10.000 suppressions de postes dans l'Education
Les chefs d'établissements du SNPDEN-Unsa (majoritaire) ont prévenu
vendredi que si l'annonce par Xavier Darcos de la suppression de 10.000
postes au budget 2008 précédait "le débat sur l'avenir du système
éducatif", ils participeraient à "la riposte" du monde de l'éducation. "Si
les suppressions précèdent le débat sur l'avenir du système éducatif,
nous serons solidaires dans leur riposte de notre fédération,
l'Unsa-Education et de l'ensemble du monde de l'Education", a assuré le
SNPDEN-Unsa dans un communiqué. Dénonçant une
"annonce comptable", le syndicat a regretté que le ministre de
l'Education n'ait pas en "préalable" défini "ce que l'on attend de
l'Ecole au XXIe siècle en répondant concrètement aux interrogations que
l'ensemble de la population devrait se poser". "Quels
moyens mettre en oeuvre pour que chaque élève à la fin de la scolarité
obligatoire au collège puisse acquérir le socle commun de connaissances
et de compétences sans organiser un enseignement à plusieurs
vitesses?", a-t-il notamment interrogé. "Comment
assurer l'avenir de l'éducation prioritaire?", "Comment assurer
l'accueil des handicapés alors que depuis la loi du 11 février 2005,
cela constitue pour les parents un véritable droit opposable aux
établissements?", a ajouté le syndicat. "Comment
mieux répondre par un encadrement adulte (CPE, surveillants,
infirmières, assistantes sociales, psychologues) aux phénomènes de
violence, mais aussi aux élèves en grande souffrance?", a-t-il énuméré. "Comment
annoncer de multiples suppressions de postes sans avoir commencé le
débat sur les missions des enseignants ? Comment accompagner
l'augmentation des effectifs en collège?", a-t-il poursuivi.
