les cadeaux fiscaux aux privilégiés, ça coûte cher :
11 milliards d’euros rien que pour l’année prochaine. Alors comment faire rentrer de l’argent dans les caisses ? "Pour maîtriser le déficit, nous compterons sur deux leviers : la hausse du produit intérieur brut et des recettes fiscales tirées par la croissance, et une politique de strict contrôle des dépenses publiques couplée à des réformes inédites de modernisation de l’Etat", répond l’ultralibérale (*) ministre de l’Economie Christine Lagarde. Taratata. Même en cassant le service public comme ce gouvernement a bien l’intention de le faire (voir par exemple le scandaleux non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant en retraite), on est encore loin du compte. Alors, en attendant cette fameuse TVA antisociale (façon Robin des Bois à l’envers), dont on ignore pour l’instant les modalités, vendons donc des actions de l’Etat. Ainsi furent mis sur le marché 5 % de sa part dans France Telecom, ce qui a rapporté 2,65 milliards d’euros. Petit rappel : quand on vend des actions appartenant à l’Etat, on dilapide le patrimoine commun. C’est donc symboliquement dans la poche de chaque citoyen français que l’on va puiser pour financer par exemple le bouclier fiscal à 50 %, afin que ces pauvres riches ne soient plus si insupportablement pressurés. Le nom de jeune fille de Christine Lagarde est Lallouette, mais devinez qui va se faire plumer ?
PS : Au fait, on apprend dans le dernier numéro de (water) Closer
que le plus emblématique de ces mauvais Français, assis sur un tas d’or
et prêts à quitter le territoire pour éviter de participer à la
solidarité nationale - nous voulons parler de Johnny Hallyday, 8,75 millions d’euros de revenus en 2006,
grand ami de notre hyperprésident - vient de s’acheter une nouvelle
maison à Los Angeles. Il aurait été indécent de l’en priver. Merci
Sarkozy.
* Pour ses débuts en politique, Christine Lagarde a annoncé la couleur : 48 heures à peine après sa nomination en tant que ministre déléguée au Commerce extérieur du gouvernement Villepin, en juin 2005, affirmant qu’il fallait absolument réformer le Code du travail, jugé "compliqué, lourd" et qui "constitue un frein à l’embauche".
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