Avranches -> 14h30 place Panton
51 - Marne
Reims : 10h00 - Maison des syndicats
Chalons en Champagne : 10h00 - Maison des syndicats
Epernay : 10h00 - Place Carnot
Montmirail : 15h30 - devant chez Axon
Vitry le François : 10h00 - Espace Lucien Herr
Sainte Menehould : 10h00 - Parking du Super U
Sézanne : 10h00 - devant l’Union Locale
52 - Haute-Marne
Saint Dizier -> 17h, place de la mairie
Chaumont -> 17h place de l’hôtel de ville
53 - Mayenne
Laval -> 10h30, devant la préfecture
54 - Meurthe-et-Moselle
Nancy -> 14h30, Place Dombasle
Longwy -> 14h30, Place Darche
Toul -> 10h, Place Ronde
55 - Meuse
Verdun -> 10h, Parking du 8 Mai 1945
Bar-Le-Duc -> 14h30, Place de la Gare
56 - Morbihan
Vannes -> 10h, La Rabine
Lorient -> 10h, Maison des Syndicats
Pontivy -> 10h, La Plaine
Ploërmel -> 10h, devant la mairie
Belle-Ile -> 10h30, Embarcadère
Groix -> 10h, aux Halles
57 - Moselle
Metz -> 14h30, devant le centre Pompidou
58 - Nièvre
Cosne -> 16h, devant La Poste
Nevers -> 16h, Place Carnot
59 - Nord
Lille -> 14h30, Porte de Paris
Armentières : 9h30 - Place Jules Guesde
Cambrai : 10h00 - devant l’Hôtel de Ville
Douai : 9h30 - Place d’Armes
Dunkerque : 15h00 - Place Jean Bart
Maubeuge : 10h00 - Espace Rive Gauche, Mail de la Sambre
Valenciennes : 10h00 - Place d’Armes
60 - Oise
Beauvais -> 14h30, place du Jeu de Paume
Compiègne -> 10h, cours Guynemer
Montataire -> 10h, place de la mairie
61 - Orne
Alençon -> 11h, rond-point du lycée Alain
Flers -> 15h30, devant le lycée Guéhenno
Argentan -> 15h, place Leclerc
L'Aigle -> 17h, place de La Poste
Mortagne -> 17h, devant la mairie
62 - Pas-de-Calais
Lens : 10h00 - Place du Cantin
Arras : 10h00 - Place de la Gare SNCF
Béthune : 8h30 - Manf’-action départ du parking de Brico dépôt (derrière Auchan)
Boulogne : 9h30 - quai Gambetta
Calais : 9h - Rendez-vous Place de l’Hôtel de Ville
63 - Puy-de-Dôme
Clermont-Ferrand : 10h00 - Place du 1er mai
Issoire : 17h00 - Place de la Montagne
64 - Pyrénées-Atlantiques
Bayonne : 10h30 - Place Sainte-Ursule
Pau : 10h30 - Place de Verdun
65 - Hautes-Pyrénées
Tarbes -> 10h, Bourse du Travail
66 - Pyrénées-Orientales
Perpignan -> 10h, Place de Catalogne
67 - Bas-Rhin
Strasbourg -> 14h30, Place de la République
68 - Haut-Rhin
Colmar -> 11h, devant la préfecture
Mulhouse -> 16h30, place de la Bourse
69 - Rhône
Lyon -> 10h30, place Ambroise Courtois
Villefranche -> 10h30, place de la Libération
70 - Haute-Saône
Vesoul -> 14h, place Renet
Gray -> 14h, parking Mavia
71 - Saône-et-Loire
Chalon -> 15h, devant la maison des syndicats
Mâcon -> 15h, place Genevès
Le Creusot -> 15h00, Alto
Louhans : 10h00, place de la charité
Paray -> 15h au Rond-Point Intermarché – Zone du Champ Bossu
Montceau -> 17h place de la mairie
Autun -> 17h place de la gare
72 - Sarthe
Le Mans -> 9h30, devant le Palais des Congrès
Sablé-sur-Sarthe -> 10h15, place du Champs de Foire
73 - Savoie
Chambéry -> 14h30, place Caffe
Albertville -> 14h30, devant la sous-préfecture
Saint-Jean de Maurienne -> 14h30, place du Champ de Foire
74 - Haute-Savoie
Thonon-les-Bains -> 10h, Square Aristide Briand
Annecy -> 14h30, devant la préfecture
75 - Paris
Paris -> 13h30, Montparnasse
76 - Seine-Maritime
Rouen -> 10h, cours Clémenceau
Le Havre -> 10h, quai Southampton
Dieppe -> 10h, gare
Fécamp -> 14h30, maison des syndicats
Lillebonne -> 16h30, Théâtre Romain
77 - Seine-et-Marne
Rendez-vous à Paris (13h30, Montparnasse)
78 - Yvelines
Rendez-vous à Paris (13h30, Montparnasse)
79 - Deux-Sèvres
Niort -> 11h30 Place de la Brèche
Thouars -> 11h Place Lavault
Bressuire -> 17h30 Place St jacques
Parthenay -> 17h30 devant le palais des congrès
80 - Somme
Amiens - 14h30, face à la Maison de la Culture
Friville -> 14h30, place Jean Jaurès
Ham-Nelse : 14h30 - Place du Château d’eau
Woincourt : 15h00 - devant la Chambre Patronale
Doullens : 17h30 - Place de l’Hôtel de Ville
Abbeville : 15h00 - Place de l’Hôtel de Ville
Nesle -> 12H30 Devant l’entreprise Syral
81 - Tarn
Albi -> 14h30, Place du Vigan
Castres -> 16h30, devant la sous-préfecture
82 - Tarn-et-Garonne
Montauban -> 14h30, Esplanade des Fontaines
83 - Var
Toulon -> 10h, place de la Liberté
Draguignan -> 10h30, devant la sous-préfecture
84 - Vaucluse
Avignon -> 10h, Porte de l'Oulle
85 - Vendée
La-Roche-sur-Yon -> 14h, place Napoléon
Fontenay le Comte : 10h00 - Place de Verdun
86 - Vienne
Poitiers : 14h30 - devant Pôle Emploi (zone du grand large)
Chatellerault : 10h00 - ZI nord devant Spirax sarco ( ancien leader price )
87 - Haute-Vienne
Limoges : 10h00 - Place de la République
88 - Vosges
Epinal -> 14h30, devant la capitainerie (port)
89 - Yonne
Auxerre : 15h00 - Maison des Syndicats, Rue Max Quantin
Saint Florentin : 10h00 - Port du canal
Sens : 10h00 - Place du Marché
90 - Territoire de Belfort
Belfort : 10h00 - devant Maison du Peuple
91, 92, 93, 94, 95
Rendez-vous à Paris (13h30, Montparnasse)
971 - Guadeloupe
972 - Martinique
Fort-de-France -> 8h30, maison des syndicats (Jardin Desclieux)
973 - Guyane
Cayenne -> 8h30, devant la caserne des pompiers
974 - Réunion
St Pierre -> 9h, gare routière
St Denis -> 9h au petit marché
976 - Mayotte
lundi 28 juin 2010
Humeurs : Retraites : l'humain comme préoccupation !
Une nouvelle fois, ce jeudi les organisations syndicales (presque toutes) manifesteront dans les rues comme dans notre ville en fin d'après midi devant l'hôtel de ville.
Alors que les uns, déjà retraités exprimeront une colère, d'autres feront entendre un profond sentiment d'inquiétude; beaucoup en tout cas ont une impression d'injustice à l'annonce du projet gouvernemental sur les retraites.
Le système de retraite par répartition ne repose t'il pas sur une vision solidaire de la société : les actifs payent des cotisations qui sont réparties entre les retraités. Cette répartition a pour résultat un transfert du pouvoir d'achat entre générations. Elle repose sur une conception du travail au service de l'homme.
L'actuel projet laisse un sentiment d'injustice profonde : La contribution supplémentaire demandée aux hauts revenus et à ceux du capital reste de l'ordre purement symbolique.
La réforme des retraites voulue par le gouvernement ne va t'elle pas accroître la régression sociale ? Elle exclue d'entrée la seule solution équitable : une réforme globale du système économique qui ait pour finalité le service de l'homme, une vraie reconnaissance de son travail, une juste répartition des richesses, un système de solidarité équilibré entre les actifs et retraités.
Cette réforme semble pénaliser les femmes, les jeunes, les
demandeurs d'emploi mais aussi les seniors qui sont déjà concernés par
la précarité et le chômage. L'aspect pénibilité semble demeurer à de
belles intentions.
Autre aspect, le projet dévalorise la vie de l'homme en le réduisant à
un outil de production, sans aucune considération pour son
épanouissement personnel, son investissement social, culturel,
familial...
Exploiter l'homme au travail, l'user et l'anéantir au service de la
finance et de l'enrichissement de quelques uns, tel n'est pas le projet
pour l'humanité. Chacun aspire à une vie pleine, épanouie au service
d'un vivre ensemble.
Les mobilisations de ce jour seront placées sous le triple signe de la
résistance, de l'Espérance mais aussi sur celui d'un voeu : une vie
équitable pour tous !
24 juin 2010 - DERIOT Daniel
vendredi 18 juin 2010
Retraites : appel contre l'intoxication sarkozyste, tous en grève le 24 juin !
Source : http://www.brn-presse.fr/
Bastille République Nations
(Nicolas Sarkozy, Mars 2005, s'exprimant sur le Traité Constitutionnel, pardon capitaliste, européen...avec sa conception très particulière de la démocratie que nous avons pu expérimenter par la suite)
Et on va le laisser recommencer sur
les retraites ?
Pour nous, c'est NON !
Rien n'est joué : comme avec le CPE, on a
déjà vu une loi votée mais pas appliquée !
Contre le projet Sarkozy de Défaire méthodiquement le programme du CNR , j'ai à coeur de diffuser largement l'appel suivant Retraites chômage : arrêtons la désinformation car, selon la CGT, le potentiel de mobilisation est énorme le 24 juin.
(Source : http://www.cgt.fr/spip.php?article37447)
Le chômage de masse, la précarité, le déficit des retraites, de la santé, du budget de l’Etat, ne sont que les multiples symptômes d’une même maladie. Celle de l’explosion des inégalités au cours des 30 dernières années, suite aux dérégulations qui ont laissé le champ libre à la goinfrerie sans bornes des dirigeants des grands groupes financiers et de leurs principaux actionnaires.
Nous sommes des syndicalistes, des salariés, des économistes, des sociologues, des retraités. Les retraites et le chômage concernent toutes les générations. La désinformation permanente sur ces deux dossiers, volontaire ou involontaire, est dangereuse pour notre démocratie. Ensemble nous souhaitons ouvrir une brèche dans ce mur de la désinformation.
Nous n’acceptons pas que les jeunes soient les premières victimes de la prochaine « réforme » des retraites. Repousser l’âge minimal de départ à la retraite ou augmenter le nombre d’annuités nécessaires aggraverait encore le chômage des jeunes qui est déjà de 24% parmi les jeunes « actifs ». Le chômage étant ce qu’il est, mieux vaut un senior de 60 ans à la retraite qu’un jeune de 23 ans au chômage. Nous n’acceptons pas que les femmes, déjà lourdement pénalisées tout au long de leur vie au travail (salaires inférieurs, temps partiels imposés...) le soient encore au moment de prendre leur retraite (manque d’annuités…). Nous n’acceptons pas que la France se dirige vers un système de retraites à l’anglo-saxonne basé sur l’individualisme et la logique financière.
Nous n’acceptons pas l’idéologie du « travailler toujours plus » qui accentue les inégalités et peut conduire, parfois, aux pires extrémités. Nous n’acceptons pas la répartition actuelle des patrimoines et des revenus. Des « réformes » irresponsables ont déjà été mises en œuvre. En 2007, le gouvernement a encouragé les heures supplémentaires, en les exonérant de cotisations sociales. En 2008, il a autorisé le cumul d’une retraite à taux plein et d’un salaire à temps complet ou partiel, sans limite de revenus.
Le chômage de masse est la cause des déficits sociaux et de la crise
Le chômage de masse n’est rien d’autre qu’une répartition imposée du temps de travail, entre ceux qui se ruinent la santé au travail et ceux qui n’ont pas d’emploi, ou seulement des petits boulots précaires. La persistance d’un chômage élevé depuis 30 ans a instauré un rapport de force défavorable aux salariés et conduit à une répartition intenable des richesses créées (60 % pour les salaires, 40 % pour les profits). La répartition autoritaire et imposée du temps de travail est donc la cause première de la crise.
C’est ce qu’expliquait en novembre 2008 l’économiste Michel Aglietta dans La crise d’un modèle de croissance inégalitaire
« Les évolutions des salaires réels et de la productivité ont été déconnectées, entraînant une modification de la répartition des revenus. Comment entretenir dans ces conditions la croissance dans les pays riches ? Il a fallu déconnecter la dépense et le revenu, en stimulant la consommation par le crédit. [...] La croissance ne pouvant plus être dopée par l’endettement, il va falloir que le revenu salarial se remette à progresser en ligne avec la productivité. Pour le dire autrement, le degré d’inégalité atteint dans les sociétés occidentales est devenu un frein à la croissance. [...] Il faudra revenir sur les cadeaux fiscaux systématiques qui ont été faits aux plus riches pendant des années. »
Expliquer, proposer
Nous devons expliquer aux « 18 – 45 ans », que seul un système de retraite intégralement par répartition et à prestations définies peut leur garantir, le moment venu, une pension de retraite correcte. En effet, la caractéristique principale de la retraite par répartition est sa sécurité, puisque son financement repose sur un indice peu aléatoire, la masse salariale globale. Dans 30 ou 40 ans, il y aura toujours des dizaines de millions d’actifs qui cotiseront pour payer les retraites.
Nous appelons chacun à exiger que toutes les propositions de financement des retraites soient débattues dans la transparence.
Par exemple :
suppression des avantages fiscaux et sociaux accordés à l’épargne salariale par capitalisation
suppression
de quelques autres exonérations sociales et fiscales puisque leur
montant total s’élève à 140 milliards d’euros par an (Libération du 28
janvier)
cotisations
sociales sur l’ensemble des revenus liés aux salaires (intéressement,
participation, primes diverses, stock-options …)
élargissement
de l’assiette des cotisations à l’ensemble de la valeur ajoutée des
entreprises et aux revenus des placements financiers
augmentation de la progressivité de l’impôt sur le revenu
les
10 milliards d’euros versés chaque année dans les systèmes d’épargne
retraite en capitalisation devraient dorénavant être versées pour la
répartition
pas de pension inférieure au Smic. Indexation des pensions sur l’évolution des salaires
Nous appelons chacun à exiger une autre répartition du temps de travail.
Par exemple :
abrogation des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires
rétablissement des contingents annuels autorisés d’heures supplémentaires
majoration des cotisations chômage sur les heures dépassant les 1600 heures annuelles
incitations au retour à 35 heures et à la semaine de 4 jours
suite
à la démolition de la loi sur les 35 heures, plus de 2 millions de
salariés subissent le contrat de travail en jours, sans aucune
référence horaire, avec tous les dangers en termes de santé et
d’emploi. Arrêtons cette dérégulation qui se justifie au plus pour
quelques dizaines de milliers de cadres
hormis
pour ceux ayant de faibles pensions, le revenu cumulé d’une pension et
d’un salaire ne devrait pas être supérieur au dernier salaire
d’activité à temps complet
En 2006, c’est ensemble (jeunes, étudiants, salariés, retraités …) que nous avons empêché la généralisation de la précarité que le gouvernement voulait nous imposer avec le CPE.
En 2010, c’est ensemble (jeunes, étudiants, salariés, retraités …) que nous défendrons le droit de chacun à un véritable emploi et le droit à une retraite par répartition à prestations définies.
Parmi les premiers signataires de l’appel (voir en ligne ici):
http://www.retraites-enjeux-debats.org/
mercredi 19 mai 2010
L’appel exigences-citoyennes-retraites.
La Fondation Copernic et l’association Attac lancent une pétition pour une "vaste mobilisation citoyenne" sur les retraites, demandant une taxation des profits pour s’attaquer aux déficits et la fin de "l’idéologie absurde du travailler toujours plus".
"Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne pour stopper cet engrenage", écrivent l’association altermondialiste Attac et la Fondation Copernic, qui rassemble notamment des universitaires et des acteurs du mouvement social.
Soulignant que les réformes des retraites menées depuis 1993 "ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20%", elles jugent que le gouvernement prépare un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein et un recul de l’âge légal minimal.
"Ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes", déplore le texte de la pétition.
"La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie", poursuivent ses auteurs pour qui l’objectif principal serait de rassurer les marchés financiers.
Pour régler le problème des déficits, le texte propose comme alternative "un accroissement des prélèvements sur la richesse produite", visant particulièrement les profits pour "en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers".
L’appel peut être signé sur http://exigences-citoyennes-retraites.net/
Le gouvernement français s’apprête à engager une nouvelle réforme qui risque de porter un coup fatal au système de retraite par répartition en jurant une fois de plus que c’est pour le sauver. Le bilan des réformes menées depuis 1993 est déjà catastrophique, car toutes les dispositions prises (calcul sur les vingt-cinq meilleures années, indexation sur les prix et non plus sur les salaires des actifs, allongement de la durée de cotisation sous peine de décote ont déjà fait baisser le niveau des pensions d’environ 20 %. Elles ont aggravé les inégalités déjà fortes entre les pensions des hommes et des femmes. Le Conseil d’orientation des retraites (COR) prévoit que le taux de remplacement moyen œ†niveau de la retraite par rapport au salaire œ†passerait de 72 % en 2007 à 59 % en 2050. Cette dégradation continuera donc de frapper les actuels retraités et touchera également les générations suivantes.
Malgré ce bilan désastreux, le gouvernement veut aller encore plus loin en supprimant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans en le portant à 62, voire 65 ou 67 ans, comme le demande le Medef, et en remettant en cause le calcul sur les six derniers mois d’activité des retraites du secteur public. Jumelées avec un nouvel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein, ces mesures condamneraient à la pauvreté la plupart des futurs retraités, surtout les femmes et tous ceux et celles qui ont connu et connaîtront des périodes de chômage et de précarité importantes. Ce sont les salarié(e)s les plus jeunes qui subiraient les effets cumulés de ces orientations au moment de partir à la retraite. Le gouvernement et le patronat persistent à vouloir durcir les conditions de départ en retraite alors même que les entreprises continuent de se débarrasser des salariés âgés avant qu’ils aient acquis la totalité de leurs droits. Exiger que les salariés travaillent et cotisent plus longtemps, alors que l’âge moyen de cessation d’activité est de 59 ans, ne vise qu’à baisser le niveau des pensions. De plus, cette logique remet en cause la solidarité intergénérationnelle. Il n’y a aucun sens à augmenter l’âge de la retraite alors que le chômage de masse sévit pour les jeunes. Au lieu de voir dans la retraite par répartition une transmission perpétuelle et solidaire de la prise en charge d’une génération par la suivante, le gouvernement et le patronat, afin d’attiser la division, la stigmatisent comme un fardeau pour la seule génération à venir. Le danger ne s’arrête pas là. Le COR dessine les contours d’une réforme pour remplacer notre système par un autre par points ou par comptes notionnels.
Dans les deux cas, il s’agirait de ne plus avoir à assurer un taux de remplacement du salaire défini à l’avance et de faire de la variation du niveau des pensions le moyen d’équilibre financier des régimes. Cela aggraverait encore la baisse du niveau des pensions et contraindrait les salariés, particulièrement les salarié(e)s pauvres et effectuant les travaux pénibles, à travailler toujours plus longtemps. La vraie raison des mesures qui s’annoncent n’est pas liée à la démographie. La crise financière a provoqué une récession et donc une flambée des déficits publics. Les États continuent benoîtement à financer leurs déficits en empruntant sur ces mêmes marchés financiers qui ont provoqué la crise. Réduire ces déficits pourrait se faire par une taxation du capital. Mais les spéculateurs refusent évidemment cette solution, demandent que les États donnent des gages et exigent une réduction des dépenses publiques. Une alternative à cette régression sociale existe pourtant. A moins de décréter la paupérisation des retraité(e)s, il est normal de couvrir les besoins sociaux liés à l’augmentation de leur part dans la population par un accroissement des prélèvements sur la richesse produite. Les déficits des caisses de retraite sont essentiellement dus au refus obstiné de le faire. Pourtant, le besoin supplémentaire de financement nécessaire aux retraites est réalisable puisqu’il a été chiffré en 2007 par le COR entre 1 et 2 points de PIB jusqu’en 2050, à comparer avec la chute de la part de la masse salariale de 8 points au cours des dernières décennies et avec l’explosion correspondante des dividendes, qui sont passés de 3,2 % du PIB en 1982 à 8,5 % en 2007. Il est donc juste d’augmenter la part des salaires et des pensions dans la richesse produite en s’attaquant aux profits. Le financement des retraites est possible à condition d’en finir avec l’actuel partage éhonté de la richesse au bénéfice des revenus financiers. C’est ce partage qui constitue le tabou à faire sauter, et non l’âge de départ. Il s’agit là d’un choix politique de justice et de solidarité. La question des retraites pose celle de la société dans laquelle nous voulons vivre. Nous ne pouvons accepter la paupérisation programmée des futurs retraité(e)s, l’idéologie absurde du "travailler toujours plus" et la destruction des solidarités sociales. Nous souhaitons contribuer à une vaste mobilisation citoyenne (réunions publiques, appels locaux pour stopper cet engrenage.
Premiers signataires :
Alain Accardo (sociologue, université Bordeaux-III) Étienne Adam
(Fase/Anpag basse Normandie, Solidaires précaires chômeurs Caen)
Vladimir Andreff (économiste, université Paris-I) Jean-Christophe
Angaut (philosophe, École normale supérieure) Michel Angot (secrétaire
national de la FSU) Michaël Assous (économiste, université Paris-I)
Clémentine Autain (féministe, membre de la Fase et directrice du
mensuel Regards) Geneviève Azam (économiste, université Toulouse-II)
Ana Azaria (présidente de Femmes Égalité) Nicole Azoulay (économiste,
université Paris-VII) Julien Bach (haut fonctionnaire) Marinette Bache
(présidente de Résistance sociale) Odile Barbot (militante associative)
Louis-Marie Barnier (syndicaliste, sociologue) Catherine Baron
(professeure, université Toulouse-II) Philippe Batifoulier (université
Paris-X) Christophe Baticle (sociologue, université de Picardie
Jules-Verne) Francine Bavay (conseillère régionale) Julien Bayou
(Génération précaire) Laure Bazzoli (économiste, université Lyon-II)
Alain Beitone (professeur de sciences économiques et sociales,
Marseille) Marie-Claude Belis-Bergouignan (professeure d’économie,
université Bordeaux-IV) Rachid Belkacem (économiste, université
Nancy-II) Emmanuelle Bénicourt (économiste, université de Valenciennes)
Mathieu Béraud (économiste, université Nancy-II) Laure Bereni
(sociologue, École normale supérieure) Claude Bernard (président
national de l’UNRPA) Sophie Beroud (politiste, université Lyon-II) Éric
Berr (économiste, université Bordeaux-IV) Gérard Berthiot (premier
vice-président de la région Champagne-Ardenne, PS) Élodée Bertrand
(économiste, université de Dunkerque) Olivier Besancenot (porte-parole
du NPA) Dominique Bessire (professeure de sciences de gestion,
université Orléans) Éric Beynel (secrétaire national de l’Union
syndicale Solidaires) Martine Billard (députée, Parti de gauche)
Baptiste Bloch (Attac Campus) Catherine Bloch London (sociologue)
Jean-Jacques Boislaroussie (porte-parole des Alternatifs) Luc Boltanski
(sociologue, École des hautes études en sciences sociales) Matthieu
Bonduelle (secrétaire général du Syndicat de la magistrature) Paul
Bouffartigue (sociologue, CNRS) Jean Brafman (conseiller régional
d’Í´•-de-France) Jean-Claude Branchereau (syndicaliste CGT Banques)
Patrick Braouezec (député de Seine-Saint-Denis) Patrick Brody
(syndicaliste) Charlotte Brun (secrétaire nationale du PS aux personnes
âgées, handicap et autonomie) François Brun (sociologue, GTM-CNRS)
Marie-George Buffet (députée, secrétaire nationale du PCF) Hélène
Cabioc’h (Aitec) Gérard Caby (président des Amis de la Terre, Nord)
Claude Calame (directeur d’études, École des hautes études en sciences
sociales) Bernard Cassen (secrétaire général de Mémoire des luttes,
président d’honneur d’Attac) François Castaing (économiste, université
Paris-VIII) Robert Castel (sociologue, directeur d’études, École des
hautes études en sciences sociales) David Cayla (économiste, université
d’Angers) Leila Chaibi (L’Appel et la pioche, coprésidente de la
Fondation Copernic) Jean Claude Chailley (secrétaire général de
Résistance sociale) Philippe Chanial (sociologue, université
Paris-Dauphine, secrétaire général de la Revue du Mauss) Patrick
Champagne (sociologue, CSE-CNRS) Christophe Charle (professeur à
l’université de Paris-I-Panthéon-Sorbonne) Juliane Charton (trésorière
nationale de l’Union nationale lycéenne) Sébastien Chauvin (sociologue,
université d’Amsterdam) Jean-Jacques Chavigné (CN du PS, coauteur de
SOS-Sécu !) Solange Cidreira (Initiative féministe européenne) Maxime
Combes (Aitec-Ipam, Paris) Pierre Concialdi (économiste-chercheur)
Philippe Corcuff (politiste, IEP de Lyon, conseil scientifique d’Attac)
Laurent Cordonnier (économiste, université Lille-I) Delphine Corteel
(enseignant-chercheur, université de
Reims-Champagne-Ardenne-Laboratoire IDHE (ENS Cachan-CNRS) Annick Coupé
(secrétaire nationale de l’Union syndicale Solidaires) Pierre
Cours-Salies (professeur de sociologie, université Paris-VIII)
Françoise Cousin (ethnologue) Nathalie Coutinet (économiste, université
Paris-XIII)
Thomas Coutrot (économiste-statisticien, coprésident d’Attac) Daniel
Couy (Apeis) Monique Crinon (sociologue et philosophe) Michel Damian
(économiste, université Grenoble-II) Noël Daucé (secrétaire national de
la FSU) Vincent de Gaulejac (professeur de sociologie, université
Paris-VII) Caroline de Haas (Oser le féminisme) Marilza dDe Melo
Foucher (économiste) Alain de Toledo (économiste, université
Paris-VIII) Claude Debons (Bureau national - Parti de gauche) Georges
Debregeas (physicien, CNRS, École normale supérieure) René Defroment
(CGT construction 63) Christophe Delecourt (syndicaliste CGT-Finances)
Marc Delepouve (Bureau national du Snesup-FSU) Chantal Delmas
(militante PCF et altermondialiste) Sandra Demarcq (comité exécutif du
NPA) François Denord (sociologue, CSE-CNRS) Monique Dental (animatrice
du réseau féministe ≈†Ruptures Cyril Di Méo (professeur de sciences
économiques et sociales) Renato Di Ruzza (professeur, université de
Provence) Paul Dirkx (sociologue, université Nancy-II) Keith Dixon
(professeur de civilisation britannique, université Lumière Lyon-II)
Emmanuel Dockès (professeur de droit, université Paris-Ouest-Nanterre)
Jean-Paul Domin (économiste, université Reims) Vincent Dubois
(professeur de sociologie et science politique, Institut d’études
politiques de Strasbourg et Institut universitaire de France) Cécile
Duflot (secrétaire nationale Les Verts) Pierre Duharcourt (représentant
de la FSU au Conseil économique, social et environnemental) Cédric
Durand (économiste, université Paris-XIII) Jean-Pierre Durand
(professeur de sociologie, université d’Évry) Michelle Ernis (Gauche
unitaire) Antoine Evennou (président de l’Union nationale lycéenne)
Anne Eydoux (économiste, université Rennes-II) François Eymard-Duvernay
(université Nanterre) Patrick Farbiaz (Réseau écosyndicaliste) Sybille
Fasso (conseillère municipale PS, Paris-10e) Olivier Favereau
(professeur d’économie, université de Nanterre) Jean-Michel Faure
(professeur de sociologie, université de Nantes) Hervé Fayat
(professeur de sciences économiques et sociales) Sonia Fayman
(sociologue, militante de la solidarité internationale) Anne Feray
(secrétaire nationale de la FSU) Gérard Filoche (inspecteur du travail,
Conseil national du PS) Léa Filoche (conseillère de Paris) David
Flacher (économiste, université Paris-XIII) Geneviève Fraisse
(philosophe, CNRS, ancienne députée européenne) Jacqueline Fraysse
(députée des Hauts-de-Seine) Guy Friedman (sociologue du travail)
Cégolène Frisque (sociologue, université de Nantes) Brigitte Font Le
Bret (psychiatre) Maryse Gadreau (économiste, université de Dijon) Jean
Gadrey (professeur émérite, université de Lille) Francisco Garcia
(vice-président national de l’UNRPA) Sandrine Garcia (sociologue,
université Paris-IX-Dauphine) Isabelle Garo (professeur de philosophie,
revue Contretemps) Laurent Garrouste (juriste du travail) Laurent
Gathier (secrétaire général de l’Union Snui-SUD Trésor Solidaires) Karl
Ghazi (CGT Commerce) Élisabeth Gauthier (coéditrice de la revue
Transform !) Alice Gavalet (designer) Bertrand Geay (professeur de
sociologie, université de Picardie-Jules-Verne) Didier Gélot
(économiste) Jacques Généreux (économiste, Sciences-Po Paris) Susan
George (écrivain, présidente d’honneur d’Attac) Bernard Gerbier
(économiste, université Grenoble-II) Ariane Ghirardello (économiste,
université Paris-XIII) Patrick Gianfaldoni (économiste, université
d’Avignon) Claire Gondard-Delcroix (économiste, université Bordeaux IV)
Claude Gnos (économiste, université de Dijon) Bernard Grangeon (CGT
Energie Clermont-Ferrand) Jérôme Guedj (membre du Bureau national du
PS) Stéphane Guillemarre (professeur de philosophie, cosecrétaire de la
Fondation Copernic) Janette Habel (politiste, Institut des hautes
études d’Amérique latine) Lilian Halls French (Initiative féministe
européenne) Razzy Hammadi (secrétaire national du PS) Naïma Hanafi
(informaticienne pour les comptes de l’État) Jean-Marie Harribey
(économiste, université Bordeaux-IV) Serge Havet (président d’AC !)
Chantal Hersemeule (altermondialiste et féministe) Héléna Hirata
(sociologue, directrice de recherches, université Paris-VIII) Liem
Hoang-Ngoc (économiste, université Paris-I) Charles Hoareau
(syndicaliste CGT nettoyage) Didier Horus (représentant de la FSU au
Conseil d’orientation des retraites) Virginie Houadec (Conseil national
du PS) Michel Husson (économiste, chercheur à l’Ires) Sophie Jallais
(économiste, université Paris-I) Lucien Jallamion (secrétaire général
et porte-parole de République et Socialisme) Florence Jany-Catrice
(économiste, université Lille-I) Esther Jeffers (économiste, université
Paris-VIII) Isaac Johsua (économiste, université Paris-XI) Samuel
Joshua (professeur en sciences de l’éducation, université de Provence,
président de la société Louise-Michel) Nicolas Jounin (sociologue,
université Paris-VIII) Régis Juanico (trésorier du PS, député de la
Loire) Julien Jusforgues (conseil national du Parti socialiste) Pierre
Khalfa (secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires) Michèle
Kintz Tailleur (Association des communistes unitaires) Michel Koebel
(sociologue, université de Strasbourg) Sthatis Kouvelakis (philosophie
politique, King’s College Londres) Agnès Labrousse (économiste,
université d’Amiens) Hubert Labrousse (ex-secrétaire du comité
d’entreprise de l’Institut Pasteur, membre d’Attac Paris 15 Bernard
Lacroix (professeur de science politique, membre de l’Institut
universitaire de France) Elsa Lafaye de Micheaux (économiste,
université Angers) Marion Lafon (Attac Campus) Rachel Lafontaine
(porte-parole des Alternatifs) Stéphanie Laguérodie (économiste,
université Paris-I) Bernard Lahire (sociologue, professeur à l’Ecole
normale supérieure de Lyon) Jean-Yves Lalanne (maire de Billère, 64)
Dany Lang (économiste, Centre d’économie de Paris-Nord, CNRS) Didier
Lassauzay (CGT Champagne Ardenne) Sandra Laugier (philosophe,
professeure à l’université de Picardie-Jules Verne) Pierre Laurent
(coordinateur de la direction du PCF) Stéphane Lavignotte (pasteur de
la Mission populaire La Maison verte Paris 18e) Jacques Le Bohec
(professeur de sciences de la communication, université Lyon-II)
Brigitte Le Grignou (professeur de science politique, université
Paris-Dauphine, Julie Le Mazier (secrétaire fédérale de SUD Étudiant)
Pierre Le Masne (économiste, université de Poitiers) Nathalie Le Mel
(féministe) Claire Le Strat (politiste, GAP, Paris-Ouest-Nanterre)
Didier Le Reste (syndicaliste cheminot) Frédéric Lebaron (professeur de
sociologie, membre de l’Institut universitaire de France) Catherine
Lebrun (secrétaire nationale de l’Union syndicale Solidaires) Thierry
Lecras (vice-président de l’Unef) Rémi Lefebvre (professeur de science
politique, université Lille-II) Florence Lefresnes (économiste
œ†chercheuse) Philippe Léger (économiste, université d’Amiens) Stéphane
Lelay (sociologue, revue Mouvements) Claudine Legardinier (journaliste)
Jacques Lerichomme (membre de la Fondation Copernic) Dominique Lhuilier
(professeure des universités, chaire de psychologie du travail, Cnam)
Marie-Noëlle Lienemann (ancienne ministre du logement, bureau national
du PS) Danièle Linhart (sociologue, directrice de recherches au CNRS)
Alain Lipietz (économiste, Les Verts) Laurence Lizé (économiste,
université Paris-I) Huayra Llanque (artiste plasticienne) Frédéric
Lordon (économiste, CNRS) Michèle Loup (ex-conseillère régionale
Ile-de-France en charge de l’égalité hommes-femmes) Michael Löwy
(directeur de recherche émérite au CNRS) Yannick Lung (professeur
d’économie, université Bordeaux-IV) Christian Mahieux (cheminot,
secrétaire national de l’Union syndicale Solidaires) Céline Malaisé
(Gauche unitaire) Henri Maler (université Paris-VIII) Jean Malifaud
(mathématicien, secrétaire national Snesup-FSU) Noël Mamère (député de
la Gironde) Marc Mangenot (économiste) Sylvain Maresca (professeur de
sociologie, université de Nantes) Didier Marguery (syndicaliste CGT
Finances) Michel Maric (économiste, université de Reims) Fernanda
Marrucchelli (présidente de la Fédération de Paris-de l’UNRPA) Georges
Martel (vice-président de la commission nationale des conflits du PS)
Roger Martelli (historien) André Martin (ingénieur, UGICT CGT) Nelly
Martin (Coordination française Marches mondiales des femmes) Christiane
Marty (ingénieure, conseil scientifique d’Attac) Olivier Masclet
(sociologue, université Paris-V) Antoine Math (économiste-chercheur)
Lilian Matthieu (sociologue, CNRS) Jérôme Maucourant (économiste,
université Lyon-II) Gérard Mauger (sociologue, CSE-CNRS) Delphine
Mayrargue (secrétaire nationale au travail et à l’emploi, PS) Jacques
Mazier (économiste, université Paris-XIII) Caroline Mécary (avocate,
coprésidente de la Fondation Copernic) Jean-Luc Mélenchon (président du
Parti de gauche) Anna Mélin (secrétaire générale de l’Unef) Claude
Michel (syndicaliste Fnsac, CGT) Olivier Michel (professeur
d’informatique, université Paris-XII) Julien Milanesi (économiste,
porte-parole de l’alternative régionale Langon-Pau) Catherine Mills
(économiste, université Paris-I) Michaël Moglia (membre du Conseil
national du PS, conseiller régional NPDC) Jean-Marie Monnier
(économiste, université Paris-I) Sabine Montagne (économiste,
université Paris-Dauphine) Matthieu Montalban (économiste, université
Bordeaux-IV) Annie Montigny (maître de conférences, Museum national
d’histoire naturelle) René Mouriaux (politologue) Philippe Mühlstein
(ingénieur, conseil scientifique d’ATTAC) Corinne Nativel (angliciste
et politiste, université de Besançon) Frédéric Neyrat (sociologue,
université de Limoges) Christian Nguyen (Convergence nationale des
collectifs de défense et de développement des services publics) Gérard
Noiriel (historien, directeur d’études à l’École des hautes études en
sciences sociales) André Orléan (économiste, École d’économie de Paris)
Christian Palloix (économiste, université Amiens) Jean-Jacques Paris
(secrétaire général de l’Anecr, Association nationale des élus
communistes et républicains) Francis Parny (membre de l’exécutif
national du PCF, vice-président de la région Í´•-de-France) René Passet
(professeur d’économie émérite, université Paris-I Sorbonne) Robert
Pelletier (syndicaliste CGT Métaux) Willy Pelletier (sociologue,
coordinateur général de la Fondation Copernic) Jacqueline Pénit
(biologiste) Anne Pernet (sercrétaire générale adjointe de l’Union
nationale lycéenne) Patrice Perret (secrétaire national de l’Union
syndicale Solidaires) Evelyne Perrin (Stop précarité) Roland
Pfefferkorn (professeur de sociologie, université de Strasbourg)
Christian Picquet (Gauche unitaire) Claude Piganiol-Jacquet
(économiste) Claire Pignol (économiste, université Paris-I) Louis Pinto
(sociologue, CSE-CNRS) Dominique Plihon (professeur d’économie,
université Paris-Nord) Michelle Poinsot (bibliothécaire) Mireille
Poirier (juriste, droit privé, université Bordeaux-IV) Alain Pojolat
(Comité exécutif du NPA) Thierry Pouch (économiste, université
Marne-la-Vallée) Christine Poupin (comité exécutif du NPA) Nicolas
Postel (économiste, université Lille-II Jean-Baptiste Prévost
(président de l’Unef) Bernard Pudal (professeur de science politique,
université Paris-Ouest Nanterre) Christophe Ramaux (économiste,
université Paris-I) Patrick Ramonatxo (psychothérapeute) Gilles Raveaud
(économiste, université Paris-VIII Saint-Denis) Marie-Blanche Régnier
(vice-présidente du Syndicat de la magistraturePhilippe Reig
(responsable national de République et Socialisme) Emmanuel Renault
(philosophe, École normale supérieure) Emmanuelle Réungoat (doctorante
en science politique, université Paris-I, CESSP) Sabine Reynosa
(féministe, syndicaliste) Géraldine Rieucau (économiste, université
Paris-VIII) Jacques Rigaudiat (Parti de gauche) Michèle Riot-Sarcey
(historienne, féministe) Nathalie Robatel (sociologue, Fondation
Pézerat) Chantal Rogerat (ancienne syndicaliste et sociologue) Suzy
Rojtman (porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes)
Josette Rome-Chastanet (Initiative féministe européenne) Michel
Rousseau (Marches européennes contre le chômage) Sandrine Rousseau
(économiste, université Lille-I) Violaine Roussel (professeure de
sociologie, université Paris-VIII) Jean-Marie Roux (membre du
secrétariat de la fédération finances CGT) Juan Roy de Menditte
(philosophe) Sabine Rozier (sociologue, université de Picardie
Jules-Verne) Sophie Saglio (économiste, université Paris-VIII) Yves
Salesse (haut fonctionnaire, coprésident d’honneur de la Fondation
Copernic) Marie-Josée Salmon (présidente du collectif féministe
Ruptures) Catherine Samary (économiste, université Paris-Dauphine)
Isabelle Sargeni (secrétaire nationale de la FSU) Damien Sauze
(économiste, université Dijon) Claude Serfati (économiste, université
Saint-Quentin-en-Yvelines) Patrick Silberstein (directeur des Éditions
Syllepse) Nicolas Sembel (sociologue, université Bordeaux-II) Patrick
Serand (commission retraite UGFF CGT) Édouard Sill (historien) Rachel
Silvera (économiste, université Paris-Ouest Nanterre-La Défense)
Patrick Simon (démographe, Ined) Arnault Skornicki (politiste,
université Paris-Ouest Nanterre) Richard Sobel (économiste, université
Lille-I) Édith Soboul (secrétaire fédérale d’Alternative libertaire)
Françoise Solignac (féministe) Éric Soriano (politiste, université Paul
Valéry, Montpellier-III) Henri Sterdyniak (directeur du département
économie de la mondialisation, OFCE) Philippe Sultan (inspecteur
général de l’administration de l’éducation nationale et de la
recherche) Maya Surduts (porte parole du Collectif national pour les
droits des femmes) Christian Taillandier (Sigma FSU) Clarisse Taron
(présidente du Syndicat de la magistrature) Patricia Tejas
(syndicaliste CGT) Bruno Théret (économiste, université Paris-Dauphine)
Nadine Thévenot (économiste, université Paris-I) Bruno Tinel
(économiste, université Paris-I) Marie-Hélène Tissot (militante
féministe et altermondialiste) Catherine Touchefeu (vice-présidente du
conseil général de Loire-Atlantique, adjointe au maire de Nantes)
Claude Touchefeu (adjointe au maire de Toulouse, conseillere générale
de Haute-Garonne) Marie-Pierre Toubhans (Gauche unitaire) Éric Thouzeau
(conseiller régional Pays de Loire) Josette Trat (sociologue,
université Paris-VIII) Stéphanie Treillet (économiste, université
Paris-XII) Céline Tremaudan (secrétaire fédérale de SUD Étudiant)
Aurélie Trouvé (ingénieur agronome, coprésidente d’Attac) Marlène
Tuininga (journaliste, présidente de la Ligue des Femmes pour la paix,
WILPF-France) Raymond Vacheron (CGT 43) Mehrdad Vahabi (économiste,
université Paris-VIII) Bernard Vallageas (économiste, université
Paris-Sud) Jérôme Valluy (politiste, université Paris-I) Carlo
Vercellone (économiste, université Paris-I) Claire Villiers (ancienne
vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France) Patrick Viveret
(philosophe, conseiller à la Cour des comptes) Christophe Voillot
(politiste, université Paris-Ouest Nanterre) Loïc Wacquant (sociologue,
University of California, Berkeley, et Centre de sociologie européenne,
Paris) Marion Wiszniak (magistrate) Genevieve Wortham (conseillère
régionale d’Í´•-de-France, PS) Louis Weber (ancien président de
l’Institut de recherche de la FSU, rédaction de Savoir/Agir) Gilles
Yovan (revue les Périphériques vous parlent) Clara Paul Zamour,
secrétaire de l’Union nationale lycéenne) Michel Zerbato (économiste,
université Bordeaux-IV) Bertrand Zuindeau (économiste, université Lille
I)
mardi 18 mai 2010
Mobiliser contre l’austérité imposée aux salariés
Les milliards prêtés aux banques pour les sauver de la faillite sont partis sur les marchés financiers. Ceux-ci, forts de l’apurement des dettes privées, ont commencé à s’en prendre aux Etats, qui viennent de les renflouer, et à la dette qu’ils détiennent sur eux. Les mesures de relance n’ont pas porté leurs fruits. Non seulement la consommation n’a pas repris mais les investissements des entreprises peinent à se manifester : 0,1 % de croissance au premier trimestre 2010, alors que le gouvernement tablait sur 1,4 % pour l’année, le bilan doit être vite tiré.
Tout esprit logique inverserait la tendance : relancer les salaires, augmenter les pensions, prélever sur le capital pour financer les mesures de relance, encadrer les marchés financiers, interdire aux banques de reprendre leur vie d’avant la crise financière.
Budgets en baisse et acquis sociaux attaqués d’un côté…
C’est l’inverse que la France et l’Europe viennent de décider en faisant le choix de plans de rigueur budgétaire en comprimant d’abord les dépenses sociales. Il y a certes des différences entre le plan d’austérité grec et le plan de rigueur français. Mais la philosophie est la même : faire payer aux salariés une crise qui n’est pas la leur et préserver les capitalistes dont on maintiendra les exonérations à quelques coups de rabots émoussés près.
… Marchés financiers amadoués de l’autre
Le fonds européen de plusieurs centaines de milliards, en provenance du FMI, de prêts sur les marchés ou des banques centrales, se révèlera de la même « efficacité » que celle de ceux mobilisés pour « sauver » le système bancaire privé. Les Bourses ont déjà donné le signal, mais elles demanderont davantage encore… Ce sont les marchés qui seront gagnants ! Et qui, déjà, exigent des gains supérieurs et le manifestent avec une nouvelle rechute des bourses, selon lesquelles tous les pays européens devraient adopter des plans d’austérité à la grecque pour alimenter davantage les profits immédiats aux dépens des salaires.
Mobiliser des milliards est certainement nécessaire mais à condition de les tourner vers la satisfaction des besoins du plus grand nombre, contre la dictature des agences de notation et des marchés.
Mobilisation syndicale…
Dans ce contexte modifié, la mobilisation annoncée le 27 mai sur les retraites, l’emploi et les salaires doit aussi être une mobilisation contre les plans de rigueur annoncés. Pour qu’elle soit massive, il faut qu’elle s’enracine dans les entreprises avec des intersyndicales larges, que dans les branches professionnelles des appels unitaires à la grève soient lancés tant dans le public que dans le privé.
Enfin, une perspective en Europe est nécessaire. Des représentants de la Confédération européenne des syndicats étaient à Athènes le 5 mai, jour de grève générale en Grèce. L’heure n’est-elle pas, maintenant, à une journée européenne de mobilisation contre les plans d’austérité, pour l’harmonisation sociale et pour la démocratie ?
… Et projet alternatif à gauche
La responsabilité de la Gauche est également engagée. Ou elle apparaît comme n’ayant pas d’autres choix que d’approuver les plans conçus à Bruxelles et alors elle n’apparaîtra pas comme une force alternative. Ou elle se fait le porte parole des exigences sociales, citoyennes du plus grand nombre et elle lèvera l’espoir qu’une autre politique est possible, renforçant la mobilisation et le rapport de force pour bloquer dès maintenant les plans anti-sociaux qui s’annoncent. C’est à cela que, tous ensembles, nous proposons de travailler.
dimanche 21 mars 2010
Pour transformer l’essai, tous aux urnes !
Un coup rude a été porté à la droite lors de ce premier tour des élections régionales. Mais quand on voit avec quelle arrogance celle-ci s’est attachée à nier ces premiers résultats, il devient évident que la diversion est devenue une méthode de gouvernement de plus en plus répandue. Les régionales sont une nouvelle heure de gloire pour la tactique déjà utilisée à l’échelle internationale selon laquelle ce serait aux salariés de subir une cure sévère, alors que les responsables de la crise économique mondiale sont ceux qui misent sur les marchés financiers, fonds spéculatifs et autres ! Sécurité, identité nationale, autant de sujets qui n’ont rien à voir avec les compétences d’une Région. La confusion entretenue par la droite sur les enjeux de ces élections n’aide en rien à clarifier le débat démocratique. Ses propres électeurs, qui sont en majorité des salariés, sont pris à contre-pied par la politique de Sarkozy, qui s’attaque frontalement aux intérêts de tous les salariés, et se sont en partie réfugiés dans l’abstention ou sont revenus alimenter le Front National.
Ce premier tour a permis de dégager des conclusions politiques très nettes : ceux qui refusent les stratégies unitaires sont aujourd’hui laminés (et notamment à gauche : NPA, Lutte Ouvrière). Cependant, l’exemple de l’UMP montre que l’unité « à la baguette » ne fonctionne pas plus : l’unité politique est portée par les citoyens lorsqu’elle associe à la fois un programme commun et le respect de la diversité de sensibilités. Quant à l’écologie, si elle s’enracine dans l’agenda politique, il apparaît également qu’elle est seulement une composante du débat public. Martine Aubry peut se féliciter d’avoir fait taire la cacophonie parmi les « notables » du PS en ayant affirmé, contre les bruyants partisans d’une alliance avec le MoDem, que la construction d’une « maison commune de la gauche » était la bonne voie pour battre la droite. L’accord conclu nationalement par le Parti socialiste avec le Front de Gauche et Europe Ecologie pour le second tour montre désormais la voie à suivre.
Pour le 21 mars, les enjeux locaux et nationaux sont totalement imbriqués : infliger localement une défaite à la droite aura nécessairement des impacts sur le troisième tour social préparé par le gouvernement sur nos retraites. Bien évidemment, avoir des régions à gauche n’est pas suffisant pour modifier sensiblement le rapport capital / travail et le partage des richesses. Le rapport de forces se joue ici principalement aux niveaux national et international. Pour autant, les Régions peuvent jouer un rôle réel d’amortisseur social : quand l’État sarkozyste rationne les crédits de Pôle emploi, les Régions de gauche proposent des tarifs réduits pour les chômeurs à bord des trains et développent la formation professionnelle pour faciliter le retour à l’emploi. Quand l’État sarkozyste supprime par milliers des postes d’enseignants, les Régions font tout pour améliorer les conditions d’enseignements dans les lycées. En ces temps de crise, des Régions à gauche sont donc un indispensable bouclier social.
http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2108
vendredi 19 mars 2010
Retraite : les Français prêts à se mobiliser
Prêts à 65 % à soutenir la journée de mobilisation du 23 mars décidée par les syndicats, ils font plus confiance aux syndicats qu’au gouvernement et au Medef pour trouver des solutions.
La bataille sur la prochaine réforme des retraites commence à peine. Si le chef de l’État et son gouvernement n’ont pas encore formellement mis leur projet sur la table, le doute n’est pas permis sur leurs intentions régressives, que le curseur soit mis, en définitive, sur le recul de l’âge légal ou sur un nouvel allongement de la durée de cotisation. Pour autant, les résultats du sondage que nous publions aujourd’hui le montrent, la partie est loin d’être jouée. D’abord, et surtout, parce que les Français ont l’intention de s’en mêler. Un mois avant la « journée de grèves et de manifestations » que les syndicats (CGT, CFDT, FSU, Solidaires, Unsa, ensemble et, parallèlement, FO) ont prévu d’organiser pour peser sur les prochaines négociations, 65 % des personnes sondées expriment soutien ou sympathie à l’égard de cette première grande mobilisation de 2010. Un score légèrement supérieur à celui enregistré, en moyenne, par les mouvements sociaux depuis 1995. Et si, sans surprise, les électeurs de gauche adhèrent massivement à l’action du 23 mars prochain, on note, du côté des sympathisants de droite, plus de sympathie (35 %) que d’opposition (30%).
Manifester sur la thématique des retraites
Alors que Nicolas Sarkozy a fixé au mois de septembre la présentation d’un projet de réforme, les Français approuvent donc, clairement, la décision des syndicats d’« appeler déjà à manifester sur la thématique des retraites », souligne Jean-Daniel Lévy, directeur de l’institut CSA. Dans le même temps, 65 % des sondés – les trois quarts des sympathisants de gauche, mais aussi près de la moitié (43 %) de ceux de la droite – se déclarent disposés à manifester « dans les mois qui viennent pour défendre l’âge du départ à la retraite à soixante ans avec un niveau de retraite maintenu ». Un score honorable, même s’ils étaient sensiblement plus nombreux (81 %) à se déclarer prêts à la mobilisation en 2003, à un moment comparable, c’est-à-dire au tout début de la confrontation sur la réforme Fillon. Sans doute est-ce « parce qu’aujourd’hui, il n’y a pas encore de message suffisamment fort de la part des organisations syndicales, ou, plus généralement, de ceux qui contestent les principales orientations du gouvernement », avance l’analyste de CSA. Les Français, en l’état actuel des choses, pointe-t-il, « ne voient pas forcément à quoi la mobilisation pourrait servir pour pouvoir complètement sauvegarder la retraite par répartition ». Rien de bien surprenant, en vérité, en l’absence d’un véritable débat public qui donnerait aussi à entendre les idées, les propositions, sortant des sentiers battus des libéraux, visant à garantir la pérennité du système de retraite sans en passer par de nouveaux sacrifices sociaux.
Les syndicats très nettement en tête
Deuxième grand enseignement du sondage : invités à désigner l’acteur auquel ils font confiance « pour conduire une réforme des retraites », nos concitoyens placent les syndicats très nettement en tête (55 %). Ils font deux fois moins confiance au gouvernement (28 %), et relèguent le Medef en troisième et dernière place (21 %). La comparaison avec la situation prévalant en janvier 2003 indique que la cote des syndicats a augmenté (de 51 % à 55 %), tandis que celle du gouvernement a spectaculairement chuté (de 47 % à 28 %), ainsi que, dans une moindre mesure, celle du Medef (de 32 % à 21 %). Difficile de ne pas voir dans ces résultats un désaveu pour le discours du patronat et du gouvernement, s’obstinant à présenter comme inéluctable la fin de la retraite à soixante ans pour, prétendument, sauver le système par répartition. L’expérience des précédentes réformes de 1993 et 2003, qui ont eu pour effet de baisser le niveau des pensions sans remédier aux déséquilibres financiers des régimes, a laissé des traces…
Un précédant sondage CSA-l’Humanité, réalisé le mois dernier, avait déjà révélé que les Français, tout en jugeant, massivement, « nécessaire » une réforme, rejetaient l’option de la capitalisation (33° % seulement de « pour ») et n’hésitaient pas à soutenir une solution comme la mise à contribution des revenus financiers pour le financement du système.
Yves Housson
mardi 23 février 2010
Mouvement de défense de l’hôpital public
Appel des médecins hospitaliers
L’HÔPITAL PUBLIC EST VOTRE HÔPITAL DÉFENDEZ-LE AVEC NOUS !
Défendez-le parce qu’il assure des soins de qualité pour tous quels que soient les moyens de chacun.
Défendez-le parce que c’est là que se font les grandes recherches d’aujourd’hui qui permettront les progrès de demain.
Défendez-le
parce que c’est lui qui assure 80% des urgences, c’est lui qui a fait
face hier à l’épidémie de SIDA et à la canicule et qui pourra faire
face à une pandémie grippale.
Défendez-le parce que c’est lui qui prend en charge les cas les plus graves ou les plus complexes à tous les âges de la vie.
Défendez-le parce que les autres pays nous l’envient.
La loi HPST dite loi Bachelot a supprimé l’appellation de « Service Public Hospitalier ». Elle ne parle plus que d’ « Etablissement de Santé ». Elle cherche à transformer l’hôpital public en entreprise. Pour être rentable l’hôpital devra sélectionner les pathologies et les patients, et diminuer le nombre de personnels : moins d’infirmières, moins d’aides soignantes, moins de médecins, moins de secrétaires, moins d’assistantes sociales. Il est prévu se supprimer 20 000 emplois dans l’ensemble des hôpitaux.
NE LAISSEZ PAS FAIRE POUR DÉFENDRE VOTRE HÔPITAL PUBLIC ASSURANT L’ACCÈS ÉGAL POUR TOUS À DES SOINS DE QUALITÉ, SIGNEZ LA PÉTITION NATIONALE QUI SERA ADRESSÉE AU PARLEMENT ET AU GOUVERNEMENT :
« Je défends l’Hôpital Public, lieu de formation des professions médicales et paramédicales, de l’innovation et des progrès thérapeutiques, qui offre à tous, sans discrimination, des soins de qualité.
Je m’oppose à son démantèlement qu’annoncent d’une part un nouveau mode de direction qui aura pour souci principal la rentabilité, d’autre part des suppressions d’emplois non justifiées qui altèreront la qualité des soins. L’Hôpital Public doit avoir un financement lui permettant de remplir ses missions. »
Ci-dessous vous trouverez la pétition de défense de l’hôpital public
http://petition-mdhp.fr/index.html
mardi 27 octobre 2009
Allons ensemble aux régionales!
Soutien citoyen à la démarche unitaire initiée par la déclaration du 28 septembre 2009
Nous
qui signons cet appel, manifestons notre soutien à la démarche unitaire
engagée le 28 septembre 2009 et exigeons qu'un accord soit
effectivement trouvé pour que nous allions ensemble aux régionales de
2010.
Ripostons.
Ensemble.
Maintenant.
Déclaration unitaire FASE, FSQP, GU, Alternatifs, NPA, PCF, PCOF, PG du 28 septembre 2009.
Les partis et mouvements réunis ce jour, lundi 28 septembre, dans le cadre d’un groupe de travail sur les Régionales ont fait la déclaration suivante :
Dans une situation marquée par une offensive accélérée de la droite et du patronat contre l’ensemble des droits sociaux et des droits démocratiques, nous appelons à soutenir et à contribuer aux mobilisations et aux luttes de façon les plus larges et les plus unitaires possible dans la perspective d’une confrontation politique et sociale avec le pouvoir et le patronat. L’enjeu est de faire subir, enfin, une défaite à ce pouvoir réactionnaire. Les sujets ne manquent pas : la privatisation de la Poste, la multiplication des plans de licenciements, le travail du dimanche, la précarisation du travail et des conditions de vie, la remise en cause du droit aux études pour tous et toutes, l’augmentation du forfait hospitalier, la mise au pas des libertés publiques, les expulsions massives de travailleurs immigrés… Beaucoup de manifestations, d’initiatives sociales et politiques, se mettent en place en cette rentrée. Nous les soutenons ensemble comme la votation citoyenne contre le changement de statut de la Poste, la manifestation pour le droit des femmes du 17 octobre, les marches pour l’emploi, contre la précarité et les licenciements ou les initiatives en riposte au sommet « climat » de Copenhague…
La crise du capitalisme, économique et écologique, continue ses ravages démentant les discours trompeurs sur la reprise et la moralisation de celui-ci. Les États ont distribué des centaines de milliards d’euros ou de dollars aux responsables de la crise financière. Ils demandent maintenant à la population et au monde du travail de payer cette facture, de payer l’addition pour les banques, de payer à la place des pollueurs. La crise écologique s’accentue, alimentée par la logique productiviste du capitalisme : réchauffement climatique, épuisement des ressources naturelles et des terres cultivables, pollutions. Cette crise conduit à la mise en danger des moyens d’existence de millions d’être humains et menace gravement la biodiversité. Il y a urgence et les belles déclarations des gouvernants ne sont pas suivies d’actes conséquents. Nous voulons rompre avec cette logique toujours plus folle du capitalisme productiviste. Nous voulons une politique qui remette en cause la logique du profit pour satisfaire les besoins élémentaires et durables de la population.
Face à un capitalisme de plus en plus brutal et sauvage et à un gouvernement bien décidé à accélérer le rythme de ses attaques, rien ne doit détourner de la nécessaire construction d’une alternative à logique du système capitaliste et productiviste. Sur cette base, il faut œuvrer à gagner la majorité des travailleurs et des citoyens aux perspectives ouvertes par une gauche de combat. Voilà nos priorités.
Or, Face à la détermination du pouvoir Sarkozyste, nous assistons au contraire à un nouveau glissement à droite de la gauche d’accompagnement avec la tentative de construction d’une coalition de centre-gauche PS/MODEM/Europe Ecologie et le projet de primaires. C’est à dire d’une gauche qui va toujours plus vers la droite et risque de favoriser ainsi les futures victoires électorales de cette dernière comme le prouve malheureusement la situation italienne.
Dans ce contexte, les forces qui composent la gauche antilibérale et anticapitaliste ont le devoir de tout faire pour battre la droite et offrir une autre voie : un débouché politique qui permette de mettre en œuvre un programme traduisant dans les régions les exigences populaires issues des mobilisations, un programme régional véritablement alternatif au libéralisme et au productivisme.
Il s’agit, ensemble, non seulement de contrecarrer l’offensive politique de la droite et du libéralisme pour défendre les exigences du monde du travail, encourager les résistances mais plus fortement inverser le rapport de forces dans les urnes et dans les luttes.
A ce stade, nous savons que des approches différentes existent entre nous sur plusieurs points. Ils sont connus et nous n’avons pas cherché à les esquiver au cours de notre rencontre.
Nous ne pouvons préjuger des décisions souveraines de chacun de nos partis.
Mais nous décidons de constituer un cadre politique national de discussion commun en vue de vérifier la possibilité d’aller ensemble aux régionales.
C’est pourquoi les partis et courants politiques réunis ce jour se sont mis d’accord pour une prochaine réunion de notre groupe de travail sur les Régionales le mercredi 7 octobre. Il aura pour première tache d’élaborer un calendrier qui permettra d’organiser les discussions sur tous les points à régler afin de trouver un accord
C’est un premier pas mais il est important car les enjeux de ces élections sont non seulement régionaux mais nationaux. Ensemble, nous pouvons contribuer à inverser le rapport de force entre la droite, le patronat et les classes populaires dans les luttes et dans les urnes.
Signataires : Fédération pour une alternative sociale et écologique (FASE), Gauche unitaire, Les Alternatifs, Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Parti communiste français (PCF), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de gauche (PG).
mardi 6 octobre 2009
Plus de deux millions de Français sont allés glisser leur bulletin de vote dans l'urne.
ANALYSE - Plus de deux
millions de Français sont allés glisser leur bulletin de vote dans l'urne.
Retour sur une leçon de communication...
La
mobilisation autour de la votation a étonné tout le monde,
y compris les plus engagés. Olivier Besancenot, chef de file du NPA, s'est dit
«surpris» ce lundi matin à l'annonce du nombre de votants. Même avis du côté de
Jean-Luc Mélanchon, président du parti de gauche, de Benoît Hamon, porte-parole du PS, et des organisations
syndicales ayant chapeauté le scrutin. Ces dernières parlent d'un
«rassemblement historique». Entre un réseau de communication bien ficelé et un
contexte économique difficile, tous les ingrédients étaient réunis pour
mobiliser les Français.
Un «système D» bien
ficelé
Soixante-deux organisations syndicales, associations, élus se sont mobilisés
pour amener les Français jusqu'aux urnes. Un travail de terrain pour les
différents acteurs qui ont mené campagne chacun dans leur coin. «Il n'y a pas
eu de centralisation de la communication», assurent les organisateurs. «Le
mouvement n'a pas été politique, ajoute Bernard Poisson de la CFTC Poste, ça a
été le "système D" et c'est pour cela que ça a fonctionné». Si chacun
semble avoir communiqué dans son coin, le comité national contre la
privatisation de la Poste avait tout de même mis en place de menus moyens. Notamment
un site Internet présentant l'ensemble des raisons de l'appel au vote. De
vastes campagnes d'affichages ont aussi été menées un peu partout en France.
Les mairies ont joué les relais
Les mairies ont également joué un rôle primordial dans la mobilisation autour
de la votation. Certaines ont accepté de mettre à disposition une urne devant
ou dans leurs locaux. D'autres sont même allées jusqu'à afficher la date de la
votation sur des panneaux lumineux en ville et à poster un appel sur leur site
Internet.
Dans le 2e arrondissement,
le maire (Verts) du 2e arrondissement de Paris, Jacques Boutault, a mis à
disposition des locaux pour les réunions du comité national contre la
privatisation. «Il m'a semblé tout à fait normal que les mairies relaient cette
information, mais aussi qu'elles soutiennent cette initiative qui vise à
défendre l'avenir de notre service», explique-t-il, en précisant qu'aucun moyen
financier du budget de la mairie n'a été utilisé.
La Poste, une
entreprise à part
Le succès de la votation citoyenne tient aussi à l'attachement profond des
Français pour La Poste. C'est en tout cas ce qu'expliquent les organisateurs du
vote. Pour Bernard Poisson, responsable de la CFTC Poste, «La Poste, c'est
autre chose qu'une simple entreprise. Les gens y sont attachés, même si souvent
ils ne savent pas bien pourquoi. Il y a un lien affectif», confie le
syndicaliste à 20minutes.fr. Bien souvent seule présence de l'Etat et seul
service public dans les zones rurales et périurbaines, la Poste joue un rôle de relais auxquels les Français se
sentent fortement liés. «Il s'agit bel et bien d'un vote d'attachement,
ajoute Frédéric Dabi, directeur du département opinion publique de le
l’institut de sondage IFOP, d'autant plus dans un contexte économique qui est
difficile».
Une valeur sûre dans un
contexte de crise
Les citoyens «se sont rendu compte, avec la crise que nous traversons, de la
fragilité des systèmes basés sur la rentabilité des capitaux», reprend Jacques
Boutault. «Pour eux, ce service public est une valeur sûre qu'ils ne veulent
pas voir disparaître», conclut-il. «Les ménages les plus fragiles craignent de
devoir payer et interprètent» ce projet du gouvernement comme «une attaque au
modèle social français», analyse Frédéric Dabi.
Un vote de défiance
Les Français sont donc méfiants face au projet du gouvernement. Pour Bernard
Poisson, le scrutin «a cristallisé un certain nombre de mécontentements des
citoyens» face à la politique actuelle. «Ce vote est aussi le signe que les
Français ne veulent pas d'une politique libérale.» Un point de vue que partage
le maire du 2e arrondissement de Paris: «Les Français se rappellent les
promesses faites lors de l'ouverture du capitale de France Télécom. Le
gouvernement avait promis que l'entreprise ne serait pas privatisée, c'est
pourtant ce qu'il s'est passé (...) De plus, on a beaucoup parlé de cette
entreprise (France Télécom): la vague de suicides qui la touche est le premier sujet de
conversation* des Français en ce moment», ajoute Frédéric Dabi, selon qui les Français «sont inquiets de l’effet d’une
privatisation».
>> Etes-vous
attachés au service public de la Poste? Etes-vous inquiets des effets d'une
éventuelle privatisation? Donnez-nous votre avis dans les commentaires
ci-dessous...
*Selon le baromètre Ifop-paris match
à paraître jeudi
Maud Descamps
dimanche 13 septembre 2009
musique
vendredi 21 août 2009
Référendum postal le 3 octobre 2009
LA POPULATION DOIT SE PRONONCER sur la privatisation de la Poste par une consultation populaire
Le Président de la République n’a pas répondu aux interpellations du Comité National qui l’appelle à organiser un référendum sur le service public postal.
Réuni en assemblée plénière le 6 juillet 2009, le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal a choisi la date de la consultation nationale sur l’avenir de La Poste :
Elle se tiendra le samedi 3 octobre 2009.
Les organisations signataires de l’appel pour La Poste s’engagent à tout mettre en œuvre pour la réussite de cette consultation.
Organisée localement partout en France par les comités locaux et collectivités partenaires de l’action du comité national, cette consultation pourra se tenir dans les mairies comme devant les bureaux de poste, dans la transparence et la démocratie pour que chacun ait une chance de se prononcer sur le projet de privatisation de La Poste.
mercredi 1 juillet 2009
non à la loi hadopi

1. Elle ne vise pas les pirates !
La loi ne sanctionne pas le fait de télécharger ou de mettre à disposition sans autorisation des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Elle crée en fait un nouveau délit, le "fait, pour la personne titulaire d'un accès à des services de communication au public en ligne (un accès à Internet, ndlr), de ne pas veiller, de manière répétée, à ce que cet accès ne fasse pas l'objet d'une utilisation à des fins de reproduction, de représentation, de mise à disposition ou de communication au public d'oeuvres ou d'objets protégés par un droit d'auteur ou par un droit voisin sans l'autorisation des titulaires de droits lorsqu'elle est requise". Or pour vérifier que l'abonné n'a pas "veillé" à ce que son accès ne soit pas utilisé pour pirater, la Haute Autorité ne pourra s'en remettre qu'à une seule présomption : le fait que l'accès a été en fait utilisé pour pirater. Peu importe que ça soit par l'abonné lui-même ou par ses enfants, son ex-compagne ou un voisin de passage. La loi crée donc une responsabilité du fait d'autrui qui serait une première dans le système juridique français. L'article 1384 du code civil prévoit bien la responsabilité du fait d'autrui, mais uniquement dans des cas où le tiers coupable est jugé incapable (les mineurs par exemple), ou est placé dans une situation de subordination par rapport à son responsable.
2. Elle crée une présomption irréfragable de culpabilité
La loi impose aux abonnés à Internet de protéger leur accès à Internet, par exemple en utilisant les moyens de filtrage proposés par leurs FAI, et dont la liste sera communiquée par la Haute Autorité. Mais comment un abonné qui a mis ces moyens de filtrage en place pourra-t-il prouver sa bonne foi s'il est accusé du contraire ? Comment prouver qu'à une heure donnée, un jour donné, le mécanisme de filtrage était bien activé sur l'ordinateur de l'accusé ? Ca n'est plus la présomption d'innocence qui préside, mais une présomption de culpabilité qui ne pourra en aucun cas être renversée. La loi Hadopi bafoue les droits de la défense en feignant d'ignorer que ces droits, dans les faits, ne pourront jamais être exercés.
3. Elle est déjà obsolète.
Puisqu'il n'est techniquement possible que de trouver l'adresse IP de ceux qui partagent les oeuvres et non de ceux qui les téléchargent depuis des serveurs distants, le projet de loi Hadopi ne vise de fait que le P2P dans son dispositif. Or aujourd'hui le piratage se produit au moins autant sur les serveurs de newsgroups et les sites de téléchargements et de stockage comme RapidShare, dont les utilisateurs sont mis à l'abri de toute procédure. De plus, les nouvelles générations de réseaux P2P sont conçues de façon à masquer l'adresse IP des utilisateurs qui partagent des fichiers, ou à ne pas pouvoir associer de façon certaine une adresse IP à un contenu partagé. Sachant qu'il est toujours politiquement beaucoup plus facile de créer une Autorité administrative que d'en démanteler une, est-il utile d'aggraver la charge publique par une énième Haute Autorité qui sera très rapidement incapable de travailler, ou de façon tellement anecdotique que son efficacité sera nulle ?
4. Elle interdit même le P2P légal.
Il n'existe et ne peut exister aucune base de données des oeuvres protégées par les droits d'auteurs. Donc le père de famille qui veut sécuriser son accès à Internet conformément aux obligations disposées par la loi Hadopi devra bloquer l'ensemble du P2P sur sa ligne, car aucun filtre ne pourra bloquer uniquement les téléchargements et uploads d'oeuvres protégées. De fait, c'est donc l'ensemble du P2P légal qui est mis au banc par le projet de loi. Il y a fort à parier qu'en plus, les FAI qui devront communiquer une liste d'outils de filtrages "efficaces" proposeront des outils qui bloquent automatiquement tous les logiciels d'échange comme eMule, BitTorrent et consorts.
5. Elle nécessite un fichage contraire à la jurisprudence de la CNIL
Pour
mettre en oeuvre la riposte graduée, la Haute Autorité devra connaître
l'historique des éventuels messages d'avertissement envoyés auparavant
aux abonnés. Elle doit donc conserver les données d'infraction pendant
une période longue. Si l'abonné est sanctionné par la suspension de son
abonnement à Internet, son nom doit être inscrit pendant un an dans un
registre communiqué aux fournisseurs d'accès à Internet, qui ont
l'obligation de le consulter avant toute ouverture d'accès. Si le nom
du client y figure, l'abonné ne peut pas s'inscrire. Or par le passé,
la CNIL n'a autorisé ce type de fichage qu'à la condition expresse que
le nom de la personne soit retiré dès lors que le dommage qu'il a causé
est réparé (un remboursement d'impayé pour être retiré du fichage de la
Banque de France, par exemple). Or ici, le fichage reste actif pendant
un an, sans que l'abonné n'ait la possibilité de mettre fin au dommage
qu'il a causé par sa négligence.
On notera aussi que la conservation des données qu'implique la mise en
oeuvre de la riposte graduée est équivalente à celle imposée aux FAI
pour les besoins de la lutte contre le terrorisme. De quoi se poser des
questions sur la proportionnalité du mécanisme au but poursuivi.
6. Elle crée une justice à deux vitesses, selon que vous serez puissant ou misérable.
La Haute Autorité chargée de mettre en oeuvre la riposte graduée avertira et sanctionnera les internautes qui ont partagé illégalement des oeuvres protégées par le droit d'auteur. Mais quelles oeuvres ? Elle n'agira que sur la base de relevés effectués par les ayant droits eux-mêmes, c'est-à-dire par ceux qui ont la puissance financière pour effectuer un contrôle et un relevé des adresses IP sur Internet pour protéger leurs oeuvres. En clair, les majors du disque et du cinéma. Les petits labels ou les artistes indépendants seront de fait exclu du mécanisme de défense de leurs droits prévu par la loi Hadopi, quand bien même leurs oeuvres seraient piratées massivement.
7. Elle encourage la politique de l'autruche.
Il suffit de regarder le contenu des accords de l'Elysée pour voir que les industries culturelles estiment qu'elles n'ont pas à améliorer l'attractivité de leurs offres légales tant que la riposte graduée prévue par la loi Hadopi n'est pas effective. C'est-à-dire, au mieux, pas avant le premier trimestre 2009. Et encore, en fait, bien après, puisque l'accord prévoit un délai d'un an à compter de la mise en oeuvre effective de la riposte graduée. Au moins si la loi Hadopi était rejetée, les industries culturelles se décideraient peut-être enfin à se donner un grand coup de pied dans le derrière pour proposer aux consommateurs ce qu'ils attendent. C'est la base de tout commerce.
8. Elle a été jugée contraire aux droits de l'Homme par le Parlement Européen
Comment, alors qu'elle sera présidente de l'Union Européenne, la France peut-elle ignorer une sanction aussi lourde du Parlement européen ? Le 10 avril 2008, les eurodéputés ont voté une résolution qui "invite la Commission et les États membres à éviter de prendre des mesures qui entrent en contradiction avec les libertés civiques et les droits de l'homme et avec les principes de proportionnalité, d'efficacité et de dissuasion, telles que l'interruption de l'accès à l'Internet."
9. Elle ne sera pas plus efficace que la loi DADVSI votée il y a trois ans.
Nulle part au monde les tentatives de dissuasion et de répression n'ont fait baisser le nombre de contenus piratés et surtout n'ont fait grimpé le nombre de CD et DVD vendus. Dix ans après l'arrivée de Napster, il est peut-être temps de changer enfin de stratégie.
10. Elle coûtera extrêmement cher à mettre en oeuvre pour l'Etat
Lors
des Assises du numérique, le président de l'Autorité de Régulation des
Mesures Techniques et probable futur président de l'Hadopi s'est dit
prêt à mettre en place "un processus de traitement automatisé permettant l’envoi de 10 000 messages d’avertissements par jour".
10.000 messages par jours, ce sont 3,65 millions de messages par an.
Pour les envoyer, il faut connaître l'adresse IP de l'abonné, et
demander l'adresse e-mail correspondante au FAI. L'arrêté du 22 août
2006 pris en application de l’article R. 213-1 du code de procédure
pénale prévoit que l'identification d’un abonné ADSL et de son
fournisseur d’accès internet donne lieu à une indemnité forfaitaire de
8,50 euro par IP. Soit un coût global de 31 millions d'euros par an,
auquel doivent s'ajouter les frais postaux d'envois de lettres en
recommandé exigées au minimum lors du deuxième avertissement, les frais
de relevés des infractions, les frais de conservation des données, et
les frais de fonctionnement administratifs de la Haute Autorité.
Pour que l'Hadopi ne creuse pas le déficit budgétaire de l'Etat, elle
devra donc générer en retour au moins 31 millions d'euros de recettes
fiscales chaque année par l'augmentation supposée des ventes sur les
plateformes légales. Rapide calcul. Un MP3 vendu 0,99 euros sur
Internet rapporte à l'Etat 16 centimes d'euros de TVA. Pour aller à
l'équilibre, il faudrait que les Français achètent environ 194 millions
de titres par an en plus de ceux qu'ils achètent déjà - ce qui suppose
au passage qu'ils n'achètent pas sur iTunes, où la TVA bénéficie au
Luxembourg. A titre de comparaison, les ventes de musique sur Internet
en France au premier trimestre 2008 ont rapporté à l'industrie moins de
7 millions d'euros HT. On veut bien croire en faisant un effort à une
augmentation des ventes consécutive à l'adoption de la loi Hadopi, mais
à ce point ?
mardi 30 juin 2009
Comité national contre la privatisation de La Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal Paris le
Communiqué de presse
Nous voulons un référendum ! Le comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal, a interpellé le Président de la République en février 2009 sur la mise en oeuvre des conditions d’un référendum, afin que la population se prononce sur l’avenir de La Poste, premier service public de proximité. A ce jour la réponse du Président se résume à la transformation en société anonyme de l’établissement public postal, en vue de sa privatisation. Chaque fois que l’on a transformé un établissement public en société anonyme (France Telecom, GDF, etc.), cette transformation a été suivie de la vente des actions de l’Etat pour la privatisation de la société. L’avenir d’un service public postal répondant aux besoins de la collectivité ne peut se régler entre Matignon, l’Elysée et le Parlement. Fort de sa détermination, le comité réuni en assemblée plénière ce 24 juin 2009 a réaffirmé son opposition totale à toute forme de privatisation de La Poste. Il entend porter le débat sur la place publique. La population a son mot à dire ! Pour en créer les conditions, le comité national décide de mettre tout en oeuvre, à travers les réseaux des comités locaux, qui rassemblent militants associatifs et syndicaux et membres des conseils régionaux, généraux, et municipaux, pour une large consultation nationale, dans la transparence et la démocratie, dès les premières semaines de l’Automne.
Les organisations signataires de l’appel pour La Poste • CFTC Postes et Télécommunications • Confédération CFTC • Fédération des Activités Postales et des Télécommunications CGT • CGT Finances • CGT Banque de France • Confédération CGT • Confédération Paysanne • FO Communication • FNEM FO Fédération nationale de l’énergie et des mines Force Ouvrière • Confédération FO • SUD Crédit Foncier • Fédération SUD PTT • Fédération Syndicale Unitaire • SUD Caisses d’Epargne • Union Syndicale SOLIDAIRES • ACU (Association des communistes unitaires) • Alter Ecolo • Alternative Libertaire • ANECR Association Nationale des Elus Communistes et Républicains • Club Gauche Avenir • CNCU Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une Alternative au Libéralisme • Debout la République • GUE/NGL Composante française du groupe de la Gauche Unie européenne/Gauche verte Nordique • Les Alternatifs • Les Objecteurs de Croissance • Les Verts • Mouvement de la Jeunesse Communiste • Mouvement des Jeunes Socialistes • MRC Mouvement Républicain et Citoyen • NPA Nouveau Parti Anticapitaliste • PCF Parti Communiste Français • Parti Communiste Ouvrier Français • Parti de Gauche • PRG Parti Radical de Gauche • PS Parti Socialiste • AFOC Association Force Ouvrière des Consommateurs • AITEC Association Internationale d’Experts et Chercheurs • Amis de la Confédération paysanne • Confédération Paysanne • APEIS Association Pour l’Emploi, l’Information, et la Solidarité • ATTAC • CNR Conseil National de la Résistance • Convergence des Collectifs de Défense et de Développement des Services Publics • DAL Droit au Logement • Fondation Copernic • INDECOSA CGT • IPAM Initiatives pour un Autre Monde • Jeunes Laïques et Solidaires • LDH Ligue des Droits de l’Homme • Marches Européennes • M’PEP Mouvement politique d’éducation populaire • Réseau Européen des Missions Publiques • Résistance Sociale • UFAL Union des Familles Laïques • UNRPA Union Nationale des Retraités et Personnes Agées
contacts 06 08 64 77 17 – 06 85 76 20 91 – 06 81 15 04 33 - 06 80 35 69 53 http://www.appelpourlapost












