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blog d'expression de la gauche écologiste,républicaine et antilibérale

mardi 22 avril 2008

Le service public est notre richesse

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Mobilisons-nous !

150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c'est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.

Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l'exercice effectif des droits.
L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.

Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.

Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.

Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »

Nous ne l’acceptons pas !

Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :

Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.

Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.

Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.

Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.

Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.

Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.

>> Télécharger la pétition

Pour tout contact :
contact@service-public-notre-richesse.fr

Premiers signataires :

  • Jean-claude AMARA (Droits devant),
  • Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU),
  • Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS),
  • Pierre BAUBY (CELSIG),
  • Claude BERNARD (président de l'UNRPA),
  • Robert CASTEL (Directeur d'études à l'EHESS),
  • André CHASSAIGNE (Président de l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député),
  • Pierre CONCIALDI (Economiste à l'IRES),
  • Annick COUPE (Porte-parole de l'Union syndicale Solidaires),
  • Didier DAENINCKX (Ecrivain),
  • Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche),
  • Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics),
  • Jean-paul DEMOULE (Ancien président de l'Institut National de Recherche en Archéologie Préventive),
  • Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures),
  • Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député),
  • Marie-madeleine DIEULANGARD (Membre du CES),
  • Denis DUBIEN (Directeur Territorial),
  • Jean-pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l'Homme),
  • Jean-michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l'Enseignement),
  • Pierre DUHARCOURT (Membre du CES),
  • Jean-baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement),
  • Alain FAUCONNIER (Président d'honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire),
  • Nathalie FERRE (présidente du Gisti),
  • Jacques FOURNIER (Conseiller d'État honoraire),
  • Jean GADREY (Economiste),
  • Didier GELOT (Fondation COPERNIC),
  • Jean-pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)),
  • Pascale GONOD (Professeure des Universités),
  • André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpétrière),
  • Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public),
  • Faride HAMANA (Président FCPE),
  • Jean-marie HARRIBEY (Co-président d'ATTAC),
  • Liêm HOANG-NGOC (économiste),
  • Yves JEAN (Universitaire),
  • Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences),
  • Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale),
  • André LAIGNEL (Maire d'Issoudun, Secrétaire Général de l' Association des Maires de France),
  • Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives),
  • Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC),
  • Florian LECOULTRE (Président de l'Union Nationale Lycéenne),
  • Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire),
  • Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain),
  • Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste),
  • Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial),
  • Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC),
  • Mohamed MECHMACHE (Président d'AC Le Feu),
  • Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l'éducation),
  • Catherine MILLS (Universitaire économiste),
  • Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche),
  • Alix NICOLET (Présidente de la FIDL),
  • Alain OBADIA (Membre du CES),
  • Michel PARTAGE (Président de l'association EAU),
  • Patrick PELLOUX (Président AMHUF),
  • Jean-marie PERNOT (Chercheur IRES),
  • Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature),
  • Jean baptiste PREVOST (Président de l'UNEF),
  • Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan),
  • Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale),
  • Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture),
  • Yves SALESSE (Fondation COPERNIC),
  • Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l'Institut National de l'Histoire de l'Art),
  • Henri STERDYNIAK (Economiste),
  • Fodé SYLLA (Membre du CES),
  • Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne),
  • Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT),
  • Aurélie TROUVE (Co-présidente d'ATTAC),
  • Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l'assurance maladie)

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jeudi 10 avril 2008

CONTRE LES FRANCHISES ET LES FORFAITS MÉDICAUX

franchise

Pour l'accès aux soins pour tous et une Assurance maladie à 100 %

Rassemblement à Nantes, devant la Préfecture

le samedi 12 avril 2008 à 14h00

Apportons nos boîtes de médicaments vides !

Choisit-on d'être malade ?

Depuis le 1er janvier 2008, nous subissons les méfaits des franchises dites "médicales". Censées financer les plans "Alzheimer, cancer et soins palliatifs", ces franchises s'élèvent à 50 centimes d' € par boîte de médicament et par acte paramédical, à 2 € par transport par ambulance, dans une limite de 50 € par an, qui s'ajoutent au 1 € par consultation, plafonné lui aussi à 50 € par an.

Le reste à charge devient toujours plus important pour nos soins. Sous prétexte de responsabiliser les patients et de combler le soi-disant "trou" de la Sécu, nous devons toujours payer plus pour nous soigner : le reste à charge pour les patients a été estimé à 400 euros en moyenne par an et par personne en 2004 !

La volonté de démantèlement de la Sécurité sociale n'en restera pas là puisque les affections de longue durée (ALD) sont dans le collimateur, leur prise en charge à 100 %, encore aujourd'hui la règle, serait supprimée ! La franchise pourrait alors augmenter jusqu'à 800 euros par an et par personne, pour tous, et ne serait pas remboursable (bouclier dit "sanitaire"). La voie serait alors grande ouverte vers les assurances individuelles privées ... pour ceux qui peuvent payer...Demain, le gouvernement risque de mettre en place le secteur "optionnel" visant à généraliser les dépassements d'honoraires !

Toute la population est concernée, actifs comme retraités, personnes âgées comme jeunes adultes, personnes en situation de handicap, malades chroniques comme malades occasionnels.

Aucune étude n'a pu montrer qu'une baisse de la prise en charge sociale de la maladie s'accompagne d'une diminution des dépenses de santé. Au contraire, c'est la solidarité qui coûte moins cher ! Comme l'essentiel des dépenses de santé est concentré sur une population en longue maladie, ce sont les patients bénéficiaires des plans "Alzheimer, cancer et soins palliatifs" qui paient leurs propres soins ! Beaucoup renoncent déjà à des soins pourtant essentiels ................. Comment dès lors construire une politique de santé publique cohérente.

Les franchises et le reste à charge cumulés marquent la fin de la solidarité entre bien portants et malades. Ils remettent en cause les principes fondateurs de notre Sécurité sociale où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon son état de santé. C'est un véritable choix de société qu'on est en train de nous imposer : l'abandon de notre Sécurité sociale fondée sur la solidarité.

REFUSONS LES FRANCHISES SUR LES SOINS !

DÉFENDONS NOTRE SÉCURITE SOCIALE SOLIDAIRE !

Collectif nantais "pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous" : AC, AGESAS, Agir pour la santé et l’aide sociale, APF, ASAMLA, Attac 44, Collectif Ni pauvre ni soumis, CLCV, CSF, FMH, FSU, GASPROM, Jeunes Verts, LCR, LDH, Les Alternatifs,Les Verts, LMDE, MFPF, MRAP, PCF, PS, SMG, Solidaires 44, UD CGT, UNEF Nantes, USP - Liste en cours…

Signons la pétition en ligne : www.contrelafranchise.org

REFUSONS LES FRANCHISES SUR LES SOINS !

Nous devons toujours payer plus pour nous soigner

TROIS EXEMPLES PRATIQUES

Cas 1

Le 10 janvier 2008, vous avez mal au dos. Vous consultez votre médecin traitant, 1€ de consultation non remboursé. Quatre boites de médicaments vous sont prescrites : 0.50 centimes par boite de médicaments n’est plus remboursé, soit 2 €.

Votre lumbago traîne, votre médecin traitant prescrit 10 séances de kinésithérapie, 5€ ne sont plus pris en charge.

Espérez guérir rapidement et avoir de bonnes conditions de travail, car si votre lumbago évolue en sciatique compliquée, la facture sera autrement plus sévère, avec les dépassements d’honoraire des médecins spécialistes, la majoration du forfait hospitalier, etc...

Cas 2

Robert, 68 ans, ancien maçon, a une hanche droite douloureuse, l’empêchant même de marcher. Nouvelle consultation auprès de son médecin traitant : 1 euro non remboursé.

Des traitements anti-inflammatoires et antalgiques sont prescrits puis des radiographies de la hanche : 0.50 centimes par boite de médicament et 1 € par radio ne sont pas remboursés.

C’est une arthrose sévère de la hanche, l’intervention doit être rapide : 150 € de dépassement d’honoraire pour le chirurgien et 30 € pour l’anesthésiste, sans compter tous les frais annexes de la clinique.

Cas 3

Depuis un an, Viviane 69 ans, perd progressivement la tête, oublie tout au fur et à mesure. Une consultation neurologique est demandée : 1 € de consultation et 10 € de dépassement d’honoraire non remboursés.

Une angiographie cérébrale est demandée à cause d'un souffle au cou. En plus de sa démence vasculaire, existe une plaque d'athérome importante sur l'artère carotide. Il faut l'opérer. C’est un acte lourd : 18 € non remboursés et non pris en charge par sa mutuelle.

L’état de Viviane se dégrade, l’infirmière doit désormais passer deux fois par jour à la maison pour surveiller la prise du traitement : 1 € par jour non remboursé et qui s’ajoutera aux dépenses de kinésithérapie, d’orthophonie, de transport etc, etc...

DÉFENDONS NOTRE SÉCURITE SOCIALE SOLIDAIRE !

Rassemblement à Nantes, devant la Préfecture le samedi 12 avril 2008 à 14h00

Collectif nantais "pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous"

Posté par lg71 à 10:37 - appels - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

lundi 7 avril 2008

Une flamme pour les Droits de l'homme

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La flamme des Jeux Olympiques arrive demain à Paris. Au lieu de briller comme un signe d'espoir, hélas ! elle éclaire un drame. En effet, les Jeux Olympiques appellent les peuples à établir la concorde. Leur but est de « promouvoir une société pacifique, soucieuse de préserver la dignité humaine »(1). Or, la Chine qui a l'honneur de les accueillir, fait l'inverse, contrairement à sa promesse : « Les Jeux olympiques favoriseront le développement des Droits de l'homme », déclarait le responsable Liu Qi(2).

Mais la réalité dément nos espoirs : « La répression est de pire en pire car nous entrons dans la phase cruciale des Jeux. Ce qui leur importe, c'est de faire taire le petit peuple opprimé de la Chine. Des milliers de gens sont déjà en prison, dans les hôpitaux psychiatriques ou les camps de travail. Cela a un lien direct avec les Jeux Olympiques, »(2) écrivait Hu Jia qui vient d'être condamné à 3 ans et demi de prison pour avoir dénoncé ces crimes ! A cela s'ajoute la répression sanglante au Tibet. Pour Amnesty International : « La vague actuelle de répression se produit à cause des Jeux Olympiques ».
La Chine persécute ses opposants et les minorités. Elle développe aussi une immense propagande pour faire croire à son peuple que le régime est approuvé par le monde entier et en particulier par les démocraties. Il n'est pas digne de se laisser instrumentaliser de la sorte. Il n'est pas acceptable de se laisser intimider. Le passage de la flamme olympique doit être l'occasion de dire à la Chine, poliment mais fermement, notre attachement aux Droits de l'homme et à sa promesse. Sinon, la Démocratie sera tournée en dérision par les pays totalitaires. Ils diront à leurs opposants : « Comment pouvez-vous croire aux Droits de l'homme ? Les Démocraties n'y croient pas elles mêmes ! »
Des protestations pacifiques sur le parcours de la flamme olympique expliqueraient au monde entier pourquoi nous ne pouvons soutenir l'attitude de ce gouvernement. Elles redonneraient courage aux opprimés et à ceux qui luttent pour la Liberté. Des banderoles écrites en Chinois et en Français briseraient le mur de la censure : refus de la torture, libération des prisonniers politiques, liberté de pensée, d'expression...

On nous reprochera d'intervenir politiquement dans les Jeux. Mais les Jeux sont devenus politiques, qu'on le veuille ou non, qu'on les maintienne ou qu'on les supprime : « Si vous venez à Pékin pour les Jeux Olympiques, vous verrez des gratte-ciel, de larges avenues... des habitants enthousiastes. Ce sera la réalité, mais seulement une partie, comme on regarde un iceberg... Vous ne savez peut-être pas que cet enthousiasme, ces sourires, cette harmonie et cette prospérité sont fondés sur l'injustice, les larmes, la torture et le sang... », écrivait Hu Jia(2). Alors, ne soyons pas complices par un silence coupable.



(1) « L'envers des médailles, J.O. de Pékin 2008 » ed. Bleu de Chine - 79p.

(2) Libération 4 avril 2008

Jeanne Emmanuelle Hutin

Posté par lg71 à 16:52 - actualité - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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