mardi 27 mai 2008
Mais non, le PS ne peut pas, ne doit pas céder à la tentation libérale !
Car s’il le faisait, il reculerait encore davantage, il se condamnerait à perdre les élections suivantes. Ce n’est pas son intérêt ni celui du peuple. En Europe, les "troisièmes voies" sociales ET libérales sont toutes en échec, elles ont conduit à la désespérance, la division et la perdition.
En France, c’est encore plus net, le rejet de la politique néo-libérale, extrémiste, intégriste de l’équipe Sarkozy-UMP est encore plus vaste et plus ferme ! La majorité de la France cherche une vraie issue à gauche et non pas un trompe l’oeil ou un placebo néo centriste !
Il faut une gauche à la hauteur des espérances de la gauche face à toutes les saillies droitières récentes.
Il faut un congrès de Reims rénovant la gauche et non pas l’abandonnant. Il faut un congrès de Reims social et non pas libéral. Il faut un congrès de Reims revenant aux fondamentaux et non pas dilapidant nos forces et nos soutiens.
Il faut un congrès de Reims prônant l’unité de la gauche et non l’unité avec le centre. Il faut un congrès de Reims dynamisant et pas décourageant, il faut un congrès gagnant et non pas conduisant à une nouvelle défaite comme celles d’avril 2002 et de mai 2007.
Voilà pourquoi ce qui transparaît ces jours derniers des débats du PS n’est pas la réalité, ni ce qui va l’emporter. La gauche de ce parti existe, elle a les clefs de l’avenir dans ses mains, il faut qu’elle se réunisse et propose une véritable issue... Je dépose avec mes amis une contribution en ce sens, et c’est ce à quoi j’appelle mes camarades ! Pour ancrer à gauche ce parti, il faut faire se rencontrer autour d’une même table les acteurs susceptibles d’y oeuvrer le mieux...
Gérard Filoche, membre du conseil national du Parti socialiste
mardi 13 mai 2008
Pour une politique éducative ambitieuse : Appel à la grève le 15 mai
FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA-EDUCATION, SUD EDUCATION,
Pour une politique éducative ambitieuse : Appel à la grève le 15 mai
Dans l’Education nationale les mobilisations s’amplifient et portent l’exigence de moyens pour la réussite et la démocratisation du système éducatif. Le budget 2008 qui sera appliqué à la prochaine rentrée est fortement contesté.
Ces mobilisations s’opposent aux 11200 suppressions de postes qui entraîneront des classes surchargées, rendant impossible le suivi individuel des élèves. Dans le second degré cela va conduire à des disparitions de formations et d’options et la fin de dispositifs pédagogiques et de soutien innovants.
Conjuguée aux retraits de moyens, la mise en place précipitée, sans réflexion préalable et sans concertation suffisante, du bac pro 3 ans dans les LP, suscite des inquiétudes légitimes quant à la prise en charge des élèves en enseignement professionnel en particulier ceux qui sont en difficulté.
Dans le premier degré les projets de programmes traduisent une vision passéiste et rétrograde de l’Ecole, ainsi qu’un recul pédagogique et didactique. Ils remettent en cause les cycles et s’accompagnent d’une apparente volonté d’externaliser l’aide aux élèves en difficulté en rejetant la responsabilité de l’échec scolaire sur les familles.
Ce budget de rigueur et les suppressions de postes qui en découlent aurait des conséquences néfastes sur la qualité du service public dans l’Education nationale et dans l’Enseignement Agricole Public. Il se traduirait par une aggravation des conditions de travail pour l’ensemble des personnels (enseignants, ouvriers, administratifs, personnels de santé, sociaux, ...)
Les annonces budgétaires, la volonté de ne pas remplacer le départ en retraite d’un fonctionnaire sur deux pour les prochaines années, en lien avec la Révision Générale des Politiques Publiques et le projet de loi sur la mobilité, confirment que cette politique de régression pourrait s’installer dans la durée.
La transformation de l’Ecole implique une toute autre dynamique pour le système éducatif et pour les métiers de l’éducation.
Pour obtenir des budgets ambitieux qui permettent une transformation de l’Ecole,
Pour mettre en oeuvre une autre politique éducative visant la réussite de tous les élèves
Les organisations signataires appellent à poursuivre et amplifier les mobilisations en cours au plan national et local.
Elles appellent à faire du jeudi 15 mai une journée de grève nationale.
mardi 22 avril 2008
Le service public est notre richesse
Mobilisons-nous !
150 000 jeunes qui sortent chaque année sans diplôme du système scolaire, une crise du logement sans précédent depuis les années 1950, des inégalités qui se creusent de façon dramatique, des enjeux environnementaux colossaux, le défi démographique, l’innovation et la croissance à la traîne… Dans un tel contexte, chercher à accroître l’efficacité de l’action publique, c'est mieux mettre en œuvre les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité.
Cela exige que la satisfaction des besoins essentiels soit reconnue comme un droit fondamental. Cela implique le choix d’une société solidaire, la maîtrise des biens communs et l’activité efficace de Services publics indispensables au développement économique, social et culturel. Face à la montée des inégalités, ils sont garants de l'exercice effectif des droits.
L’intérêt général a besoin de personnels dont la qualification soit reconnue, présents sur tout le territoire et non de salariés interchangeables et corvéables à merci ; de solidarité et non de concurrence ; de stabilité et non de précarité ; de sens des responsabilités et non de docilité ; d’indépendance et non de soumission aux intérêts particuliers. Toutes choses que le statut des fonctionnaires, mis en œuvre depuis la Libération, a contribué à réaliser.
Mais ce n’est pas du tout ce à quoi nous assistons actuellement : de fusion en restructuration, d’externalisation en privatisation et de flexibilité en précarité, une vaste opération de destruction des fondements du Service public et de la Fonction publique s’accélère sous nos yeux. La « Révision générale des politiques publiques » (RGPP) est le plus récent développement de cette campagne dirigée par le gouvernement, encouragée par le patronat et menée par des cabinets privés. Elle s’attaque frontalement à l’ensemble de la Fonction publique d’État, Territoriale et Hospitalière. Comme déjà dans d’autres secteurs (Poste, EDF, télécommunications, transports…), cela signifie la détérioration organisée des services rendus au public, ouvrant la voie à la privatisation des activités les plus profitables, à la disparition de nombreuses autres.
Contrairement à ce qu’il prétend, le Président de la République n’a reçu aucun mandat pour remettre en cause ces acquis essentiels. Avec son gouvernement, il considère l’action publique comme une dépense, jamais comme une source de richesse. Creusant les déficits par sa politique fiscale, il veut réduire au maximum les dépenses d’intérêt général dans les secteurs de la famille, du logement, de la santé, de la solidarité, de l’emploi formation. Il refuse de répondre par des créations d’emploi à la situation critique de l’hôpital public. Il programme de nouvelles coupes claires dans les effectifs de fonctionnaires de l’Etat (160 000 suppressions en quatre ans). Il décharge l’État de nombreuses missions en les renvoyant vers les collectivités territoriales sans pour autant leur donner les moyens de développer de vrais services publics locaux et démocratiques, programmant le corsetage de l’emploi public territorial.
Comme l’a clairement résumé le Premier ministre le 10 octobre 2007 « La réforme de l’État supposera que chacun d’entre nous accepte qu’il y ait moins de services, moins de personnel, moins d’État sur son territoire. »
Nous ne l’acceptons pas !
Aux cotés des usagers, agents, élus, qui se battent quotidiennement pour le maintien et l’amélioration de services publics de proximité :
Nous sommes partisans d’une modernisation de la Fonction publique en réponse à l’évolution marchande, inégalitaire et destructrice de la société.
Nous voulons une véritable démocratisation de la décision, du contrôle et de l’évaluation associant citoyens et agents.
Nous voulons une réforme fiscale assurant un financement équitable et pérenne des missions de service public.
Nous réaffirmons que le statut des fonctionnaires est là pour garantir à tous les usagers la défense d’un intérêt général qui ne se réduit pas à la somme des intérêts particuliers.
Nous lançons un appel à une vaste mobilisation citoyenne pour mettre un terme à cette politique destructrice. Organisons un débat démocratique, sans a priori, sur les besoins en services publics, sur les rôles respectifs de l’Etat et des collectivités locales et la place des agents publics.
Contre la RGPP, rassemblons-nous autour des valeurs de solidarité, de justice et d’efficacité économique et sociale de tous les services publics.
Pour tout contact :
contact@service-public-notre-richesse.fr
Premiers signataires :
- Jean-claude AMARA (Droits devant),
- Gérard ASCHIERI (Secrétaire général de la FSU),
- Françoise AUDOUZE (Directrice de recherches au CNRS),
- Pierre BAUBY (CELSIG),
- Claude BERNARD (président de l'UNRPA),
- Robert CASTEL (Directeur d'études à l'EHESS),
- André CHASSAIGNE (Président de l'Association Nationale des Elus Communistes et Républicains, député),
- Pierre CONCIALDI (Economiste à l'IRES),
- Annick COUPE (Porte-parole de l'Union syndicale Solidaires),
- Didier DAENINCKX (Ecrivain),
- Georges DEBREGEAS (Sauvons La Recherche),
- Bernard DEFAIX (Président de la Convergence nationale des Services Publics),
- Jean-paul DEMOULE (Ancien président de l'Institut National de Recherche en Archéologie Préventive),
- Monique DENTAL (Fondatrice du Collectif de Pratiques et de Réflexions Féministes Ruptures),
- Bernard DEROSIER (Président du Conseil superieur de la fonction publique territoriale, député),
- Marie-madeleine DIEULANGARD (Membre du CES),
- Denis DUBIEN (Directeur Territorial),
- Jean-pierre DUBOIS (Président de la Ligue des Droits de l'Homme),
- Jean-michel DUCOMPTE (Président de la Ligue de l'Enseignement),
- Pierre DUHARCOURT (Membre du CES),
- Jean-baptiste EYRAUD (Porte-parole de la Fédération Droit au Logement),
- Alain FAUCONNIER (Président d'honneur de la Coordination de défense des hôpitaux et maternités de proximité, maire),
- Nathalie FERRE (présidente du Gisti),
- Jacques FOURNIER (Conseiller d'État honoraire),
- Jean GADREY (Economiste),
- Didier GELOT (Fondation COPERNIC),
- Jean-pierre GIACOMO (Président de la Confédération Nationale du Logement (CNL)),
- Pascale GONOD (Professeure des Universités),
- André GRIMALDI (Professeur de médecine, chef du service de diabétologie CHU Pitié Salpétrière),
- Gilles GUGLIELMI (Professeur des Universités Droit Public),
- Faride HAMANA (Président FCPE),
- Jean-marie HARRIBEY (Co-président d'ATTAC),
- Liêm HOANG-NGOC (économiste),
- Yves JEAN (Universitaire),
- Samy JOSHUA (Universitaire Didactique des sciences),
- Jean LABROUSSE (Ancien Directeur de la Météorologie Nationale),
- André LAIGNEL (Maire d'Issoudun, Secrétaire Général de l' Association des Maires de France),
- Anicet LE PORS (Ancien ministre de la Fonction publique et des Réformes administratives),
- Anne LE STRAT (Fondation COPERNIC),
- Florian LECOULTRE (Président de l'Union Nationale Lycéenne),
- Olivier LECOUR-GRANDMAISON (Universitaire),
- Christian LEHMANN (Médecin généraliste, écrivain),
- Jean MAGNIADAS (Syndicaliste, économiste),
- Jacques MARSAUD (Administrateur Territorial),
- Roger MARTELLI (Fondation COPERNIC),
- Mohamed MECHMACHE (Président d'AC Le Feu),
- Philippe MEIRIEU (Universitaire sciences de l'éducation),
- Catherine MILLS (Universitaire économiste),
- Bertrand MONTHUBERT (Sauvons La Recherche),
- Alix NICOLET (Présidente de la FIDL),
- Alain OBADIA (Membre du CES),
- Michel PARTAGE (Président de l'association EAU),
- Patrick PELLOUX (Président AMHUF),
- Jean-marie PERNOT (Chercheur IRES),
- Emmanuelle PERREUX (Présidente du Syndicat de la Magistrature),
- Jean baptiste PREVOST (Président de l'UNEF),
- Hubert PREVOT (Ancien Commissaire au Plan),
- Nicole QUESTIAUX (Ancienne ministre de la Solidarité nationale),
- Jack RALITE (Ancien ministre de la Santé - Etats généraux de la Culture),
- Yves SALESSE (Fondation COPERNIC),
- Alain SCHNAPP (Ancien directeur de l'Institut National de l'Histoire de l'Art),
- Henri STERDYNIAK (Economiste),
- Fodé SYLLA (Membre du CES),
- Danielle TARTAKOWSKY (Universitaire historienne),
- Bernard THIBAULT (Secrétaire général de la CGT),
- Aurélie TROUVE (Co-présidente d'ATTAC),
- Pierre VOLOVITCH (Chercheur en économie de l'assurance maladie)
jeudi 10 avril 2008
CONTRE LES FRANCHISES ET LES FORFAITS MÉDICAUX
Pour l'accès aux soins pour tous et une Assurance maladie à 100 %
Rassemblement à Nantes, devant la Préfecture
le samedi 12 avril 2008 à 14h00
Apportons nos boîtes de médicaments vides !
Choisit-on d'être malade ?
Depuis le 1er janvier 2008, nous subissons les méfaits des franchises dites "médicales". Censées financer les plans "Alzheimer, cancer et soins palliatifs", ces franchises s'élèvent à 50 centimes d' € par boîte de médicament et par acte paramédical, à 2 € par transport par ambulance, dans une limite de 50 € par an, qui s'ajoutent au 1 € par consultation, plafonné lui aussi à 50 € par an.
Le reste à charge devient toujours plus important pour nos soins. Sous prétexte de responsabiliser les patients et de combler le soi-disant "trou" de la Sécu, nous devons toujours payer plus pour nous soigner : le reste à charge pour les patients a été estimé à 400 euros en moyenne par an et par personne en 2004 !
La volonté de démantèlement de la Sécurité sociale n'en restera pas là puisque les affections de longue durée (ALD) sont dans le collimateur, leur prise en charge à 100 %, encore aujourd'hui la règle, serait supprimée ! La franchise pourrait alors augmenter jusqu'à 800 euros par an et par personne, pour tous, et ne serait pas remboursable (bouclier dit "sanitaire"). La voie serait alors grande ouverte vers les assurances individuelles privées ... pour ceux qui peuvent payer...Demain, le gouvernement risque de mettre en place le secteur "optionnel" visant à généraliser les dépassements d'honoraires !
Toute la population est concernée, actifs comme retraités, personnes âgées comme jeunes adultes, personnes en situation de handicap, malades chroniques comme malades occasionnels.
Aucune étude n'a pu montrer qu'une baisse de la prise en charge sociale de la maladie s'accompagne d'une diminution des dépenses de santé. Au contraire, c'est la solidarité qui coûte moins cher ! Comme l'essentiel des dépenses de santé est concentré sur une population en longue maladie, ce sont les patients bénéficiaires des plans "Alzheimer, cancer et soins palliatifs" qui paient leurs propres soins ! Beaucoup renoncent déjà à des soins pourtant essentiels ................. Comment dès lors construire une politique de santé publique cohérente.
Les franchises et le reste à charge cumulés marquent la fin de la solidarité entre bien portants et malades. Ils remettent en cause les principes fondateurs de notre Sécurité sociale où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon son état de santé. C'est un véritable choix de société qu'on est en train de nous imposer : l'abandon de notre Sécurité sociale fondée sur la solidarité.
REFUSONS LES FRANCHISES SUR LES SOINS !
DÉFENDONS NOTRE SÉCURITE SOCIALE SOLIDAIRE !
Collectif nantais "pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous" : AC, AGESAS, Agir pour la santé et l’aide sociale, APF, ASAMLA, Attac 44, Collectif Ni pauvre ni soumis, CLCV, CSF, FMH, FSU, GASPROM, Jeunes Verts, LCR, LDH, Les Alternatifs,Les Verts, LMDE, MFPF, MRAP, PCF, PS, SMG, Solidaires 44, UD CGT, UNEF Nantes, USP - Liste en cours…
Signons la pétition en ligne : www.contrelafranchise.org
REFUSONS LES FRANCHISES SUR LES SOINS !
Nous devons toujours payer plus pour nous soigner
TROIS EXEMPLES PRATIQUES
Cas 1
Le 10 janvier 2008, vous avez mal au dos. Vous consultez votre médecin traitant, 1€ de consultation non remboursé. Quatre boites de médicaments vous sont prescrites : 0.50 centimes par boite de médicaments n’est plus remboursé, soit 2 €.
Votre lumbago traîne, votre médecin traitant prescrit 10 séances de kinésithérapie, 5€ ne sont plus pris en charge.
Espérez guérir rapidement et avoir de bonnes conditions de travail, car si votre lumbago évolue en sciatique compliquée, la facture sera autrement plus sévère, avec les dépassements d’honoraire des médecins spécialistes, la majoration du forfait hospitalier, etc...
Cas 2
Robert, 68 ans, ancien maçon, a une hanche droite douloureuse, l’empêchant même de marcher. Nouvelle consultation auprès de son médecin traitant : 1 euro non remboursé.
Des traitements anti-inflammatoires et antalgiques sont prescrits puis des radiographies de la hanche : 0.50 centimes par boite de médicament et 1 € par radio ne sont pas remboursés.
C’est une arthrose sévère de la hanche, l’intervention doit être rapide : 150 € de dépassement d’honoraire pour le chirurgien et 30 € pour l’anesthésiste, sans compter tous les frais annexes de la clinique.
Cas 3
Depuis un an, Viviane 69 ans, perd progressivement la tête, oublie tout au fur et à mesure. Une consultation neurologique est demandée : 1 € de consultation et 10 € de dépassement d’honoraire non remboursés.
Une angiographie cérébrale est demandée à cause d'un souffle au cou. En plus de sa démence vasculaire, existe une plaque d'athérome importante sur l'artère carotide. Il faut l'opérer. C’est un acte lourd : 18 € non remboursés et non pris en charge par sa mutuelle.
L’état de Viviane se dégrade, l’infirmière doit désormais passer deux fois par jour à la maison pour surveiller la prise du traitement : 1 € par jour non remboursé et qui s’ajoutera aux dépenses de kinésithérapie, d’orthophonie, de transport etc, etc...
DÉFENDONS NOTRE SÉCURITE SOCIALE SOLIDAIRE !
Rassemblement à Nantes, devant la Préfecture le samedi 12 avril 2008 à 14h00
Collectif nantais "pour le droit à la santé et à la protection sociale pour toutes et tous"
samedi 19 janvier 2008
Appel du Comité National pour un Référendum
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jeudi 21 juin 2007
Appel pour l’unité de toute la gauche
Lettre ouverte à toute la gauche
Chers amis et camarades,
Nous nous adressons à toute la gauche. A tous ceux qui se sentent de gauche sans préalable ni exclusive, à tous ceux qui pensent que la gauche doit et peut concevoir, faire émerger, construire une autre société que la société d’exploitation capitaliste qui nous domine aujourd’hui dans le monde entier.
Libéralisme et capitalisme tournent le dos à l’épanouissement de l’humanité
Des milliards d’hommes luttent pour survivre contre la faim, la soif, la souffrance, pour vivre décemment dans un monde qui n’a jamais été aussi riche et aussi inégalement divisé. Les trois plus riches hommes de la planète possèdent plus que les 48 pays les plus pauvres. Il y a 8,3 millions de millionnaires en dollars dans le monde, et 378 000 millionnaires en euros en France, et chaque jour des millions d’enfants meurent de faim, les pandémies se développent, l’argent va de plus en plus aux riches tandis que l’immense misère humaine s’accroît.
Le capitalisme engendre des revendications légitimes qu’il est incapable de satisfaire : c’est un système qui produit et dépense mille milliards de dollars d’armements par an et qui, si on n’arrête pas l’impérialisme, conduira à de nouvelles guerres mondiales. C’est un système qui produit plus de 2 millions d’accidents du travail mortels par an. C’est un système basé sur la loi de la jungle, un système qui organise la concurrence sauvage, l’abaissement des salaires, la liquidation des protections et droits sociaux pour la seule recherche féroce du profit maximum.
La Gauche porte l’espoir d’un monde meilleur pour chacune et chacun
La gauche c’est au contraire, la répartition des richesses en même temps que leur création pour faire face aux besoins de toute l’humanité en respectant la planète. La gauche c’est l’expression, l’organisation du salariat, de ceux qui produisent les biens et qui n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. La gauche est internationaliste et s’oppose frontalement à la rapacité du capitalisme financier, aux multinationales égoïstes, à la dictature des actionnaires et des possédants, aux pouvoirs personnels et autoritaires, aux racistes et aux xénophobes. Le choix de société entre la gauche et la droite est un combat historique, ce n’est pas une collaboration, une tromperie où tous font semblant de s’aimer les uns les autres : car le système des possédants n’aime pas les pauvres, ils les exploitent cruellement.
La gauche s’appuie sur la mobilisation collective, et démocratique pour instaurer et faire vivre des républiques sociales et laïques où la citoyenneté est entière et partagée par tous ceux qui vivent sur le même sol. La gauche, en même temps qu’un grand projet de société, veut satisfaire les revendications concrètes, élémentaires, immédiates, faire reculer le chômage de masse, permettre à tous de vivre, décemment et dans la dignité, de son travail, de bénéficier d’une école publique de qualité, d’une santé gratuite et d’une retraite méritée accessible à tous, de services publics pour la petite enfance ou les personnes âgées, de moyens d’information et de communication démocratiquement partagés, avec des transports publics, des sources énergétiques, des biens essentiels comme l’eau, l’électricité, le gaz, contrôlés démocratiquement, tout comme les activités centrales de banque et de crédit.
Pour la gauche ce sont les lois de la République qui doivent l’emporter sur le marché et non pas l’inverse. La gauche c’est la majorité du peuple pour la liberté avec la solidarité, l’égalité, la fraternité. Par opposition déclarée à la droite qui cultive l’égoïsme, la loi du plus fort, le pouvoir concentré et absolu d’une minorité de possédants.
La droite « décomplexée » a battu une gauche divisée, sans projet commun et en décalage avec les attentes réelles des 5 dernières années
Jamais la gauche, si elle avait défendu son véritable programme, n’aurait dû perdre les élections d’avril-mai-juin 2007 en France : elle avait tous les moyens de l’emporter, après les grandes mobilisations sociales pour les retraites (2003) contre le CPE(2006) et les votes massifs (mars et juin 2004 pour la gauche, puis le « non » de gauche du 29 mai 2005). L’alternance s’imposait dès lors que la majorité de la population s’était exprimée maintes fois pour abroger les lois de la droite sortante : n’importe quelle forme de démocratie « à l’écoute » indiquait la voie. Il y a de fortes et historiques traditions de la gauche, celles du socialisme, qu’il est décisif de cultiver, de faire fructifier : les prétendues méthodes appelées « modernes » visant le prétendu « centre » relèvent d’une confusion idéologique mortifère. Une gauche solide, enracinée, pas volatile et vacillante est indispensable face à une « droite décomplexée » comme l’appelle Nicolas Sarkozy. La priorité est à l’unité de la gauche, sans exclusive, sans préalable sectaire au terme d’un débat d’idées loyal, démocratique, militant, résistant aux pressions des 90 % des grands groupes médiatiques au service du capitalisme financier.
Construire, refonder l’Unité de toute la Gauche
Cette unité de la gauche, nous la voulons sans limites, à la différence de beaucoup d’autres. Depuis ceux qui sont appelés, à tort ou à raison « extrême gauche » jusqu’à ceux qui sont appelés, à tort ou à raison, « sociaux libéraux ». La gauche, selon nous, doit appeler tous ceux qui veulent la rejoindre et elle ne s’auto délimite pas à priori, elle est ouverte, et cherche à s’ouvrir le plus largement possible.
Cela veut dire que ce qui est appelé « la gauche de la gauche » au lieu de se disputer sur la « meilleure » façon de se délimiter contre le Parti socialiste, de cliver avec lui, devrait proposer une union d’ensemble, justement, au Parti socialiste. Elle y gagnerait en autorité, en nombre, en « défi » constructif vis-à-vis de toute la gauche, et y perdrait en division : car c’est ce qui a réduit la force du « non » de gauche à quelques pourcent électoraux.
Nul aujourd’hui, dans la gauche de la gauche, hors du Parti socialiste, n’est légitime pour donner des leçons : quand on est incapable d’unité, de rassemblement, et qu’on se divise entre cinq ou six candidats qui disent la même chose à peu prés, on s’interroge. C’est en tout cas ce que pensent les militants, sinon les électeurs.
Nous les respectons néanmoins, tous, dans leur diversité. Notre appel, c’est : unité.
La base de cette unité ? Suggérons raisonnablement qu’elle soit au centre de gravité de la gauche et que ceux et celles qui veulent peser dans un sens ou un autre, puissent le faire selon des règles démocratiques... Nous ne parlons pas d’« unité de la gauche de la gauche », mais d’unité de toute la gauche. Pas avec le prétendu « centre » pas sans « l’extrême gauche » : unité de toute la gauche Que s’excluent ceux qui le veulent, mais que personne n’exclue personne a priori. Que si certains s’excluent les autres luttent pour les appeler à ré intégrer le front commun. Nous sommes prêts, nous souhaitons, devons tous travailler loyalement avec tous. En écoutant ce qu’apporte chacun et les forces qu’il mobilise.
Cela signifie aussi que nous appelons à combattre les nouveaux épigones qui appellent de partout, dans tous les médias, à la clarification, à la « scission » du Parti socialiste, à la scission de la gauche. Les uns divaguent en cherchant la scission entre « non » et « oui », entre socialistes de « gauche » et de « droite », entre socialistes liés au mouvement social, et socialistes liés à la « social-démocratie » « moderne » « européenne » : c’est pur artifice.
Aucun grand combat n’a été gagné sans unité de tous les syndicats, des plus « combatifs » aux plus « réformistes » : de la CFDT à la CGT, FO et la FSU, la CFTC, la CGC, l’Unsa ou Sud, comme lors du CPE.
Si la décision avait été prise démocratiquement au sein de toute la gauche, la gauche aurait majoritairement appelé à voter « non » le 29 mai 2005 en concordance avec ce qu’ont fait ses électeurs.
Les clivages artificiels, il ne faut pas les nourrir, les structurer mais les réduire ! Gauche unie contre droite unie : aux élections de 2007, la droite UMP-UDF était unie, in fine, pas la gauche ! Et la candidate de la gauche a proposé, un temps, de prendre des ministres UDF, pas PCF.
Nous voulons une gauche unie et décomplexée, pas divisée et courant après un prétendu « centre ». Il y a deux camps, deux forces sociales antagoniques. Pas de centre. Entre actionnariat et salariat, il faut choisir. Nous voulons une gauche aussi fidèle aux salariés que la droite est fidèle au Medef.
Nous en appelons à tous les socialistes de gauche : Faisons notre unité, elle aidera, les autres unités et l’unité de toute la Gauche !
Notre appel, à partir de notre activité militante, au cœur de la gauche, s’adresse tout particulièrement à la gauche socialiste , et, à de nombreux militants et responsables socialistes, engagés sur des voies proches... Mettons nous autour d’une table, rencontrons-nous, nous sommes proches, sur bien des points sur le fond. Faisons savoir notre unité, elle aidera, les autres unités.
La gauche du Parti socialiste devrait pouvoir montrer l’exemple de l’unité vers l’unité d’ensemble pour une refondation de toute la gauche, pour une forme nouvelle de congrès constituant, qui ne serait imposé à personne, ni autoproclamé à la place d’une nécessaire démarche collective.
Il faut des formes souples de rencontre, de dialogue, de rassemblement, non pas pour faire un nouveau « camp » ou « clan », mais pour promouvoir une unité plus vaste, celle de toute la gauche.
Notre appel ne vise pas à donner des leçons à quiconque mais veut essayer d’enclencher une dynamique unitaire, sans préalable, lucide, efficace, débouchant, avec toute la gauche, sur un programme et une force de profonde transformation sociale.
Pas d’arrêt pour Arrêt sur Images : Signez la pétition !
Arrêt sur Images décortique chaque dimanche, sur la chaîne de service public France 5, la fabrication des images montrées par les télévisions.
Depuis plus de dix ans, il s’agit de la seule émission qui porte un regard critique sur la production télévisuelle, qui incite à réfléchir sur le sens des choix des images qui pénètrent dans les foyers, qui met à jour certaines manipulations. Quand beaucoup regrettent la quasi absence d’éducation à l’image dans notre système éducatif, Arrêt sur Images effectue un réel travail d’éducation populaire.
Cette émission est menacée. La direction de France 5 a annoncé qu’elle ne sera pas reconduite à la rentrée prochaine et « remplacée par une autre émission de décryptage où interviendront de grandes signatures de la presse ». Bref, on veut remplacer une émission d’investigation et de réflexion par un bavardage mondain.
Pour quelles raisons ? On ne saurait évidemment évoquer un audimat insuffisant : ce serait un mensonge au regard des taux d’écoute, et de toutes façons incongru sur une chaîne de service public à mission éducative. On ne peut arguer de fautes professionnelles : les analyses critiques produites par l’équipe d’Arrêt sur Images n’ont jamais été démenties. Alors ? Ce serait l’ « esprit » de l’émission qui déplairait ? Ou bien le petit monde de la télé ne souffrirait pas qu’on analyse ses travers ? Ou bien « on » considérerait que le public ne serait pas assez adulte pour constater que l’information qui lui est donnée est parfois « aménagée », voire falsifiée ? Ou bien, en plus ou moins haut lieu, on ne goûterait pas la liberté de ton, cependant toujours mesuré, de l’émission ?
Arrêt sur Images est une émission utile à l’éducation critique et à la culture. Elle est, malheureusement, unique sur les chaînes de service public. Il faut la maintenir. Rejoignez les citoyens, acteurs de la société civile, universitaires, élus à l’initiative de cette pétition en joignant votre signature pour le maintien d’Arrêt sur Images !
Premiers signataires : Paul Alliès (université Montpellier1), Clémentine Autain (adjointe au maire de Paris), Isabelle Beldame, Jean-Marc Bombert (créateur sites internet) Julien Boucher (Macaq Troubadours), Florence Bray (université Angers) Pierre Carassus (maire de Vaux le Pénil), Philippe Cohen (hebdo Marianne), Alain Collet, Alexis Corbière (adjoint au maire du 12e Arrdt de Paris), Monique Dental (universitaire, Collectif Ruptures), Emmanuel Dupuy (U2R), Patrice Finel (Pt délégué Conseil général 92) Jean-Christophe Frachet (conseiller du 2e arrdt de Paris), Delphine Gerbault (journaliste), Jean-Luc Gonneau (conseiller du 17e arrdt de Paris), Mehdi Guadi (Verts Paris), Jacques Guénée (Terrritoires et Cinéma, Léo Lagrange), Pierre Henry (France Terre d’Asile), Jean-François Kahn (Hebdo Marianne), Michel Lefebvre (GAPSE), Jeannick Le Lagadec (adjointe au maire Champigny), Laurent Levard (commerce équitable), Bernard Maris (universitaire, Charlie Hebdo) Fatiha Mlati (France Terre d’Asile), Ismaël Omarjee (Université Paris X), Michel Pochard (Pt association de locataires), Pierre Puyade, Claude Rivard (MRC 33), Louise Verreault (Résistance 7e Art), Cactus/La Gauche !, Résistance 7e Art…
POUR SIGNER LA
PETITION :
EN LIGNE SUR www.la-gauche.org
PAR COURRIEL A j.silveirinho@wanadoo.fr
Seules les signatures, prénom, nom et éventuellement
fonction, accompagnées d’une adresse courriel seront prises en
compte
lundi 11 juin 2007
Appel contre la franchise Sarkozy
« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE
SOLIDAIRE EN DANGER
En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».
Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket
modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements
tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par
acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes
supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en
charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des
patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour
autant.
Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant
que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE »
c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel
l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout.
Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la
consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au
moins dans un premier temps.
Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou
médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers
du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE
FRANCHISE :
Franchise = Régression sociale : Dans son principe
même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera »
différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance
maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège,
équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la
logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.
Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus
modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de
chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins
de santé non remboursés ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront
les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La
franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident
qu’avait été la création de la CMU.
Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la
santé publique : Pour les « gros consommateurs »,
c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le
choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce
sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens
consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies
apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement
s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit
toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une
politique cohérente de santé publique.
Franchise = Remise en cause du « tiers
payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir
si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients
devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ».
Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus
modestes.
Franchise = Porte ouverte à l’escalade :
Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable »
c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le
déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les
dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins
inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.
Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE»,
socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé
publique.
Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une
clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès
aux soins en France.
vendredi 8 juin 2007
Contre la franchise sur les soins
Professionnels
de santé, syndicats, mutualistes et usagers du système de santé ont
tenu une conférence de presse contre la franchise sur les soins, mardi
12 juin, à Paris. Didier Ménard préside le Syndicat de la médecine
générale (SMG).
Pourquoi avoir tenu cette conférence de presse ? Didier Ménard - Pour plusieurs
raisons. La plus importante est que nous sommes des soignants qui
recevons chaque jour des personnes ayant des difficultés d’accès aux
soins, nous sommes donc les témoins pri¬vilégiés de cette inégalité de
santé, dont nous mesurons immédiatement les conséquences. Nous savons
que des personnes risquent d’en mourir. Aujourd’hui, à cause du forfait
hospita¬lier, des personnes accumulent des dettes vis-à-vis de
l’hôpital, et elles refusent d’être hospitalisées quand cela est
nécessaire. Il y a un risque certain de morts d’hommes. Les nouvelles
franchises augmentent ce risque : nous ne pouvons l’accepter. Ensuite,
nous ne croyons pas à l’argumentaire économique de la droite, qui
justifie cette franchise alors que cette mesure ne peut diminuer le
déficit, quand on sait que seulement 5 % des malades consomment 52 %
des dépenses de soins, alors que la franchise frappera tout le monde.
Ces malades ne sont pas des irresponsables ; ils n’ont pas fait le
choix d’être atteint de maladie grave. Le parcours de soins d’un malade
est de plus en plus compliqué, contrai¬gnant, coûteux. En rajouter une
« cou¬che », c’est à coup sûr retarder le moment du soin, ce qui
aggrave la ma¬ladie et, au final, coûte encore plus cher. On voit bien
qu’à l’injustice s’ajoute la bêtise. Enfin, il faut savoir que
l’assurance maladie est incapable de gérer cette franchise, car il
faudra être en capacité de savoir combien gagne chaque assuré. Est-ce
le fisc qui s’occupera du problème ? Dans l’appel, vous dénoncez également la généralisation des dépassements d’honoraires et la création d’un secteur optionnel... D. Ménard - Effectivement, il faut
comprendre le processus dans son ensemble. Pour acheter le vote des
médecins libéraux, le gouvernement a concédé l’ouverture d’un secteur
optionnel, ouvert à tous les médecins, qui permettrait un droit au
dépassement. Quand on sait que, par ailleurs, les médecins en secteur 2
ne se gênent pas pour demander des dépassements excessifs, on voit bien
que le résultat de cela n’est pas seulement une aggravation de la
difficulté d’accès aux soins, avec une médecine pour pauvres et une
médecine pour riches, c’est tout simplement la fin de l’assurance
ma¬ladie solidaire, par la disparition de l’opposabilité des tarifs.
Bienvenue au pays où il vaut mieux être riche et bien portant que
pauvre et malade - c’est la devise de ce gouvernement. Quelles initiatives pensez-vous prendre ? D. Ménard - D’abord, il s’agit de
le faire savoir. Ensuite, c’est une de ses caractéristiques, cette
droite ne cesse de taper sur les couches populaires, en les accusant
d’être les fraudeurs qui fabriquent le déficit de l’assurance maladie.
Nous voulons donc être les témoins parlants de cette oppression. Mais
c’est insuf¬fisant, nous voulons faire reculer l’oppression, et cela
n’est possible que par la mobilisation des assurés sociaux et de toutes
les forces qui n’acceptent pas cette inégalité sociale. Notre
conférence de presse est un premier pas, il faut élargir au plus vite
le front de la résistance. Nous, nous serons là pour témoigner et
servir de relais de mobilisation envers nos patients. En même temps -
c’est indissociable -, nous vou¬lons ouvrir le débat sur le système de
santé que nous voulons construire. • Pétition signable en ligne : http://appelcontrelafranchise.org/
mercredi 23 mai 2007
APPEL A L’UNITÉ ANTILIBÉRALE
E
Les blessures qui affligent la planète et ses habitants jusqu’à menacer leur avenir même, l’immensité et la diversité des besoins humains, nécessitent d’urgence de chercher des réponses dans la solidarité, le partage, la coopération, les valeurs du service public, la justice sociale, la paix...
Il faut se libérer pour cela de l’hypothèque que représente le capitalisme et les politiques libérales qui n’ont de cesse de tout passer à la moulinette de la « concurrence libre et non faussée » qui ne sert que l’enrichissement de certains.
Le Monde n’est pas une marchandise.
Unis par la conscience de ces enjeux, nous avons fondé de grands espoirs dans le travail unitaire mené par la gauche antilibérale depuis le NON au référendum de 2005.
Unis par la conscience de ces enjeux, [*nous refusons l’éparpillement de nos forces*] qui ouvre un boulevard aux projets de la droite et de l’extrême-droite .
C’est pourquoi nous affirmons qu’il n’y a pas d’intérêt politique supérieur au rassemblement des forces antilibérales .
[(Parce que leur mission est d’être au service du peuple et non
l’inverse, nous exigeons de toutes les organisations, toutes les personnalités,
ayant participé à ce rassemblement, qu’elles agissent pour la reprise de la
dynamique unitaire .







