samedi 27 décembre 2008
Les vacances de luxe du couple Sarkozy
La France est en crise, les français cherchent toujours leur pouvoir d'achat et plus de 330 SDF morts depuis le début de l'hiver, ben qu'importe pour le président, Sarkozy profite de vacances luxieuses au Brésil.
Le couple présidentiel qui passe les fêtes de Noël dans un hôtel de luxe le Resort Twai, sur une plage isolée d'Itacaré, une petite ville à 430 km au sud de Salvador de Bahia, dans le nord-est du Brésil. La délégation française occupe une dizaine de bungalows, à plus de 800 euros la nuit, dans cet hôtel isolé de la côte brésilienne.
Selon le journal brésilien O Globo, Nicolas Sarkozy aurait d'ailleurs
téléphoné au président Lula pour se plaindre d'être traqué par la
presse, menaçant de s'en aller si cela continuait dans les prochains
jours.
Pour assurer la protection de la délégation
française, un navire de la Marine nationale brésilienne interdit aux
bateaux d'approcher.
D'ailleurs la présence du président français dérangerait quelques
indigènes locaux. Le pêcheur Rosenilton Pinto Freitas a notamment
protesté parce que ces derniers deux jours il n'a pas pu travailler
dans les environs de l'hôtel. Selon l'agence de presse brésilienne A
tarde, son bateau aurait été intercepté par la frégate de la Marine
brésilienne qui patrouille devant la plage de l'hôtel.
Au pouvoir de la France Sarko et Fillon eux ne connaissent pas la crise et montre l'exemple, des vacances payés par les français, le rêve !
http://anti-sarkomania.over-blog.com/article-26152827.html
dimanche 21 décembre 2008
COUP D’ETAT MEDIATIQUE
Le pouvoir sarkozien multiplie les initiatives pour resserrer sa mainmise et celle des grands groupes de communication dont il est l’agent sur les médias français. Il s’agit de réorganiser le dispositif permettant tout à la fois d’assurer une rentabilité maximale aux propriétaires de médias, de renforcer la guerre idéologique dont les grands médias sont le vecteur, et de « rendre les cerveaux disponibles » à la pénétration de la publicité. L’offensive se déploie en trois directions : le démantèlement de l’Agence France Presse (AFP), la dilution du service public de l’audiovisuel, la remise en cause de la loi Bichet issue du programme du Conseil national de la Résistance de 1944.
1.- Démantèlement de l’Agence France Presse (AFP)
Une pétition vient d’être lancée pour l’indépendance et la survie de l’Agence France Presse (AFP) ; le M’PEP appelle à la signer en masse. Le législateur, en 1957, dans la continuité des réformes de la Libération, avait doté l’AFP d’un statut particulier lui garantissant son indépendance. D’après l’article 2 de ses statuts, l’AFP « ne doit, en aucune circonstance, passer sous le contrôle de droit ou de fait d’un groupement idéologique, politique ou économique ».
Or, c’est ce qui est remis en question en ce moment. Le PDG, Pierre Louette, aux ordres de Nicolas Sarkozy, ancien conseiller média d’Edouard Balladur, veut « toiletter » les statuts et ouvrir le capital de l’AFP. On reproche en réalité à beaucoup des journalistes de respecter les statuts de l’AFP et de refuser d’être l’agence de presse privée de Nicolas Sarkozy. C’était trop pour le pouvoir qui veut démanteler l’AFP.
2.- Dilution du service public de l’audiovisuel
Le projet de loi sur l’audiovisuel doit être soumis au vote de l’Assemblée nationale le 16 décembre 2008. Il prévoit de supprimer la publicité sur la quasi-totalité des chaines publiques entre 20h et 6h, mesure qui devrait entrer en vigueur le 5 janvier 2009. Tout le problème est de savoir quelle sera la nature, le niveau et la pérennité de la compensation financière pour les chaines publiques, mais il est juste que les chaines publiques soient financées par l’impôt, de préférence direct. La redevance, qui relève de la fiscalité indirecte, est néanmoins injuste. Elle fait payer proportionnellement davantage les classes populaires.
La réduction de la publicité n’est qu’un leurre et une diversion qui vise à masquer le transfert en cours de l’audiovisuel public vers le privé. Et, en attendant que ce processus parvienne à son terme, de le contrôler étroitement dans la perspective des élections présidentielles de 2012. C’est l’objectif de la nomination prévue des présidents de la télévision et de la radio publique par le président de la République.
Il nous faut penser à tous les aspects de l’audiovisuel, à ses rôles politique, social et culturel, et pas simplement à l’audiovisuel public ; c’est sur l’ensemble de l’audiovisuel qu’il faut par exemple réduire la place de la publicité et augmenter la place et l’intervention des citoyens dans la gestion économique et qualitative des programmes et du service.
D’autant que la télévision pose désormais un véritable problème de santé publique. Son emprise sur les esprits, à partir de mécanismes issus du marketing, a parfois des effets proches de l’addiction. Des études scientifiques ont montré un lien entre une consommation précoce de télévision, des troubles de l’attention et une modification des circuits synaptiques (pour se mouvoir et survivre, les animaux et l’homme doivent être informés de l’état du milieu extérieur dans lequel ils sont situés et dans lequel ils doivent organiser leur comportement).
Selon le philosophe Bernard Stiegler (http://www.arsindustrialis.org/), la télévision peut court-circuiter les structures sociales que sont la famille ou l’école et « les différences intergénérationnelles puisqu’elle infantilise les adultes et prive les enfants de leur enfance ». La télévision peut détruire la singularité de la construction individuelle de chacun. Quand on passe 3 heures par jour devant la télé comme en France ou 6 heures comme aux Etats-Unis, on se retrouve avec des gens qui n’ont pas d’autre vie sociale que de regarder la télévision. télévision.
Tout au contraire, il faut faire de la télévision un instrument d’émancipation et de connaissance, ce qui implique de l’arracher aux griffes du marché. Pourtant, pendant ce temps, à l’Assemblée nationale, on ne débat pas de l’essentiel.
3.- Remise en cause de la loi Bichet issue du programme du Conseil national de la Résistance de 1944
Avec la loi du 2 avril 1947, dite « loi Bichet », du nom de son rapporteur Robert Bichet, la France devient le seul pays au monde où la liberté de distribution de la presse est inscrite dans la loi. La loi permet à chaque éditeur, quelle que soient sa taille et son influence, d’avoir l’assurance d’être distribué. C’est un système coopératif de distribution de la presse encore en vigueur aujourd’hui malgré les tentatives répétées de remises en cause de ce qui reste le socle mutualiste de la presse française. Cette loi prévoit l’égalité de traitement entre journaux : l’impartialité ; la mise en commun des moyens ; la péréquation des coûts et des tarifs ; la solidarité entre titres rentables et titres moins rentables. Elle assure la liberté de la presse et la formation d’une opinion libre dans un espace public pluraliste et diversifié. Elle édicte un certain nombre de principes fondamentaux : la liberté de diffusion ; l’égalité entre les éditeurs membres d’une coopérative ; l’impartialité de la distribution.
C’est tout cela que le pouvoir veut casser : en finir avec le Syndicat du Livre, avec le système de distribution de la presse, avec les seuils anti-concentration, avec le droit d’auteur des journalistes, avec les clauses de cession et de conscience… En un mot : mettre fin à la loi Bichet, placer les sabots des entreprises de presse dans la cheminée où elles attendent le passage du Père Noel Sarkozy.
Les « Etats généraux de la presse écrite », qui se veulent ceux de toute la presse écrite (quotidienne, périodique et magazine, généraliste, thématique et spécialisée, nationale, régionale et locale, gratuite ou payante, sur papier, sur Internet ou multi-supports, car aujourd’hui presse écrite ne signifie plus forcément presse papier), sont organisés actuellement par Nicolas Sarkozy. Ils ne sont qu’une mascarade, un semblant de consultation avant que le pouvoir n’annonce des décisions déjà prêtes dans les tiroirs de l’Elysée. Alors que les Etats généraux devaient être ceux de toute la société (professionnels, lecteurs, consommateurs, citoyens, responsables publics), ils ont soigneusement tenu à l’écart ceux pour qui la presse doit être faite : les citoyens.
On observe pourtant une baisse tendancielle de la diffusion, un déficit chronique de certains titres, des menaces de disparition de journaux, un vieillissement du lectorat, une contraction des rédactions. Les signes d’une crise profonde de la presse écrite se multiplient et s’aggravent. Confrontés à un effet de ciseaux (hausse des coûts d’un côté, baisse des recettes des ventes, de la publicité, des annonces de l’autre), de nombreux journaux sont dans l’impasse économique ou s’y acheminent.
Cependant, la concentration n’est pas la solution. Ainsi, après avoir fusionné Le Provençal et Le Méridional, la diffusion a reculé de 35 %. Le journal régional qui se porte le mieux, Le Télégramme de Brest, est une entreprise totalement indépendante. En matière de presse, le dynamisme n’a besoin ni du gigantisme ni de l’adossement à de grands groupes industriels.
Certes on ne peut faire l’impasse sur les questions de la distribution comme de la fabrication. Mais il faut redonner de l’attrait à la presse. Personne n’achètera un journal parce qu’il est bien géré, mais parce qu’il est attractif. Or, beaucoup de titres et tous les quotidiens, sauf L’Humanité, portent une voix unique : celle du Traité constitutionnel en 2005, celle du traité de Lisbonne en 2007…
On ne peut vouloir chloroformer les esprits avec la pensée unique néolibérale et européiste et attendre une augmentation des ventes. La police de la pensée est à l’œuvre, elle est liée à la montée de l’autoritarisme dans la société, en France comme dans d’autres pays de l’Union européenne, la Grèce en particulier.
Il faut revenir à l’esprit de la Libération !
Pour en savoir plus sur la prise d’assaut des journaux collaborationnistes à la Libération en août 1944, cliquez ici : http://www.m-pep.org/spip.php ?article710
Mouvement politique d’éducation populaire (M’PEP)
lundi 15 décembre 2008
Les réformes dans l'Education, les raisons du mécontentement (REPÈRES)
Les réformes lancées dans l'Education suscitent un mécontentement qui prend de l'ampleur et dépasse les seuls syndicats enseignants. Voici ces réformes et les critiques qu'elles suscitent:
- SUPPRESSIONS DE POSTES
Après 8.500 en 2007 et 11.200 en 2008, 13.500 suppressions de postes d'enseignants sont prévues en 2009. Cela répond à l'objectif gouvernemental de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, pour faire des économies et réorganiser l'Etat.
Les syndicats jugent que cela entraîne "dégradation des conditions de travail" et "précarité". La diminution des postes aux concours prive les étudiants de débouchés dans l'enseignement.
Globalement, il est reproché au ministre Xavier Darcos d'avoir conçu des réformes (primaire, lycée, formation) pour supprimer des postes, en dépit des visées pédagogiques affichées. Les syndicats craignent le même rythme de suppressions de 2010 à 2012, soit 40.000 de plus.
La communauté éducative réclame au contraire "d'investir dans l'éducation", à l'heure où des milliards d'euros sont mobilisés pour les banques.
- LUTTE CONTRE L'ECHEC SCOLAIRE
Faisant de la lutte contre l'échec sa priorité, M. Darcos a multiplié les dispositifs: soutien, accompagnement éducatif après l'école, stages pendant les vacances, etc. L'opinion y est favorable, selon les sondages.
Mais compte tenu de cette priorité, la suppression en primaire de 3.000 postes de maîtres spécialisés contre l'échec ("Rased"), sans évaluation de leur travail, a été mal perçue. Une pétition sur internet en leur faveur recueillait jeudi 217.000 signatures.
- REFORMES DU PRIMAIRE
Nouveaux programmes, suppression du samedi matin, aide de deux heures par semaine aux plus faibles: le primaire est un grand chantier de M. Darcos.
Les deux heures d'aide sont cependant critiquées: certains horaires sont jugés peu efficaces pour des enfants déjà fatigués par la classe, et les maîtres sont réticents à les assurer si c'est pour justifier des suppressions de Rased.
Autre nouveauté: les évaluations nationales en CE1 et CM2. Si elles sont rendues publiques, les syndicats craignent une "mise en concurrence" des écoles.
- SCOLARISATION EN MATERNELLE
Un débat est en cours sur la scolarisation des 2-3 ans en maternelle, un rapport du Sénat prônant à la place des "jardins d'éveil". Les syndicats redoutent qu'il s'agisse, là aussi, d'économiser des postes.
En revanche M. Darcos n'a jamais remis en question la maternelle à partir de 3 ans révolus.
- REFORME DE LA FORMATION DES ENSEIGNANTS
La "mastérisation" prévoit de recruter à partir de 2010 tous les enseignants à bac +5, ce qui permettra de revaloriser les néo-titulaires.
Dans ce cadre, la première année de stage devant classe sera supprimée. Des syndicats jugent que cela permettra d'économiser plusieurs milliers de postes en 2010. Ils réclament aussi de garder un volet professionnel à la formation.
- ABSENCE DE REVALORISATION GENERALE
Le ministère multiplie les primes qui touchent des catégories particulières d'enseignants, mais les syndicats demandent une revalorisation pour tous.

